De l’arrière à l’avant : Jean-Jacques Fouda, Magalie Durepos-Létourneau, Christian Ricard (président), Aleck Ratté, Geneviève Chalifoux, Basma Eljarrary et Kristen Vane, soulignent le lancement du projet de l’Alliance de la francophonie jeunesse de Timmins le 28 novembre.
De l’arrière à l’avant : Jean-Jacques Fouda, Magalie Durepos-Létourneau, Christian Ricard (président), Aleck Ratté, Geneviève Chalifoux, Basma Eljarrary et Kristen Vane, soulignent le lancement du projet de l’Alliance de la francophonie jeunesse de Timmins le 28 novembre.

Un projet par et pour les jeunes : vous embarquez?

Emilie Deschênes
Emilie Deschênes
Après un an de travail de concrétisation, le projet de l’Alliance de la francophonie jeunesse de Timmins voit le jour. Le lancement a eu lieu le 28 novembre au Collège Boréal, campus de Timmins.

Le président du projet de l’Alliance de la francophonie jeunesse de Timmins, Christian Ricard, se dit fin prêt à retrousser ses manches et à relever le défi en compagnie de son comité, y compris la vice-présidente Julia Secord.

«C’est vraiment un nouveau projet où on rassemble des jeunes — on est une dizaine de jeunes — et on travaille avec l’Alliance de la francophonie de Timmins pour engager un peu plus la jeunesse franco-ontarienne, ici, dans la région de Timmins, affirme M. Ricard. On souhaite engager les jeunes à parler en français, mais aussi influencer les entreprises à inclure la jeunesse. On désire impliquer la jeunesse pour faire un changement, donc c’est vraiment pour nous donner une voix à nous, la jeunesse, et non seulement une voix aux générations qui nous précèdent.»

Embauche d’un coordonnateur

Le directeur général de l’Alliance de la francophonie, Sylvin Lacroix, se dit enchanté du fait que des jeunes se rallient pour passer à l’action. Un encadrement leur est donc offert. «C’est [le père] Pierre Mafanda qui est le coordonnateur. Je le laisse prendre le leadeurship là-dessus, indique-t-il. C’est lui qui a été embauché pour faire une analyse du questionnaire, préparer le questionnaire et appuyer le conseil jeunesse.»

Consultations communautaires

À ce jour, des consultations ont eu lieu auprès d’environ 150 élèves des écoles de langue française locales. Les jeunes se sont entre autres exprimés sur leurs désirs, leurs besoins et les lacunes qui existent à l’échelle locale, provinciale et nationale. 

«Il y a eu beaucoup d’intérêt, c’est maintenant juste d’engager les jeunes et les rassembler pour voir de plus grands résultats, souligne M. Ricard. Les jeunes veulent plus d’activités en français, mais on constate qu’il y a aussi un problème du côté de la participation. Malgré qu’on organise des activités pour la jeunesse, on n’y participe pas, alors on n’en organise pas. C’est un besoin, alors je pense qu’il faut trouver un juste milieu, parce que c’est ce qui semble être le plus en demande du côté des jeunes, les activités en français; pas juste pour les enfants, mais pour les adolescents aussi.»

Sylvin Lacroix indique que la Ville de Timmins a été approchée, de même que des organismes francophones, et que des discussions préliminaires ont eu lieu. «On a finalement quelque chose de concret. On a des partenaires qui sont déjà impliqués à 100 %.»

Un symposium aura lieu le 25 janvier prochain afin d’ouvrir les discussions avec la communauté francophone. Une invitation sera bientôt lancée.

Rapport à venir

Suivant les consultations, un rapport sera bientôt publié. «Ce rapport sera modifié parce qu’il y a d’autres interventions à venir et, à partir de là, on va inviter tous les décideurs publics à venir s’assoir autour de la table avec les jeunes pour voir comment ces gens-là vont finalement faire une place aux jeunes, détaille M. Lacroix. Il y a de l’intérêt, mais je pense qu’il pourrait y en avoir plus. Je ne comprends pas qu’en 2019, il y a encore à peu près juste l’Alliance qui a une représentation jeunesse dans son conseil d’administration. Il est temps qu’on laisse les jeunes prendre leur place et prendre des décisions.»

Contrer l’exode des jeunes

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un phénomène nouveau, l'exode des jeunes constitue une préoccupation. «Je parlais avec trois jeunes qu’on perd déjà parce qu’ils s’en vont étudier à l’extérieur de la ville et n’ont pas l’intention de revenir parce qu’il n’y a pas d’avenir pour eux autres ici.» De par ce projet, on espère aider à contrer ce phénomène en assurant à la jeune génération, et aux générations à venir, un avenir à la hauteur de leurs attentes à Timmins.

Vous désirez faire partie du projet?

«On cherche toujours à avoir le plus de jeunes possible autour de la table », conclut M. Ricard en invitant les parties intéressées à communiquer avec lui par courriel à l’adresse SLacroix@alliance-franco-timmins.org.