Rencontre : Chantal et Ghislain Bergeron

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
La passions du passé : voiture Mercury 1964 et 1000 Barbies!

Chantal et Ghislain Bergeron font partie des retraités qui se tiennent très occupés. Rénovations de leur vieille maison, chalet, famille, passetemps, amis… Même si quelques-unes de ces parties de leur vie ont été moins présentes pendant la pandémie, ils ne s’en plaignent pas et restent prudents.

Leurs trois enfants et trois petits-enfants demeurent eux aussi à Azilda, mais les contacts ont été maintenus au minimum et à l’extérieur pendant la première année de la pandémie. «On a pas ouvert les valves», illustre Ghislain Bergeron. Le couple est fier de dire que les six ont fréquenté l’École catholique Ste-Marie à Azilda.

Chantal est retraitée de la Caisse populaire d’Azilda depuis une vingtaine d’années. Ghislain a longtemps travaillé dans la construction et a terminé sa carrière chez Bélanger Construction. Il a eu la chance de voyager un peu partout dans le Nord de l’Ontario, jusqu’à la baie James. En raison d’un cancer, il a dû prendre sa retraite plus jeune. Ils ont aussi été propriétaires de Rayside Storage à Azilda avec un autre couple jusqu’en 2012.

Les connaissances de M. Bergeron en construction lui ont permis de se construire, à deux reprises, un chalet sur le bord du lac Témiscaming. «C’est là qu’on passe la majorité de notre temps quand on n’est pas à Azilda.» 

Tous deux sont d’ailleurs originaires de cette région; Ghislain Bergeron a grandi à New Liskeard et Chantal à Ville-Marie, au Québec. Ils sont arrivés à Sudbury en 1970, à Azilda en 1975. «On est arrivé une semaine après la grosse tornade», révèle M. Bergeron. 

Le couple a fait partie du groupe qui a organisé les danses du Jour de l’An du Club Accueil d’Âge d’Or d’Azilda au cours des dernières années avant la pandémie. Ils ne croient pas qu’il y en aura une encore cette année, car le Club n’a pas repris ses activités. «Je suis un peu pessimiste pour l’avenir. On n’a beau avoir tous des vaccins, ça ne semble pas assez», avance Ghislain.

«On a hâte que ça recommence», lance Chantal. Aussi bien pour revoir leurs amis du club que les autres.

Chantal et Ghislain Bergeron lors de leur 50e anniversaire de mariage.

Passions du passé

Un des passetemps qui tient Ghislain Bergeron parfois occupé, c’est son affiliation au club Sudbury classic cruisers. Il possède une voiture Mercury 1964 décapotable qu’il a reconstruite lui-même il y a une vingtaine d’années. «Je l’ai remonté pièce par pièce. J’ai pris trois autos pour en faire une.» Il ne s’en sert évidemment pas énormément, pour la préserver. Seulement pour des occasions spéciales, comme des mariages.

Chantal Bergeron s’ennuie surtout de ses trois amies de golf, avec qui elle jouait tous les mardis. «Ce n’est pas que j’aime tant que ça jouer au golf, mais j’aime la sortie parce qu’on va au restaurant après», dit-elle en riant.

Ghislain dévoile aussi que Chantal a une collection d’environ 1000 poupées Barbies! Elle les a amassées de 1959 à 2000. Elle achetait ce qu’elle trouvait dans des ventes-débarras et reconstituait elle-même les modèles du passé à partir de photos. C’est un ancien passetemps qui prend aujourd’hui plus d’espace que de temps. «Je ne sais plus quoi faire avec. Il faudrait que je m’en défasse… un jour je pourrais les mettre sur Kijiji, ou quelque chose de même.»

Aujourd’hui, le tricot occupe plus de son temps. Elle a tricoté de nombreuses couvertures pour le Centre de cancérologie du Nord-Est.