Un soutien moral pour l’éducation en français dans le Moyen-Nord

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur

Le conseil municipal d’East Ferris a adopté une résolution pour appuyer l’éducation postsecondaire de langue française dans la région. Les élus de cette collectivité ont voulu confirmer l’importance de l’Université Laurentienne et de ses établissements affiliés comme institutions d’enseignement supérieur.

Malgré une distance de 140 kilomètres qui les séparent, un bon nombre de francophones d’East Ferris ont suivi des cours et fait leurs études dans leur langue maternelle grâce aux programmes offerts à cette institution depuis 61 ans. 

«Il est reconnu que de nombreux étudiants d’Astorville et de Corbeil ont fréquenté cette université – plusieurs attirés par les programmes francophones. Dans ma propre famille, deux de mes sœurs et moi-même sommes des diplômées», témoigne la mairesse d’East Ferris, Pauline Rochefort. 

«Il faut mentionner les liens historiques qui existent entre l’Université de Sudbury et Astorville, étant donné que certains pères jésuites étaient originaires de notre communauté. Dans le cadre du centenaire de la paroisse St-Thomas d’Aquin, ce sont de telles connaissances qui ont appuyé la communauté dans la rédaction d’un livre portant sur le patrimoine d’Astorville», dévoile-t-elle.

«À East Ferris, il s’agit d’une population qui valorise l’éducation. Selon le dernier recensement, on retrouve un niveau de scolarité plus élevé que la norme à East Ferris. Au fil des années, le conseil municipal a passé maintes résolutions en faveur de l’éducation, y compris l’éducation postsecondaire.»