Michelle Boileau
Michelle Boileau

Collecte de données pour améliorer les services en français

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Les francophones de la ville de 42 000 habitants représentent un peu plus de la moitié du poids démographique. Par contre, certains ont toujours de la difficulté à obtenir un service dans la langue de leur choix.

La Ville de Timmins souhaite augmenter et améliorer la qualité de ses services en français. Pour atteindre cet objectif, elle compte recueillir des données sur l’usage de la langue lors d’entretiens avec la population et publier un rapport trimestriel de façon à comprendre où est la demande et quels sont les besoins.

Le Comité de liaison francophone de la Ville de Timmins a entre autres pour mission de faire des recommandations aux élus municipaux. La présidente du comité et conseillère du quartier cinq, Michelle Boileau, croit que les statistiques seront utiles dans la prise de décisions futures.

«Au sein de la Corporation de la Ville, on est toujours en train de faire une évaluation continue de chaque département. En ayant des statistiques par rapport à la langue de service demandée ou même utilisée, on pourrait s’assurer qu’on ait les capacités de desservir les résidents dans la langue demandée», fait valoir Mme Boileau.

«Tous les postes à Service Timmins doivent être bilingues et on est déjà en mesure de desservir les personnes en français ou en anglais. C’est une fois qu’ils font l’aiguillage vers un autre département de la ville qu’on n’a pas nécessairement cette capacité de desservir en français», explique-t-elle.

«On espère en ayant ces statistiques qu’on pourra voir si on devrait avoir du personnel bilingue en place ou s’il y a des changements à faire au niveau de la structure et au niveau des ressources humaines parmi chaque équipe.»

La collecte et l’analyse des données pourraient bien mener à des actions concrètes et mesurables. Entre autres, elles pourraient servir à déterminer les besoins de traduction du matériel et des communications officielles de la ville.

Les francophones devront tout de même patienter en attendant le dépôt des rapports avant de pouvoir s’attendre à des changements majeurs.

«On commence tout juste. Je m’attends que dans les premiers rapports, que ce seront des chiffres assez minimes au niveau de la demande pour des services en français. Mais j’espère qu’à force de poser la question, qu’on va voir une augmentation dans le nombre de personnes desservies en français», reconnait la présidente du comité de liaison francophone.

«On ne demandait pas s’il y avait une langue préférée parce qu’on ne tenait pas compte de ces informations. J’espère, en le demandant, que ça va inciter les gens à le demander de plus en plus leurs services en français — si c’est ça qu’ils veulent», affirme-t-elle.