La mairesse de Nipissing Ouest, Joanne Savage, coupe le ruban pour signaler l’ouverture officielle du nouveau poste de la Police provinciale de l’Ontario au Nipissing Ouest.  Le tout nouveau bâtiment à Cache Bay servira aussi de poste régional, générant ainsi un revenu pour la municipalité, qui touchera un loyer de la part de la province.
La mairesse de Nipissing Ouest, Joanne Savage, coupe le ruban pour signaler l’ouverture officielle du nouveau poste de la Police provinciale de l’Ontario au Nipissing Ouest.  Le tout nouveau bâtiment à Cache Bay servira aussi de poste régional, générant ainsi un revenu pour la municipalité, qui touchera un loyer de la part de la province.

Le nouveau poste de police ouvre à temps et dépasse toutes les attentes

Le tout nouveau poste de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) à Nipissing Ouest a été inauguré le 4 novembre par une petite assemblée. Le public n’a pas pu y être invité en raison des restrictions liées à la COVID-19.

À la suite de la reconnaissance des terres traditionnelles et un chant au tambour par Blair Beaucage de la Première nation Nipissing, l’agente Chantal Larocque du service policier Anishinabek a chanté le Ô Canada en français, en anglais et en Cri, alors que sa collègue Matti-Jane Primeau, représentante de Dokis, a porté le drapeau de son service policier.

Parmi les invités, on comptait le Solliciteur général adjoint Mario Di Tomaso, le Commissaire de la PPO Thomas Carrique, la mairesse de Nipissing Ouest Joanne Savage et son conseil, plusieurs élus des municipalités environnantes, le député fédéral Marc Serré, le député provincial John Vanthof, le Commandant du poste de Nipissing Ouest, l’Inspecteur Michael Maville et ses collègues, puis des représentants des compagnies Formworks, architectes, et Capital Construction.

Depuis juin 2020, la PPO travaillait dans un petit local temporaire dans le parc Goulard, rue John à Sturgeon Falls, en attendant que le nouveau poste soit construit. Le directeur général de Nipissing Ouest, Jay Barbeau, a plaisanté que ce local allait sûrement leur manqué, mais qu’ils finiraient par s’adapter au nouveau local spacieux à la fine pointe de la technologie. Il a félicité son équipe administrative et les entrepreneurs qui ont assuré les travaux continus malgré la pandémie, terminant le projet à temps en respectant le budget.

M. Di Tomaso, qui a travaillé comme policier pendant 40 ans, ne tarissait pas d’éloges. «C’est probablement le plus beau poste de police que j’aie vu dans toute ma carrière!» 

Il a félicité l’équipe d’avoir travaillé dans des conditions difficiles. «La pandémie a mis beaucoup de choses en attente, comme l’occasion de faire une ouverture officielle digne de cet édifice. (…) Le Nipissing Ouest est parmi les 320 municipalités bien desservies par la PPO. (…) La police doit faire face à de nombreux défis dans l’accomplissement de sa mission de sécurité publique, mais elle ne devrait jamais avoir à compromettre sur la qualité de ses infrastructures et ses équipements. (…) Je remercie la PPO Nipissing Ouest d’avoir surmonté les obstacles imprévus causés par cette pandémie.»

Le Commissaire Carrique abondait dans le même sens. «Cet édifice est très impressionnant. [...] Nous avons 33 policiers et civils très dévoués qui desservent 9 municipalités à partir de cet édifice… et nous sommes le poste hôte pour plus de 50 autres membres de la PPO Nipissing Ouest qui travaillent à partir de bureaux satellites pour assurer la sécurité des communautés environnantes. (…) C’est une vraie ruche d’activités, ce poste!»

Une naissance houleuse

Parmi les invités les plus heureux, le conseiller Rolly Larabie a rappelé qu’il avait lancé l’initiative en 2018, malgré une résistance forte. Lui-même et les conseillers Léo Malette et Guilles Tessier avaient assisté à une conférence de l’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO) où la PPO présentait sa nouvelle formule de facturation. Selon M. Larabie, la PPO coutait alors 200 $ par résidence, en moyenne, alors que la police municipale en coûtait 600 $ par résidence. Il a donc proposé que le Nipissing Ouest demande une proposition de services à la PPO et fasse une comparaison des prix, puis cinq membres du conseil ont voté en faveur.

Ce qui a suivi a été long et pénible : opposition politique, division de la population, attaque en justice, accusations menées par l’ancienne commission des services policiers, lutte juridique... Or, la volonté de la majorité a fini par être respectée et le projet s’est concrétisé.

Selon M. Larabie, le résultat est épatant et produira des économies d’un million de dollars par année tout en créant un avoir municipal de 9 millions de dollars. «C’est le plus grand projet de développement économique que le Nipissing Ouest a vu depuis la fermeture du moulin. Ça va générer des revenus. (…) De plus, les policiers [de l’ancien service municipal] sont tous gagnants, ils ont du nouvel équipement, de nouvelles opportunités d’avancement de carrière… Tout le monde y gagne.»

Argent et temps respecté

Il donne beaucoup de crédit à la trésorière municipale Alisa Craddock. «C’est un édifice de 9 millions $ et nous en payons seulement 52 %.»

Mme Craddock dit que son rôle s’est limité à l’analyse financière, alors que les décisions appartiennent au conseil municipal et le travail de coordination des travaux était assuré par Johnny Bélanger, gérant du projet. Quant au cout final, elle est satisfaite. «Je n’ai pas encore présenté mon rapport final au conseil. Il y a eu un appel d’offres et le projet a été réalisé sous le cout prévu et à temps, ce qui est merveilleux.» L’offre adoptée était de 9 094 879 $. D’après les projections de la trésorière, l’édifice sera rentable au bout de 10 ans.

«L’édifice est partiellement loué à la province parce qu’il abritera des policiers autres que ceux affectés au Nipissing Ouest. Cela ne faisait pas partie de nos projections initiales. Au début, nous projetions de construire un poste seulement pour nos agents et notre utilisation uniquement. La possibilité de toucher un revenu de la part de la province est un bonus pour nous. De plus, la province couvre 48 % des couts capitaux [de construction]. D’un point de vue financier, je suis pas mal ravie!»

Une transition positive

Ginette Trépannier est une employée civile au nouveau poste et elle est heureuse du changement, malgré sa grande réticence au départ. «J’étais avec le Service policier de Nipissing Ouest depuis 19 ans et, ensuite, j’ai vécu le transfert à la PPO.» C’était plus aisé qu’elle ne l’avait imaginé. «Nous avons été accueillis à bras ouverts, les gens ont été fantastiques. (…) Ils nous ont traités comme l’un des leurs dès notre arrivée. C’est un vraiment bon environnement.»

Quant aux policiers de l’ancien service, «tout le monde semble heureux et je n’ai rien entendu de négatif», dit-elle. Elle n’a rien de négatif à dire non plus au sujet de son nouveau lieu de travail : «Comment pourrait-on ne pas l’aimer? C’est tout neuf, c’est magnifique, c’est immense! Beaucoup d’espace, l’équipement est tout neuf, tout est neuf!»

Pourtant, Mme Trépannier adorait travailler pour le service municipal. «C’était difficile au départ lorsque tout ça se passait et il y avait beaucoup de dispute entre les membres du conseil municipal et les membres de notre commission. C’était dur pour tout le monde et il y avait beaucoup d’incertitude. Personne ne savait si nous allions perdre nos emplois et ce qui allait se passer. C’était aussi un bon environnement de travail auprès de la police municipale, nous étions tous comme une grande famille et tout le monde faisait bien son travail.»

Avec le recul, Mme Trépannier n’a pas de regret. «J’ai pris ça dur quand la transition a commencé, mais, maintenant je vois à quel point la PPO est bonne pour la communauté. Nous avons beaucoup d’aide, beaucoup plus de personnel, du soutien de Sudbury et North Bay. L’équipement, c’est la plus grande différence. Avec la PPO, nous avons accès à bien plus de choses. (…) C’est une bonne chose pour notre municipalité, je peux le voir maintenant.»

Le public peut visionner la cérémonie d’ouverture en ligne sur YouTube.