Quelques-unes des lampadaires qui accueilleront les drapeaux lors de la première semaine de la fierté de Nipissing Ouest.
Quelques-unes des lampadaires qui accueilleront les drapeaux lors de la première semaine de la fierté de Nipissing Ouest.

Première célébration de la fierté à petite échelle

L’initiative est parrainée par le comité de la fierté de Nipissing Ouest

Le centre-ville de Sturgeon Falls va accueillir sa toute première célébration de la fierté, quoiqu’elle sera limitée en portée pour des raisons liées au nouveau coronavirus. Des drapeaux arc-en-ciel seront accrochés sur les poteaux de la rue King du 15 au 30 juin prochain dans le but de reconnaitre la présence des groupes minoritaires dans la région et de promouvoir un sentiment d’égalité envers tous.

L’initiative est parrainée par le comité de la fierté de Nipissing Ouest, un nouveau regroupement faisant la promotion de cette fête destinée à la communauté LGBTQ2S+. Avec le soutien moral et l’approbation du conseil municipal en main, ils et elles espèrent maintenant développer une activité annuelle.

«On a trouvé qu’il y avait vraiment un manque de représentation de fierté dans notre région», remarque le président du comité de la fierté et conseiller du quartier 7 de Nipissing Ouest, Jérémy Séguin. «On n’a jamais eu de carnaval ni de parade. Il n’y avait pas d’activités pour les gens qui voulaient se prononcer ou pour ceux qui voulaient devenir un allier.»

«On veut commencer à petits pas cette année. On va accrocher les drapeaux pendant deux semaines, juste pour dire qu’il y a une présence dans la communauté», explique-t-il.

«Il y a une quinzaine de nouvelles lumières que les gens disent qu’elles sont tellement belles. Malheureusement, on ne pourra pas en prendre avantage à cause qu’on ne peut pas sortir aussi souvent qu’on le voudrait [en raison des mesures de distanciation sociale]. Mais sur la rue King, dans les années à venir, on a déjà d’autres idées lorsqu’on fera des parades et des choses de ce genre-là.»

Un des lampadaires qui accueilleront les drapeaux lors de la première semaine de la fierté de Nipissing Ouest.

Les défis des plus petites communautés

Depuis quelques décennies, la reconnaissance des droits des personnes LGBTQ2S+ s’est améliorée de façon lente, mais progressive. Comme dans plusieurs autres villes au pays, les promoteurs d’activités de la fierté ont dû sensibiliser la population de leur communauté respective pour gagner un peu de soutien.

M. Séguin s’identifie en étant un homme hétérosexuel avec une épouse et deux enfants. Pourtant, il s’est engagé à venir en aide aux personnes marginalisées de Nipissing Ouest qui doivent faire face à certains obstacles uniques.

«J’ai donné le cours de bienêtre et sexualité au Collège Boréal à Sturgeon Falls pendant plusieurs années. Le moment que j’ai vu qu’il y avait vraiment un besoin de sensibilisation, c’est lorsque j’ai contacté TG Innerselves. Darlin est venue dans ma salle de classe [pour faire une présentation à mes élèves]. Mais avant de la rencontrer, on est allé au Tim Hortons. Si jamais tu veux voir un restaurant devenir très calme rapidement, il s’agit d’y aller avec une personne transsexuelle à Sturgeon. C’est là où j’ai vu qu’il y avait tellement un besoin pour sensibiliser et éduquer les gens. C’est en grande partie pourquoi j’ai accepté d’être le président de l’association.»

TG Innerselves est un organisme de soutien aux personnes transgenres pour le Grand Sudbury et le Nord de l’Ontario.

«Considérant qu’on est une communauté plus petite et vieillissante, on le sait que s’est parfois plus difficile [d’organiser une activité ici] plutôt qu’à Sudbury ou à North Bay. Ces gens-là ne connaissent presque pas leurs voisins, alors que chez nous, la situation est un peu différente. Si tu veux savoir ce qui se passe dans la communauté, tu n’as qu’à demander à une personne et tout le monde va te le dire», reconnait M. Séguin.

Greenstone — Longlac

Pour former la relève et encourager les jeunes à s’intéresser à la politique, la municipalité nord-ontarienne de Greenstone invite chaque année deux élèves-conseillers à se joindre aux réunions du conseil municipal.
Éditorial

Ce qui s’annonçait être une autre course à deux, entre conservateurs et libéraux, pour les élections fédérales est en train de se transformer.