Beni Galenga est arrivé à Timmins en 2018.
Beni Galenga est arrivé à Timmins en 2018.

Rendre Timmins plus accueillante

Philippe Mathieu
Philippe Mathieu
Le Voyageur

Ayant accueilli plus d’immigrants que jamais au cours des dernières années, Timmins cherche à devenir une ville plus inclusive. La Semaine de l’accueil, qui s’est déroulée du 10 au 19 septembre, visait justement à promouvoir la rencontre des communautés.  

La Semaine de l’accueil est une initiative internationale annuelle pour les nouveaux arrivants. «Nous cherchons à établir ces liens et à faire en sorte que tout le monde se sente autant que possible inclus dans la communauté», dit une consultante en développement communautaire de la Ville de Timmins, Madison Mizzau. «Nous avons vraiment invité autant d’entreprises que possible à y participer, même en plaçant simplement une pancarte devant leur entreprise disant ”Je vous souhaite la bienvenue”.» 

L’initiative a attiré quelques partenaires locaux qui ont tenu des évènements et plusieurs ateliers sur des concepts d’intégration à la société canadienne, comme les opérations bancaires, la rédaction d’un curriculum vitæ, le démarrage d’une entreprise et d’autres présentations communautaires.

Bien que les statistiques démontrent que les immigrants représentent un petit pourcentage de la population totale de Timmins, on peut quand même observer une augmentation annuelle depuis 2001 qui grimpe encore plus rapidement depuis 2011. Cette montée est entre autres attribuable à l’éducation postsecondaire qu’offre la ville, notamment des campus du Collège Boréal et de l’Université de Hearst. 

«Avec le Programme pilote d’immigration dans les communautés rurales et du Nord en cours et le recrutement d’étudiants étrangers, il est essentiel de favoriser une collectivité accueillante et inclusive pour conserver à long terme les nouveaux arrivants», affirme la cheffe de la direction de la Corporation de développement économique de Timmins (CDET), Christy Marinig, dans un communiqué. «Les entreprises et l’économie de la localité ont grandement profité des nouveaux arrivants qui ont comblé des manques de travailleurs.»

Une aide attendue

Un étudiant de l’Université de Hearst, Beni Galenga, affirme qu’il y a eu des moments où il ne s’est pas senti suffisamment préparé par la ville et d’autres programmes communautaires pour réussir à s’intégrer à Timmins. Arrivée en janvier 2018, M. Galenga a quitté sa famille au Congo pour poursuivre des études supérieures et commencer un nouveau chapitre de sa vie. 

Vivre dans une ville majoritairement anglophone comme Timmins s’est avéré difficile au début. «Il fallait vraiment se débrouiller et apprendre l’anglais, il y avait beaucoup de frontières», explique-t-il. 

Cela étant dit, il dit avoir bénéficié de toute l’aide que l’Université de Hearst a pu lui apporter. «Ils ont fait un travail formidable en m’aidant à m’intégrer à la vie universitaire. Je n’avais aucun problème avec mon accueil à l’université, c’était vraiment bien», dit-il. 

Bien qu’il ait trouvé que les gens de Timmins étaient généralement assez gentils et offraient un coup de main, il y a eu des moments où il aurait été bénéfique d’avoir des conseils sur la ville, la culture et la langue anglaise. «À cette époque-là, j’aurais aimé avoir un service d’intégration et de navigation dans la ville.» 

Beni Galenga est maintenant employé au Collège Boréal et est inscrit dans sa quatrième année au programme d’Administration des affaires à l’Université de Hearst.