Réponses des candidats de Sudbury

Par souci d’équité, Le Voyageur a envoyé les trois mêmes questions aux principaux candidats de la région. Nous partagerons ici les réponses reçues à temps des candidats de la région de Sudbury en ordre alphabétique selon le nom de famille des candidats. Si nous recevons d’autres réponses au cours des prochains jours, nous les publierons sur lavoixdunord.ca.


Viviane Lapointe
Parti libéral

Si vous êtes élu, quelles seront vos priorités pour votre circonscription?

Mes priorités pour Sudbury sont axées sur la relance économique et la création d’emplois locaux, les mesures audacieuses en matière de changement climatique et le soutient aux ainés et aux jeunes familles. 

Notre plateforme libérale propose des services de garde d’enfants à 10 $/jour et favorise l’accès abordable à une première résidence. Nous soutiendrons nos entreprises dans la relance économique, notamment en contribuant aux efforts d’embauche de 50 000 préposés aux services de soutien personnel et en augmentant leur salaire à 25 $/heure. Nous doublerons le crédit d'impôt pour l'accessibilité domiciliaire afin de fournir 1500 $ de plus pour aider les personnes âgées à rester chez elles plus longtemps. Nous allons augmenter le Supplément de revenu garanti de 500 $ pour les 65 ans et plus. Nous veillerons aussi à ce que tout le monde ait accès à un médecin de famille et bien plus encore. 

Nous voulons de bons emplois, des soins de santé de qualité, une économie prospère et un environnement sain. Nous voulons qu’on s’occupe bien de nos ainés, que nos jeunes familles s’épanouissent et que nos populations vulnérables soient soutenues. Je suis plus que prête à faire avancer ces enjeux pour Sudbury à Ottawa. 

Que fera votre gouvernement pour réviser la Loi sur les langues officielles et quand présenterez-vous une nouvelle loi?

Comme Franco-Ontarienne ayant grandi à Sudbury, je suis bien placée pour comprendre les enjeux des langues officielles et en faire la promotion. Et j’ai hâte d’y travailler et d’y contribuer lorsque je vous représenterai à Ottawa.

La réforme ambitieuse de la Loi sur les langues officielles que notre gouvernement libéral a amorcée s’est déployée en trois temps : une vaste consultation à l’échelle du pays, le dépôt de la vision du gouvernement libéral sur le projet de modernisation de la LLO intitulé Français et anglais : Vers une égalité réelle des langues officielles au Canada, suivi du dépôt du projet de loi lui-même à la Chambre des communes en juin dernier.

En déposant son projet de loi, notre gouvernement libéral a montré qu’il est à l’écoute des citoyens et des organismes qui les représentent, mais surtout qu’il peut livrer la marchandise. Nous allons donc continuer de protéger les droits des communautés de langue officielle en situation minoritaire pour les 50 années à venir, et ce, d’un océan à l’autre. 

Le Nord de l’Ontario est très affecté par la crise des opioïdes. Comment comptez-vous aider à trouver des solutions à ce défi?

Comme plusieurs, je suis profondément touchée chaque fois que je passe devant le chemin de croix du Grand Sudbury sur la rue Paris. C’est dévastant. La crise, qui fait son œuvre à vue d’œil s’est aggravée pendant la pandémie.

Depuis 2020, notre gouvernement libéral a donc investi 182 millions $ dans la lutte à l’usage et aux dépendances de substances. Nous avons également investi 7,4 millions $ pour la création rapide de logements à Sudbury. 

Comme la consommation de substance est en lien avec la santé mentale, nous faciliterons l’accès aux traitements pour les gens aux prises avec la consommation de substances. Les communautés autochtones seront soutenues avec une stratégie de santé mentale et de bienêtre qui couvre la lutte aux opioïdes. Nous entreprendrons une réforme du Code criminel pour abroger les sanctions minimales contre les contrevenants devant le système de justice pénale. Enfin, j’entends poursuivre les collaborations avec la province et la municipalité sur ce fléau. 


Colette Methé
Parti populaire du Canada

Si vous êtes élu, quelles seront vos priorités pour votre circonscription?

L’Université Laurentienne est la seule université au Canada à se déclarer insolvable, mettant fin aux universités fédérées. Je pense que cette nouvelle dévastatrice devrait être une priorité pour tous. L’éducation est le pilier d’une communauté. C’est complètement aberrant qu’on ait annulé des programmes, licencié des professeurs et abandonné des étudiants qui doivent, en plein programme, avoir recours à d’autres universités pour finir leurs études. Certains ont suggéré de modifier la loi sur la faillite et l’insolvabilité. Ce n’est pas une solution si le fardeau du remboursement de la dette retombe sur le dos des contribuables. Il faut plutôt se pencher sur pourquoi l’Université Laurentienne en est arrivée au point de l’insolvabilité. Le Parti populaire du Canada priorise quatre principes de base, notamment, la responsabilité. Les institutions publiques doivent être responsables de la gestion de leurs fonds. 

Que fera votre gouvernement pour réviser la Loi sur les langues officielles et quand présenterez-vous une nouvelle loi?

Je crois qu’il est important de mener à bonne fin le projet de la Loi sur les langues officielles afin d’assurer la pérennité du français au Canada. Il faut cependant procéder avec prudence et apporter certaines modifications. La loi propose d’accueillir des immigrants francophones au Canada pour contrer le déclin démographique, mais avant de se faire, il faut régler la crise du logement ici au Canada, particulièrement à Sudbury. Si les gens n’ont pas un endroit sûr où vivre, ils vont migrer vers de villes plus grosses et on ne sera pas plus en avance. Il faut aussi se pencher sur l’aspect culturel. Les immigrants francophones vont nous aider à conserver la langue, mais vont-ils nous aider à conserver la culture francophone? L’épanouissement et la perpétuité d’une langue ne se limitent pas à «parler français»; la culture fait rayonner et progresser une langue. Le Parti populaire du Canada s’engage à conserver nos valeurs et notre culture. 

Le Nord de l’Ontario est très affecté par la crise des opioïdes. Comment comptez-vous aider à trouver des solutions à ce défi?

La crise des opioïdes ne date pas d’hier, mais ce qui est alarmant, c’est le rythme auquel elle s’est amplifiée à Sudbury et dans le Nord de l’Ontario dans les dernières années. Nous avons une grande responsabilité en tant que communauté de prendre soin des nôtres. La province et le conseil municipal du Grand Sudbury doivent mettre en place un plan d’action et agir dès maintenant, parce que les discussions de bureaucrates qui n’aboutissent à rien mettent à risque la vie des personnes. Il faudrait une équipe de professionnels pour s’occuper de la prévention, de la réadaptation et de la santé mentale des personnes souffrant de toxicomanie. Le Parti populaire du Canada propose d’imposer des sanctions plus sévères aux trafiquants de drogue. Ce n’est pas une solution immédiate, mais ce serait un moyen sûr de lutter contre la distribution de la drogue. 


David Robinson
Parti vert

Si vous êtes élu, quelles seront vos priorités pour votre circonscription?

Soyons honnêtes, je ne serai pas élu. Vous votez vert afin de dire au gouvernement que vous voulez qu’il agisse vraiment pour contrer les changements climatiques. Mes priorités pour la région seront les mêmes que celles que j’ai depuis des années. Nous devons faire de Sudbury la capitale des services et de l’équipement minier au Canada. Les mines sont la clé de notre économie locale et pour décarboniser notre économie.

 Nous devons construire une industrie éducative qui peut exporter ses connaissances — les universités — et, une partie de cette industrie de mon point de vue, est la création d’une université francophone indépendante qui peut desservir la région et être compétitive sur la place mondiale.

Nous devons cesser d’important des carburants fossiles. C’est la stratégie la plus importante pour réduire l’impact des changements climatiques. 

Que fera votre gouvernement pour réviser la Loi sur les langues officielles et quand présenterez-vous une nouvelle loi?

Le Parti vert ne formera pas le gouvernement. Un vote pour le Parti vert est un vote pour l’action climatique.

Le Nord de l’Ontario est très affecté par la crise des opioïdes. Comment comptez-vous aider à trouver des solutions à ce défi?

Ce n’est pas un problème facile, parce qu’il s’agit en fait d’une collection de différentes crises. 

Il est presque impossible de contrôler l’importation illégale d’opioïdes synthétiques. Ainsi, la légalisation et des stratégies de réduction des dommages deviennent la première ligne de défense. 

Ensuite, il faut jeter un coup d’œil aux raisons pourquoi les gens deviennent plus vulnérables. Pour certains, la racine sont dans les problèmes familiaux, pour d’autres c’est notre incapacité à fournir de premiers emplois décents, des accidents dans le milieu de travail, nos systèmes de contrôle de la douleur inadéquat ou le manque de logement abordables pour ceux qui vivent un mauvais moment dans leur vie.

Cependant, ceci est une responsabilité provinciale et les promesses faites par les candidats sont discutables.


Ian Symington
Parti conservateur

Nous n’avons pas reçu les réponses de M. Symington avant l’heure de tombée.


Nadia Verrelli
Nouveau parti démocratique

Nous n’avons pas reçu les réponses de Mme Verrelli avant l’heure de tombée.