Écoles en Ontario : Doug Ford ne veut pas mettre les enfants en danger

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Droit
Aussi : 4 fois plus de patients si l'Ontario avait agi cinq jours plus tard.

Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a affirmé mardi ne pas avoir l’intention de marcher dans les pas de son homologue québécois François Legault en rouvrant les écoles primaires de sitôt.

«Nous ne voulons pas mettre nos enfants en danger. Je ne vais pas envoyer nos enfants dans des classes bondées. Je ne ferai pas ça ici, en Ontario», a indiqué le premier ministre en conférence de presse le 28 avril.

Le ministre ontarien de l’Éducation, Stephen Lecce, a annoncé le weekend dernier que les écoles de la province ne rouvriront pas avant le 31 mai. Au Québec, les garderies et les écoles primaires rouvriront à partir du 11 mai. Les parents pourront décider s’ils veulent y envoyer leurs enfants ou non.

M. Ford a noté qu’il préfère attendre à la fin du mois de mai pour déterminer si les élèves devraient retourner à l’école en juin ou si l’année scolaire doit se terminer à la maison.

Le premier ministre Doug Ford a indiqué que la feuille de route sur le déconfinement graduel, présentée lundi, n’est qu’un début. Son gouvernement dévoilera des lignes directrices plus précises au cours de la semaine.

Il y aurait pu y avoir 4 fois plus de patients dans les hôpitaux de l’Ontario

Le premier ministre ontarien a déclaré l’état d’urgence sanitaire le 17 mars. S’il avait attendu cinq jours de plus pour imposer ces mesures, le nombre de patients atteints de la COVID-19 nécessitant en même temps des soins de phase critique aurait été plus de quatre fois plus élevé. C’est le constat que fait le Bureau de la responsabilité financière (BRF) dans son examen de l’incidence de la COVID-19 sur la capacité des hôpitaux en Ontario.

Selon le rapport, jusqu’à 52 700 interventions médicales ont été annulées ou reportées pendant la pandémie. Pour chaque semaine supplémentaire, 12 200 autres opérations sont retardées, révèle le BRF.

Par ailleurs, la ministre de la Santé, Christine Elliott, a affirmé en conférence de presse que 35 personnes atteintes de problèmes cardiaques seraient mortes après avoir repoussé leurs chirurgies en raison de la COVID-19. C’est la première fois que la ministre Elliott parle des décès collatéraux du virus.

L’annulation des chirurgies électives et les réinstallations de patients ont permis de libérer 9300 lits de soins actifs en province. Avant la pandémie, les hôpitaux de l’Ontario ont connu un taux d’occupation en moyenne de 96 %, ne laissant à ce moment que 900 lits de soins actifs inoccupés, indique le BRF.