Sœur Marie Turcotte
Sœur Marie Turcotte

Une vie à penser aux autres

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Sœur Marie Turcotte

Sœur Marie Turcotte a consacré sa vie à prendre soin des autres. Après une carrière de travailleuse sociale à Timmins, elle est venue s’installer à Sudbury. Par la force des choses, elle est devenue l’une des premières personnes-ressources pour les nouveaux arrivants dans le Grand Sudbury.

La sœur de L’Assomption consacre beaucoup de ses énergies à la Société St-Vincent de Paul depuis une dizaine d’années. Elle a aidé à fournir des meubles à beaucoup de gens, mais surtout de nombreux immigrants et réfugiés. Si bien que ceux qu’elle a aidés lui envoient les nouveaux arrivants qui ont besoin de meubles. Faisant d’elle une des premières personnes à qui ils parlent. 

«Après ça, c’est sûr que pour toutes les autres questions — comme inscrire les enfants à l’école, les services de santé — les services du Centre de santé communautaire [du Grand Sudbury] sont complémentaires», explique-t-elle.

Sa passion à aider les gens a été sa motivation tout au long de sa vie, à travers ses emplois aussi bien que ses engagements communautaires. 

Même si ce n’est pas parfait, elle a pu voir à quel point il y avait des ressources au Canada pour aider les plus démunies. «J’ai travaillé trois ans en Équateur et c’était beaucoup plus difficile, parce que si on voulait aider les familles, il n’y avait aucune ressource extérieure où on pouvait les référer ou qui était disponible. Tandis qu’ici, au Canada, il y a toutes sortes de services disponibles, il s’agit de les rediriger aux bons endroits.»

Pour elle, les immigrants et les réfugiés sont des gens qui «apportent beaucoup au Canada, qui ont beaucoup de potentiel». «Ils ont surmonté beaucoup d’épreuves avant d’arriver dans notre pays et c’est une richesse qu’ils nous apportent.»

En ce moment par contre, plusieurs résidents sont impatients d'accueillir le reste de leur famille, rapporte-t-elle. La fermeture des frontières en raison de la pandémie a retardé le processus d’immigration de plusieurs.

Si elle concentre maintenant ses énergies à la Société St-Vincent de Paul, elle a aussi été responsable de Soup Kitchen à Sudbury pendant 10 ans.