L’Orignal déchaîné continue malgré les nombreux défis

Philippe Mathieu
Philippe Mathieu
Le Voyageur

Le journal étudiant francophone de l’Université Laurentienne, L’Orignal déchaîné a survécu aux conséquences immédiates de la COVID-19 : la fermeture du campus et le manque d’activités à couvrir. Malgré l’ajout des défis que pose l’insolvabilité de l’établissement, l’équipe de L’Orignal déchaîné continue de créer du contenu pour continuer en ligne pour assurer la survie du journal qui existe depuis 1987. 

«Il a été difficile, mais le journal va assez bien», déclare le rédacteur en chef du journal étudiant, Baba Fofana. L’étudiant finissant au baccalauréat à l’École des sciences de l’éducation de l’Université Laurentienne souligne que le journal a dû soudainement se préparer pour afficher son contenu en ligne. «Le site web qui était là ne répondait pas à ces attentes-là. Il a fallu redynamiser notre site web. J’ai contacté l’Association des étudiantes et étudiants francophones de l’Université Laurentienne (AEF) et j’ai même contacté une graphiste bénévole aussi», explique-t-il. 

L’Orignal publie environ «un texte chaque deux semaines, ou au moins un par mois, selon notre disponibilité». Il compte en ce moment quatre rédacteurs et une graphiste bénévole. 

Même si les choses sont stables pour le moment, la dernière année n’a pas été facile, concède Baba Fofana. «J’essaie de faire de mon mieux, car je sais que le journal ne doit pas mourir», affirme-t-il. 

Baba Fofana, rédacteur-en-chef de L’Orignal déchaîné.

Il est inspiré par le rôle que joue le journal au sein de la communauté francophone. «N’oublions pas qu’aujourd’hui, les gens sont en train de se battre pour que les services francophones continuent d’exister. Il y a des francophones dans le Nord! Il y a une communauté. Il doit continuer d’avoir sa place!», affirme le rédacteur en chef. 

Ils ont aussi été confrontés à la même difficulté que de nombreux médias locaux : la manque de variété dans les sujets et les activités à couvrir. «C’est vrai qu’on a de la difficulté à trouver des sujets, explique-t-il. On ne peut pas aller ou assister à des évènements physiquement. Tandis que nous sommes en ligne, on est limités dans les sujets. On peut parler des effets de la pandémie sur la santé mentale ou ce qui se passe avec les élèves, organisés par la branche socioculturelle de l’AEF. Toutes les activités en ligne, on essaie d’en parler», dit-il. 

Pour Baba Fofana, tant que «la demande sera toujours là pour les nouvelles francophones», L’Orignal déchaîné sera là. Il surveille cependant attentivement la restructuration à l’Université Laurentienne.

Consultez les textes des étudiants à l’adresse orignaldéchaine.com.