Le père John Meehan, S.J., Ph. D

Retour d’un jésuite à la tête de l’Université de Sudbury

L’Université de Sudbury a choisi le père John Meehan, S.J., Ph. D, comme nouveau recteur. Le père jésuite approche ce retour aux sources — l’université a été fondée par cet ordre, mais n’a pas eu de jésuites à sa tête depuis 20 ans — avec une vision de réconciliation propre au XXIe siècle. Il entrera en poste le 12 septembre.

Il perçoit déjà l’Université de Sudbury comme un microcosme représentatif de la réalité canadienne en raison de la cohabitation entre les anglophones, les francophones, les Premières Nations et les immigrants. «La chance de promouvoir la réconciliation et bâtir des ponts entre ces communautés-là, ça m’intéresse beaucoup.»

«Je sais que l’Université de Sudbury a eu un des premiers programmes en études autochtones au Canada, poursuit-il, et il y a beaucoup d’étudiants autochtones aussi, alors je crois que l’université est bien positionnée pour promouvoir cette réconciliation.»

Son contrat comprend le besoin d’apprendre une langue autochtone et il a très hâte de commencer à apprendre l’ojibwé — il avait commencé à apprendre le cri lorsqu’il était en Saskatchewan.


« «C’est une forme de respect, car les langues autochtones sont en train de disparaitre et juste de parler quelques mots, de faire un effort, je crois que c’est très important.» »
Le père John Meehan, S.J., Ph. D

Retour aux origines

Le père Meehan remplace Sophie Bouffard, qui occupait le poste depuis 2016; on passe donc d’une femme à un religieux. Est-ce un retour en arrière ou un retour aux sources? Le principal intéressé préfère le deuxième choix.

«L’enseignement jésuite a beaucoup évolué depuis 1913», souligne-t-il, ajoutant que l’enseignement dans les universités jésuites du monde est basé sur les valeurs jésuites, mais qu’il n’est pas nécessaire d’être catholique pour les vivre. L’idée est plutôt de «transformer la personne afin qu’elle puisse transformer la société, pour que la société soit plus juste.»

Toutes les œuvres actuelles des jésuites font la promotion de la réconciliation à trois niveaux, explique-t-il. «D’abord avec le créateur, donc tout ce qui est spirituel, entre les êtres humains et avec la création elle-même, avec la terre.» Il précise que la réconciliation entre les peuples, les cultures et les religions est incluse dans la définition.

Trois objectifs

Il approche son nouveau rôle avec trois objectifs en tête.

La réconciliation est le premier, surtout en misant sur le rôle important que l’Université de Sudbury a joué auprès des Franco-Ontariens — on y a entre autres hissé le premier drapeau vert et blanc — et des autochtones.

Il espère également que son expérience et ses contacts partout dans le monde permettront de créer des liens qui feront rayonner l’Université de Sudbury aux niveaux local, national et international. Il compte entre autres sur le réseau de 200 universités jésuites dans le monde. «Je crois que ces réseaux internationaux pourraient aider non seulement l’Université de Sudbury, mais la Laurentienne aussi et la ville de Sudbury», avance-t-il.

Il veut finalement redonner ses lettres de noblesse aux arts libéraux — la langue, la rhétorique, les mathématiques et la musique en font partie. «Surtout dans une époque où les gens se questionnent sur la valeur des arts libéraux», et redonner une valeur à l’enseignement supérieur dans un contexte où les universités font face à des coupures. «De démontrer que l’Université a un rôle à jouer dans la communauté, mais aussi pour améliorer la société.»

Feuille de route

Le père John Meehan est né à Antigonish en Nouvelle-Écosse. Il parle l’anglais, le français, le russe et le japonais en plus d’avoir des notions de trois autres langues. Il détient un baccalauréat ès arts (McGill), un diplôme en théologie (Oxford), une maitrise en relations internationales, une M.Th./S.T.B. et un doctorat en histoire.

Il est chercheur, auteur, conférencier et rédacteur, il a travaillé avec les autochtones de la Saskatchewan, avec de jeunes membres de gang et les immigrants. Il quitte l’Université McGill où il était préfet de l’Église du Gesù et directeur par intérim du Newman Center.

Ontario

Serge Monette prépare un 4e album plus inspiré par l’actualité.

L’auteur-compositeur-interprète originaire de la région de Sudbury, Serge Monette, a lancé une chanson intitulée Un peuple debout le 13 septembre. Cette chanson est le premier extrait de son nouvel album, Sonnez l’éveil, qui sera lancé en mars 2020. Il prévoit sortir un deuxième extrait de son nouvel album à la mi-octobre. 

Kapuskasing

Les employés de Kapuskasing ont jusqu'au 12 novembre pour soumettre leur demande.

Depuis septembre 2019, les employés de la Ville de Kapuskasing travaillent d’arrachepied dans l’espoir de présenter une nouvelle demande de subvention qui permettrait la construction d’une nouvelle piscine municipale. La municipalité doit déposer les documents nécessaires d’ici le 12 novembre si elle veut sa part de l’enveloppe du programme d’infrastructure fédérale «Investir au Canada».

Mattawa

Le Musée de Mattawa a dévoilé une nouvelle exposition sur la vie et les œuvres de Victor Groulx, un artisan francophone local passionné de musique.

Le 5 octobre, le musée a célébré la vie de ce créateur franco-ontarien en mettant en vitrine certains instruments qu’il a lui-même fabriqués.

Afin de lui rendre hommage et de respecter ses vœux, sa veuve Muriel a récemment donné au Musée de Mattawa quelques instruments de musique personnels de son époux, décédé en 2017.

Moyen-Nord

Le plus récent livre blanc de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) recommande principalement une augmentation de la recherche sur les ainés francophones de l’Ontario et plus de services spécifiquement pour eux.

Ce document préparé avec l’aide de la Fédération des ainés et des retraités francophones de l’Ontario (FARFO) a été publié il y a deux semaines. 

Le document dresse un portrait relativement sombre de la situation des ainés francophones. Une série de chiffres démontrent la situation défavorable des francophones par rapport aux anglophones du Canada : augmentation plus importante du nombre de personnes âgées et population totale aussi plus âgée en moyenne, ils ont plus de chance de vivre seuls, ont un moins haut niveau d’éducation, sont en moins bonne santé, ont un revenu plus bas et ont plus de chance d’être pauvre.

Éditorial

Ce qui s’annonçait être une autre course à deux, entre conservateurs et libéraux, pour les élections fédérales est en train de se transformer.

Au Québec, le Bloc québécois prend de plus en plus de place. Dans d’autres parties du Canada, c’est le Nouveau Parti démocratique, et son chef Jagmeet Singh, qui a gagné en sympathisants au cours des derniers jours. Les derniers sondages indiquent un gain de 13 % d’intention de vote pour le NPD par rapport au début de la campagne.

Grand Sudbury

Les vieux m’ont conté… à table commence mercredi.

Le festival de contes du Centre franco-ontarien de folklore (CFOF) est de retour pour une troisième année, pour la première fois avec un thème. Les vieux m’ont conté… à table aurai lieu de 16 au 20 octobre et rassemblera une fois de plus des conteurs d’ici et d’ailleurs pour près de 10 spectacles.

L’Apéro-conté avec Jean-Marc Derouen, Contes et fromage avec le Père Garneau et sa conjointe ainsi que le déjeuner crêpes et contes sont les activités qui ont donné l’idée du thème au directeur du CFOF, Patrick Breton. «Je voulais faire quelque chose avec le titre de notre festival. On peut ajouter trois points et changer le thème chaque année.» Pour rester dans le thème, ils ont aussi ajouté une collation à la fin de la Randonnée contée du samedi.

River Valley

Claire Ménard-Roussy, une nouvelle autrice franco-ontarienne, était de passage dans sa ville adoptive de Nipissing Ouest pour faire le lancement officiel de son premier roman intitulé Raoul, tu me caches quelque chose. La romancière a dévoilé un petit extrait de son livre aux intéressés qui s’étaient présentés en grands nombres au Club d’âge d’or de Sturgeon Falls le 2 octobre.

Native de Lancaster dans l’Est de l’Ontario, Mme Ménard-Roussy a œuvré dans le domaine de l’enseignement pendant plus d’une vingtaine d’années à l’École secondaire catholique Franco-Cité et aussi à l’ancienne école Sturgeon Falls Secondary. Passionnée de littérature, l’enseignante retraitée a décidé d’écrire son premier livre en racontant l’histoire de Raoul Denonville, arrivé à River Valley au milieu de la Première Guerre mondiale.

Mattice Val-Côté

De retour avec un baccalauréat en travail social en main dans la communauté où elle a grandi, Andréane Blais veut offrir aux jeunes filles ce qu’elle n’a pas eu dans sa jeunesse : des activités artistiques et des occasions de discussions positives entre filles. Elle offrira une première série d’ateliers d’épanouissement personnel à Mattice Val-Côté à la fin octobre.

«Le but de mon programme, c’est de promouvoir la beauté naturelle et respecter les différences. Je touche à beaucoup de choses, mais c’est mon but primordial», explique la diplômée de l’Université Laurentienne. Ses sujets de prédilection sont l’estime et l’acceptation de soi, l’image corporelle, la gestion des émotions et le leadeurship. 



Grand Sudbury

Remise de la deuxième bourse #JeMérite et annonce de la programmation du 25e anniversaire ont fait partie de l’assemblée générale annuelle du Centre Victoria pour femmes (CVF) le 2 octobre.

Vickie Glazer-Martin était présente avec ses enfants pour recevoir son prix. Elle a entre autres eu à traverser une séparation pendant ses études en Technique de travail social au Collège Boréal. La bourse lui a surtout enlevé un stress financier. «Ça m’a fait que je n’ai plus de factures d’avocat, yé!, lance-t-elle en riant. C’est un gros poids en moins, de ne pas avoir à m’inquiéter pour trouver de l’argent supplémentaire ou une job de plus pour payer mes factures d’avocat.» Il lui reste environ une année pour compléter son diplôme.

Grand Sudbury

Les Ivoiriens constituent la plus grande communauté d’immigrants francophones du Grand Sudbury avec plus de 300 individus. Environ 200 d’entre eux se sont rassemblés au YMCA le 5 octobre pour accueillir les plus récemment arrivés et leur prodiguer quelques conseils.

Le président de l’Association des Ivoiriens et des Ivoiriennes du Grand Sudbury, Moustapha Soumahoro, souligne que cet évènement a lieu depuis environ 5 ans et qu’il est important afin de faciliter l’inclusion des nouveaux arrivants à la fois dans la grande famille ivoirienne de même que dans la communauté franco-ontarienne.

Éditorial

«Juste vote vot’e vote»

Un monde sans avarice

Une réponse de Stef Paquette lors d’un débat sur l’environnement : «Nous ne trouverons jamais la solution aux changements climatiques si nous ne trouvons pas le remède contre l’avarice.»

On est un peu fâché… On avait la même phrase en tête depuis longtemps, simplement pas eu la chance d’écrire sur le sujet. On y reviendra… un jour.

«Juste vote vot’e vote»*

Le jour du scrutin approche. Toutes les petites cartes d’électeurs sont envoyées. Le vote par anticipation se déroulera du 11 au 14 octobre… Quelle excuse vous reste-t-il pour ne pas aller voter?

Il y a plein de données excitantes qui donnent envie d’aller voter. Par exemple, le poids démographique des 18 à 30 ans. S’ils veulent changer les choses, ils en ont le pouvoir… en allant voter.

Il ne faut pas avoir peur de voter selon ses croyances, ne pas sombrer dans la morosité du vote stratégique.

Il ne faut pas avoir peur d’un gouvernement minoritaire, qui est, selon nous, la meilleure façon de modérer un parti au pouvoir — imaginez si Doug Ford avait été minoritaire…

Exprimez votre division, que les grands partis comprennent qu’ils ne peuvent plus faire de la politique comme avant. Que la partie se joue maintenant à quatre, et non à deux.

* Une autre citation de Paul Etychen

Val Rita-Harty

Le nouveau service de navette FLEX est entrée en fonction dans quatre communautés de l’autoroute 11 cette semaine. Ce nouveau moyen de transport a été rendu possible grâce à la municipalité de Val Rita-Harty, qui a trouvé des partenaires en Kapuskasing, Moonbeam et Opasatika pour offrir un meilleur moyen de transport en commun aux résidents de la région afin se rendre en ville.

Un projet né d’un dur labeur

L’initiative a vu le jour en 2018 alors que les élus municipaux de Val Rita-Harty cherchaient à répondre aux besoins des personnes âgées. Le ministère des Transports de l’Ontario a contribué 500 000 $ au projet en janvier 2019 afin de bonifier les fonds disponibles pour établir le service dans le Corridor du Nord. Le projet pilote de transport en milieu rural aura une durée de vie minimale de 4 ans.

Grand Sudbury

Les finales de baseball de l'Association du sport scolaire du District de Sudbury (SDSSAA) auront lieu cette semaine. À quoi s'attendait l'une des deux équipes francophones cette année?

Les Aigles de l’École secondaire catholique l’Horizon et les Alouettes du Collège Notre-Dame seront encore une fois les deux seuls représentants francophones du circuit masculin de baseball de l’Association du sport scolaire du District de Sudbury (SDSSAA). Contrairement au circuit du Nipissing (NDA) qui présente ses matchs au printemps, les équipes sudburoises disputent leur saison à l’automne.

Grand Sudbury

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Tandis que Bill Crumplin du Parti vert, Beth Mairs du Nouveau Parti démocratique et Paul Lefebvre du Parti libéral avaient un discours relativement similaire sur l’urgence et les moyens de combattre les changements climatiques, M. Paterson n’a pas concédé qu’il y avait urgence climatique et s’oppose à la taxe sur le carbone.

Tous les candidats croient par contre que Sudbury a la possibilité de devenir un leadeur mondial en innovations technologiques pour combattre les changements climatiques, en partie en raison des mines.

M. Crumplin a rappelé que le Parti vert a, dans son programme, un plan d’investissement de 40 millions $ seulement pour Sudbury afin d’y créer un centre d’innovation en fournitures minières.

Le candidat du Parti conservateur, Pierre St-Amant, était absent, peut-être en raison de la présence de Doug Ford à Sudbury pour un souper-bénéfice.

Timmins

Le Centre de santé communautaire de Timmins a officiellement présenté son logo le 24 septembre. L’artiste lauréate du concours de logo a également été dévoilée.

«On avait demandé aux gens de la communauté, des artistes, des graphistes, toute personne qui voulait soumettre un croquis qui représente le bienêtre et la santé des membres de notre communauté ainsi que la francophonie. On avait donné environ trois semaines pour les soumissions», explique la coordinatrice du développement communautaire du Centre de santé communautaire de Timmins, Lisa Prévost. «Que ce soit un dessin fait à la main, fait à l’ordinateur ou peint, on a reçu plusieurs différentes sortes de croquis. C’est superbe de voir tout le talent qu’il y a à Timmins.»

C’est l’équipe de gestion qui a sélectionné le logo gagnant en se basant sur des critères préétablis. Selon Mme Prévost, une dizaine d’artistes d’âges variés, de l’école élémentaire à la retraite, ont participé au concours qui avait été lancé en aout.

Lors du dévoilement du logo, dans les locaux du Centre de santé au centre commercial Timmins Square, la grande gagnante, Chantal Rheault, graphiste de formation, a reçu un petit arbre orné de 300 $ en chèques-cadeaux échangeables chez des entreprises locales.

«Félicitations! Ton travail a été exceptionnel. On a tellement apprécié tout ce que tu as fait pour nous et travailler en collaboration avec toi», a déclaré Lisa Prévost en remettant le prix à la gagnante.

«Ça a été l’fun de travailler avec vous, répond la graphiste. Tu commences à le créer et quand tout le monde dit “Oh, wow, j’aime ça”, mon travail est fait. C’est ce que j’aime faire et c’est ce que j’aime entendre.»

Passionnée par le graphisme depuis l’âge de 8 ans, Mme Rheault, propriétaire de Rheault Printing Service et de Rheault Design, affirme avoir «sauté sur l’occasion tout de suite» lorsqu’elle a su que le concours avait été lancé.

Grand Sudbury

Le drapeau franco-ontarien a été hissé pour la toute première fois devant le palais de justice de Sudbury le 25 septembre. Ce geste a été instauré par l’équipe qui travail au projet pilote de l’amélioration de l’accès à la justice en français dans le Grand Sudbury.

L’engagement du gouvernement provincial pour la justice en français à Sudbury a été annoncé au mois de mars par Caroline Mulroney, qui était alors Procureure générale de l’Ontario. Le travail avance depuis sous la direction de Marc Boissonneault, chef de projet pour l’accès à la justice en français à Sudbury, mais aussi chef d’administration des tribunaux à Sault-Ste-Marie, où il a d’ailleurs amélioré l’offre de service en français.

Grand Sudbury

Avec trois spectacles à guichet fermé, il serait juste de qualifier le French Fest 2019 de succès.

Louis Josée Houde mardi, Plein la gueule! au Théâtre du Nouvel-Ontario et Oscar Trio au Club 50 de Chelmsford jeudi étaient presque tous complet. De plus, en assistant à plus d’un évènement du French Fest de La Slague du Carrefour Francophone cette année, on pouvait constater que l’organisme Sudburois est parvenu à remplir sa vision d’accueil et d’inclusion pour les nouveaux arrivants à travers cette fête. La journée familiale en était le parfait exemple, entre autres, avec un atelier de danses carrées traditionnellement canadiennes-françaises suivi d’un spectacle de l’artiste d’origine haïtienne Welsi.

1er octobre 2019

French Fest 2019

Grand Sudbury

Jean-Marc Aubin a remporté le Prix de la francophonie 2019 remis chaque année par l’ACFO du grand Sudbury lors du Banquet des Franco-Ontariens le 25 septembre. À presque 80 ans, l’homme originaire de Mattawa a passé de nombreuses années à défendre l’éducation de langue française dans la région de Sudbury.

Pendant son discours de remerciement, M. Aubin a rappelé que les droits des francophones sont fragiles et qu’il faut rester vigilant pour les conserver. C’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi il s’y consacre depuis si longtemps. «Ce que je souhaite dire aux gens aujourd’hui, c’est d’avoir autant de courage que nos parents ont eu contre des difficultés hors de l’ordinaire.»

Grand Sudbury

Avec le double objectif de ramasser des fonds et d’augmenter sa notoriété, l’organisme à but non lucratif Maison Inner-City Home de Sudbury lance une nouvelle campagne de financement : Fast to Feed, ou Jeuner pour nourrir. Ce centre, qui ne reçoit pas de financement public, a tout de même pu accomplir sa mission pendant 33 ans seulement avec des dons, mais ils ne suffisent plus.

Jeuner pour nourrir est à la fois un effort de financement et de sensibilisation. On demande d’abord aux participants de se trouver des commanditaires puis de ne rien manger pendant 24 heures — de 11 h le 18 octobre à 11 h le 19 octobre — et de se rassembler au Steelworkers Hall pour un déjeuner de crêpes.

Val Rita-Harty

Plusieurs dizaines de résidents de Val Rita-Harty se sont rassemblés le 21 septembre devant le Centre communautaire, anciennement l’École catholique St-Rita, afin de célébrer la fin des rénovations rendues possibles grâce à une subvention provinciale.

Plusieurs idées avaient été proposées afin de donner une nouvelle vie à l’édifice. La création de logements abordables et l’aménagement d’une épicerie coopérative ont tous été évalués par le conseil municipal, mais ils ont d’abord choisi de répondre aux besoins du milieu avec un centre communautaire.

Nord de l’Ontario

Elle a l’habitude d’organiser la promotion de nouveaux ouvrages et de coordonner les entrevues avec les auteurs, mais cette fois-ci, c’est à son tour. Au quotidien, Véronique Sylvain est responsable des communications aux Éditions David, mais aussi autrice. Elle lance un tout premier recueil de poèmes, Premier quart, le 24 septembre chez Prise de parole.

«Quand j’ai vu la version numérique, dit-elle, j’ai eu une chaleur. C’est un feeling que je n’avais jamais eu. C’est un peu comme tomber amoureux, je pense. Ça faisait presque 10 ans que je travaillais là-dessus.»

Canada

Au cours d’une entrevue accordée à l’émission 24/60 le 4 septembre, le chef du Parti populaire canadien a répété à plusieurs reprises son refus de parler d’une « urgence climatique », et a souligné qu’il fallait s’appuyer sur « les faits ». Le Détecteur de rumeurs l’a pris au mot.

Maxime Bernier : Il y a 10 ans, c’était Al Gore qui nous disait, si on ne fait rien, le niveau des océans va monter et ça va être la fin pour certaines villes... À chaque 10 ans, on nous parle d’urgence climatique.

Fait : en citant Al Gore, Maxime Bernier faisait peut-être référence au militantisme environnemental. Mais il n’existe pas de tels cycles dans la recherche scientifique sur le climat ou sur les océans. La tendance lourde, depuis les années 1960, est plutôt constante : une accumulation de données allant de plus en plus dans la direction d’un réchauffement climatique anormalement rapide, causé en bonne partie par l’activité humaine.

North Bay / Île Manitoulin

Gaston Bégin et son épouse Louise ont dans leur collection d’antiquités une calèche et un traineau qui auraient été utilisés par les quintuplées Dionne. Ayant décidé que le moment était venu de se départir de quelques objets, ils espèrent que le Musée des jumelles Dionne voudra en faire l’acquisition.

Pendant plus d’une trentaine d’années, M. Bégin et son épouse ont entreposé soigneusement la calèche et le traineau d’enfance des Dionne en les gardant à l’abri des intempéries. Récemment, le couple a décidé de se départir de leurs trésors et de communiquer avec de possibles acheteurs, dont le Conseil du patrimoine des jumelles Dionne de North Bay.

Sudbury

Éric Dumais, un athlète-étudiant francophone de l’Université Laurentienne, dispute sa deuxième saison avec l’équipe de crosse des Voyageurs. Le joueur de milieu de terrain fait partie d’une équipe qui espère bâtir à long terme un programme compétitif au sein de l’Association de crosse des universités canadiennes (CUFLA) tout en favorisant le développement de ce sport dans sa ville

Éric est un ancien élève du Collège Notre-Dame qui en est à sa troisième année d’études dans le programme de kinésiologie à la Laurentienne. Il est le seul joueur franco-ontarien qui a retrouvé sa place dans l’alignement des Voyageurs cette saison. Il est devenu le spécialiste en défense.

«Nous avons une équipe assez jeune [cette saison]. La ligue est très compétitive, donc on a encore du développement à faire. Par contre, on aimerait vraiment gagner quelques matchs contre des écoles comme Wilfrid Laurier, McMaster ou d’autres écoles avec des programmes jeunes comme le nôtre. [Le but, c]’est vraiment d’agrandir le programme de crosse et les équipes fortes comme Brock ou Western, qui sont assez cimentées dans la ligue, nous aident à le développer», reconnait M. Dumais.

Malgré quelques récentes défaites contre des formations un peu plus chevronnées, Éric et ses coéquipiers réussissent néanmoins à gagner de l’expérience précieuse sur le terrain.


Verner

Le 102e Concours international de labour et exposition rurale (CIL) a été inauguré de façon officielle mardi.

Les résidents et les bénévoles de Nipissing Ouest ont accueilli chaleureusement les participants, les marchands et les dignitaires venant des quatre coins de la province et d’ailleurs au pays. Diverses activités seront offertes au public d’ici samedi prochain. Ce n’est que la deuxième fois dans l’histoire de l’évènement que le CIL est tenu dans une collectivité nord-ontarienne. 

Plusieurs politiciens provinciaux et fédéraux étaient de passage à Verner pour l’occasion, dont le chef du NPD, Jagmeet Singh, qui est ensuite arrêté à Sudbury en soirée pour une assemblée citoyenne. Plus de détails sur celle-ci dans Le Voyageur du 25 septembre.

17 septembre 2019

Ouverture du CIL 2019 - Verner

17 septembre 2019

50e de l’ÉMSC : Amis pour la vie

Grand Sudbury

L’École secondaire Macdonald-Cartier a officiellement ouvert ses portes en septembre 1969, quoiqu’elle ait emménagé dans son édifice actuel quelques mois plus tard — le premier édifice secondaire construit uniquement pour des francophones en Ontario. L’année scolaire qui s’en vient en sera une de célébration pour les élèves du passé et du présent, avec un grand rassemblement au mois de mai.

L’équipe derrière les célébrations du 50e a profité de la rentrée le mercredi 4 septembre pour présenter aux élèves du présent quelques bribes de l’histoire de leur école. Ressemblez dans le gymnase, ils ont entre autres fait la connaissance d’un enseignant qui a participé à l’ouverture, Aurèle Tellier, et d’Hélène Dallaire, responsable de la troupe de théâtre des Draveurs pendants plusieurs années.