La station-service de Noëlville maintenant fermée.
La station-service de Noëlville maintenant fermée.

Plus qu’une seule station-service à Noëlville

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Les automobilistes de Rivière des Français ont fait le plein pour la dernière fois à la station d’essence de la Coopérative régionale de Nipissing-Sudbury à Noëlville. La semaine dernière, la coopérative a mis la clé dans la porte de la station qu’elle exploitait depuis quelques décennies la semaine dernière.

La CO-OP Régionale a annoncé quelques jours plus tôt qu’elle allait fermer cette station d’essence après avoir constaté des pertes financières et un besoin criant de mettre à niveau son équipement. La baisse de la demande au cours des dernières années a convaincu les dirigeants qu’il serait peu propice d’investir les grandes sommes nécessaires.

«Après plusieurs études qu’on a réalisées au cours de la dernière année, on a déterminé que le cout pour remplacer la station d’essence était trop élevé. [... C’]était une question de rentabilité, au lieu de continuer à faire des pertes. On a donc décidé, après une consultation avec le conseil d’administration, de fermer la station d’essence», explique le directeur général de la CO-OP, Denis Castonguay.

«Ça aurait pris entre 350 000 et 600 000 $ pour remplacer l’équipement de la station, dont les pompes et les réservoirs d’entreposage. Pour seulement améliorer la façade, ça aurait pris [quand même] 25 à 30 000 $. C’est comme changer les pneus d’une vieille voiture; si le moteur est fini, tu es encore mal pris.»

Le personnel de la CO-OP Régionale a pourtant essayé de remédier à la situation afin de remettre la station-service sur la voie de la rentabilité. Par contre, avec une augmentation constante des dépenses, les dirigeants ne pouvaient plus justifier l’investissement.

«On a essayé toutes sortes de méthodes pour essayer de réduire nos pertes, entre autres réduire nos heures d’ouverture. C’est là où on a reçu des plaintes de la communauté, car les gens nous ont demandé pourquoi on était toujours fermé. On a évalué faire mettre un système de verrouillage à carte biométrique, acheter de l’équipement usagé, voir même diminuer la grandeur de nos réservoirs», énumère M. Castonguay.

«On a aussi essayé de réduire le montant d’argent qu’on perdait [en salaire], mais chaque heure qu’il y avait un pompiste présent, c’est quelqu’un qu’on devait payer. Le salaire minimum est passé de 10 à 14 $ de l’heure l’année dernière. Tout seul, ça représente une augmentation de 8000 $ pour un employé à temps plein. Ce n’est pas la faute de l’employé, mais on ne vendait pas plus d’essence à cause de ça.» 

Ce sera très probablement l’autre, et maintenant unique, station-service de Noëlville qui profitera de la situation.

La CO-OP Régionale prévoit maintenir son service de livraison de pétrole dans la région.