Myriam Hugues Dit Ciles et Tanguy Coignion ont décidé de ne pas se laisser démoraliser en raison de la COVID-19 et de tirer le meilleur de la situation.
Myriam Hugues Dit Ciles et Tanguy Coignion ont décidé de ne pas se laisser démoraliser en raison de la COVID-19 et de tirer le meilleur de la situation.

Un voyage de vanlife compliqué par la COVID-19

Gabrielle Beaupré
Gabrielle Beaupré
Initiative de journalisme local - APF
Arrêt forcé dans le Nord de l’Ontario en plein hiver

Myriam Hugues Dit Ciles et Tanguy Coignion, un couple de Français résidant à Toronto, ont planifié pendant près de deux ans leur projet de découvrir pendant un an le Canada et les États-Unis en van. Avec l’arrivée de la COVID-19, leur trajectoire a dévié, mais le couple affirme que «notre périple, aussi inattendu qu’il soit, reste une aventure».

Les deux aventuriers ont quitté Toronto le 11 mars dernier. Même s’ils savaient que la COVID-19 frappait alors l’Europe, ils ne se sentaient pas menacés outre-mer : «Naïvement, on se pensait à l’abri puisqu’on se disait que les pays de l’Amérique du Nord prendraient plus de mesures pour éviter la propagation du virus».

Un plan de confinement

Lorsque la pandémie a été déclarée, ils étaient à Milwaukee, au Wisconsin. Avec la fermeture imminente des frontières, ils ont décidé de retourner au Canada. Ils ont séjourné à Sault-Ste-Marie, dans le Nord de l’Ontario, pendant une semaine en se tenant informés de l’évolution de la pandémie.

Durant cette semaine, leur réservoir d’eau a gelé à deux reprises. «Nous l’avions installé sur le van, car nous pensions éviter les températures négatives», mentionne Myriam. Ils ont alors pris la décision de se rendre plus au sud, à l’ile Manitoulin.

«Nous étions isolés au milieu de biches, à regarder un couple de loutres sur le lac! C’était un cadre idyllique qu’on aurait aimé continuer d’habiter, mais nous avions besoin de diésel pour notre chauffage et d’eau pour les douches et la cuisine», raconte Tanguy Coignion.

Depuis qu’ils habitent dans leur fourgonnette, Myriam Hugues Dit Ciles et Tanguy Coignion se sont habitués à son espace et le trouvent même plus spacieux qu’ils ne le pensaient.

Leur besoin d’essence fréquent, l’impossibilité de trouver de l’eau courante puisque tous les robinets extérieurs mis à disposition des VR l’été étaient inaccessibles afin d’éviter le gel et la fermeture inopinée des magasins Canadian Tire a mis leur rêve de vanlife sur pause.

«Nous avons été obligés de louer un petit chalet au bord d’un lac dans la région de Kawartha Lakes pendant un mois, où nous avons apprécié de n’avoir pour voisin qu’un castor», indique le couple, qui a tout de même pu profiter du grand air.

Un second souffle

Myriam et Tanguy ont vu leur rêve de vanlifer bénéficier d’un second souffle au début du mois de mai, lorsqu’ils sont allés donner un coup de main dans un refuge d’animaux sauvages dans le Sud-Ouest de l’Ontario. De mai au début juin, Myriam a pu réaliser l’un de ses rêves, celui de travailler auprès des animaux.

Tanguy raconte que cette expérience a été riche en apprentissages. «Elle a également été une opportunité pour nous d’être dans notre van, sur un terrain en sécurité avec accès à l’eau courante et à une douche!»

Lorsque les provinces ont commencé à rouvrir leurs frontières et que le couple a pu circuler entre celles-ci avec une plaque d’immatriculation de l’Ontario, Tanguy et Myriam ont décidé de reprendre la route pour se rendre en Colombie-Britannique.

«Selon notre plan initial, nous arrivions à Vancouver le 1er juin, mais nous y sommes finalement arrivés le 26 juin!», raconte Myriam.

«Nous restons toujours un peu isolés et prenons les précautions nécessaires en lien avec la COVID-19 pour nos courses ou interactions sociales, mais nous sommes simplement heureux d’être sur la route et de pouvoir avoir accès à des paysages incroyables», souligne le couple.

Pour les prochains mois, les vanlifers ont comme objectif d’explorer l’Ouest canadien, les Prairies et de découvrir l’Est du pays au début de l’automne afin d’être témoin des couleurs flamboyantes des érables. 

Pour suivre les aventures de Myriam et Tanguy, abonnez-vous à leur chaine YouTube et à leur compte Instagram.