Suzanne Landry
Suzanne Landry

Rencontre : Suzanne Landry

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur

Suzanne Landry a pris sa retraite juste à temps. Elle a fermé son salon de coiffure à Azilda en 2019, alors elle n’a pas vécu tout le stress que la COVID a imposé à ceux et celles qui pratiquent le même métier. Malgré tout, elle s’ennuie beaucoup de ses clients, même si elle ne voit pas le temps passer.

Elle savait dès l’âge de 14 ans qu’elle voulait être coiffeuse. Elle n’a pas attendu très longtemps pour réaliser son rêve; à 17 ans, elle décrochait son premier emploi dans un salon à Azilda. 

Elle s’est mariée peu de temps après, le 7 septembre 1968 pour être précis. Elle a arrêté de travailler pour s'occuper de ses 3 filles pendant 7 ans et est retournée travailler en 1977. En 1979, elle achetait le commerce de la femme pour qui elle travaillait depuis seulement deux ans et a géré sa propre entreprise pendant 40 ans. 

Ses employées et ses clientes étaient un peu comme sa deuxième famille. «La journée passait très vite. C’est pour ça que j’avais de la misère à laisser. J’avais peur de m’ennuyer.» Finalement, elle n’a pas encore eu le temps de s’ennuyer, mais elle lance quand même un message de remerciement à ses clientes qui lui ont été fidèles pendant tant d’années. Elle aurait aimé faire une petite fête pour les remercier, mais la pandémie l’en a empêché.

La COVID-19 l’a surtout empêché de voyager pendant sa retraite, de visiter d’autres coins du Canada. Mais elle ne s’en plaint pas trop. 

Mme Landry est membre du Club Accueil d’Âge d’Or d’Azilda depuis qu’elle a 48 ans. Elle a eu sa carte de membre en même temps que son époux lorsqu’il a eu 50 ans. «Quelqu’un nous a fait cadeau d’une carte de membre et on est toujours restés», lance-t-elle. 

Elle a eu peu de temps pour profiter des activités du Club entre sa retraite et le début du confinement. Quand même assez pour s’ennuyer des autres membres, des danses, le shuffleboard, des parties de cartes, de la danse en ligne et des exercices. «J’ai hâte que ça rouvre.» Ses fleurs lui ont permis de patienter.

En plus de son salon qui la tenait assez occupée, Suzanne Landry a été membre pendant huit ans du conseil d’administration de la caisse populaire. Maintenant, elle est membre du comité de liaison de la succursale d’Azilda. Ce type de comité est présent dans toutes les caisses Desjardins Ontario afin que les petites succursales régionales aient une voix au sein de la grande caisse de l’Ontario. Elle a aussi été membre de la Fédération des femmes canadiennes-françaises pendant 28 ans. 

Suzanne Landry est née à Matachewan et a vu plusieurs villes de l’Ontario pendant sa jeunesse avant de s’établir à Azilda et d’y rencontrer celui qui allait devenir son époux. Elle y est aussi restée pour la gentillesse et la chaleur des résidents.

Ses trois filles lui ont permis d’être grand-mère huit fois jusqu’à présent. Une de ses filles travaille au Collège Notre-Dame, les deux autres demeurent dans le sud de la province. Habituellement, en été, elle va garder ses petits-enfants pendant deux semaines, pour passer du temps avec eux et bien les connaitre. Elle a eu la chance de reprendre cette tradition cet été.