La Première Nation de Pic Mobert revendique auprès du fédéral et de la province un territoire de plusieurs milliers de kilomètres carrés, qui s’étend de White River à Greenstone, en passant par Hornepayne et Manitouwadge.
La Première Nation de Pic Mobert revendique auprès du fédéral et de la province un territoire de plusieurs milliers de kilomètres carrés, qui s’étend de White River à Greenstone, en passant par Hornepayne et Manitouwadge.

Ajout de terres à la Nation Pic Mobert

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur

La Première Nation Netmizaaggamig Nishnaabeg (Pic Mobert) et les gouvernements du Canada et de l’Ontario sont près d’un accord entourant le territoire traditionnel algonquin non cédé dans le Nord-Ouest de la province. Le fédéral et la province ont annoncé l’ajout de 1 038,155 hectares de terres dans la portion nord de la réserve de cette Première Nation située près de la Transcanadienne 17.

Les discussions se poursuivent entre les trois gouvernements depuis près de trois décennies. Les partis prenants se sont engagés à trouver des solutions communes pour réparer les torts du passé et faire progresser la réconciliation.

«Il s’agit d’une étape importante pour la restitution de nos terres traditionnelles non cédées et pour la croissance et le développement de notre communauté», indique la chef de la Première Nation Pic Mobert, Gimaa Kwe Johanna Desmoulin.

«Nous saluons la patience et le soutien dont nos citoyens et de nombreuses personnes de notre équipe ont fait preuve. Sans oublier l’Ontario et le Canada, qui ont travaillé sur ce dossier au cours des quelque 30 dernières années et nous nous souvenons de notre ancien chef, le regretté James Kwissiwa, qui a signé l’accord-cadre initial.»

En 1992, un accord-cadre a été signé entre la Première Nation de Pic Mobert, le Canada et l’Ontario. Un accord définitif a ensuite été signé en 2015 qui donnait à la Première Nation une option — en dehors du processus de revendication territoriale — pour ajouter d’autres terres nécessaires au développement de la communauté.

La mairesse de Hornepayne, Cheryl Fort, explique que sa municipalité a encore beaucoup à apprendre dans le dossier et qu’elle espère pouvoir travailler dans l’esprit de la réconciliation, le respect et la coopération lors des consultations concernant les revendications territoriales en question.

Le fédéral va éventuellement transférer environ 1 627,215 hectares de terres à la réserve sud de Pic Mobert une fois que les exigences applicables de l’accord définitif et de la politique du Canada sur les ajouts aux réserves et la création d’une réserve seront remplies.