Développement d’un sentier de vélo écolo

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur

La région de la rive nord du lac Huron pourrait devenir un endroit propice aux longues randonnées à vélo. C’est du moins ce que souhaite la Fiducie de régénération du secteur riverain. L’organisme et ses partenaires travaillent de près avec une vingtaine de collectivités et de Premières Nations du Nord de l’Ontario afin de réaliser sa vision d’un sentier qui relie l’ensemble de la région des Grands Lacs. 

La Fiducie a identifié un tracé de route entre le Grand Sudbury et Sault-Ste-Marie — qui traverse aussi l’ile Manitoulin et l’ile St-Joseph — qu’elle croit être favorable pour les cyclistes. En utilisant les infrastructures routières déjà existantes, les promoteurs de ce projet vont pouvoir développer un sentier continu, balisé, axé sur l’écologie et situé le plus près possible du rivage.

«Le Nord de l’Ontario est l’une des régions les plus spectaculaires de notre magnifique province, un endroit que les gens désirent connaitre, protéger et auquel ils veulent être reliés. Grâce à notre travail sur le sentier, la Fiducie concrétise une vision qui date de 30 ans et qui planifie de régénérer les rivages des Grands Lacs», explique la directrice générale de la Fiducie de régénération du secteur riverain, Marlaine Koehler.

«Ce mandat provient du public, qui a d’abord souligné l’importance et la force de relier les patrimoines naturels et culturels riverains.»

«Cet itinéraire ininterrompu sert de point de départ à partir duquel nous travaillerons pour améliorer le trajet et accomplir notre objectif de legs. Dans le cadre de cette expansion, nous prévoyons utiliser les pistes, chaussées et tronçons existants de la route 17 situés le plus près possible du rivage en y apportant des améliorations aux accotements», poursuit-elle.

Rejoindre les deux bouts… une tâche parfois compliquée

Le sentier riverain des Grands Lacs va devoir emprunter quelques tronçons de la route Transcanadienne 17 sur une distance de 50 kilomètres, car, à certains endroits, il n’existe tout simplement pas d’alternatives. L’organisme veut tout de même rassurer les futurs usagers que la grande majorité du parcours se fera sur des chemins municipaux ou des routes secondaires.

«Nous empruntons la route 17 lorsqu’il n’existe pas d’autre solution. La loi permet aux cyclistes de prendre la route 17, qui fait partie du réseau cycliste à l’échelle provinciale. Grâce à ce projet, nous ferons de notre mieux pour réduire le nombre de kilomètres sur la route», précise Mme Koehler.

«Le ministère des Transports de l’Ontario a prolongé les accotements et ajouté des ralentisseurs sonores à certaines sections. Selon notre sondage auprès des cyclistes lors du lancement de l’itinéraire en 2019, ces améliorations fonctionnent bien et rendent les amateurs de vélo plus à l’aise», ajoute-t-elle.

«Le cyclisme comporte un risque inhérent à l’activité. Les gens doivent connaitre les conditions et prendre eux-mêmes les décisions quant à l’endroit qu’ils veulent parcourir. Ce projet améliorera la situation actuelle», croit-elle.

Le sentier riverain des Grands Lacs pourrait éventuellement se brancher à la véloroute Voyageur dans la région du Nipissing et de l’Est ontarien.