Véronique Filion au travail
Véronique Filion au travail

Les écriteaux, une opportunité d’affaires pour une entrepreneure du Nord

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Plus que jamais, Véronique Filion remplit des commandes venant de partout au Canada et de l’étranger.

Véronique Filion, une femme d’affaires de Cochrane, a réussi à se créer une niche dans la fabrication d’écriteaux personnalisés. La propriétaire de l’entreprise artisanale Déco Véro est très occupée même pendant la pandémie. Elle conçoit et prépare des pièces décoratives à profusion malgré le ralentissement de l’économie.

En affaires depuis 2016, cette Franco-Ontarienne a créé un peu plus de 3000 œuvres en bois préparées à la main. Elle a l’avantage concurrentiel de pouvoir produire des panneaux en français.

Plus que jamais, Mme Filion remplit des commandes venant de partout au Canada et de l’étranger.

«Je n’aime pas vraiment l’avouer [parce qu’il y a bien des entreprises qui ne font pas bien], mais ç’a été fou. Les gens sont à la maison et ils ne pouvaient pas magasiner ni sortir. Les achats virtuels ont vraiment augmenté», fait-elle remarquer.

«J’ai vu qu’il y avait une grande demande pour des affiches personnalisées, surtout en français. Ce n’est pas évident d’en trouver, disons à Wal-Mart ou même en ligne. Donc j’ai commencé à les faire moi-même. Lorsque les gens venaient chez nous, ils me disaient “moi aussi j’en veux une avec mon nom”. Ils ont commencé à passer des commandes par Facebook et ç’a juste déboulés», raconte-t-elle.

Véronique Filion

La vie d’une entrepreneure a ses défis

Mme Filion a dû faire preuve de débrouillardise et de résilience pour réussir en affaires. Ses couts d’exploitation ont augmenté avec la pandémie. Elle doit également gérer son horaire pour trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et personnelle.

«Je fais Déco Véro à temps plein [un bon 40 heures], mais j’ai aussi une carrière à temps plein au ministère des Richesses naturelles et des Forêts. Je travaille donc les soirées, les fins de semaine et pendant mes pauses de diner. J’essaie de rentrer des heures ici et là», raconte Mme Filion.

Le prix matériel — comme le bois, les boites, l’emballage — a également augmenté. «Ce n’est pas toujours évident d’en trouver, parce qu’on dirait qu’il y a beaucoup de gens qui commencent à aller en ligne et à en envoyer partout. C’est tout le temps se tirailler pour le matériel», poursuit-elle.

«Mais j’adore tellement voir les photos de mes morceaux dans les maisons. Je reçois souvent des vidéos ou des photos lorsqu’ils donnent ça à de la parenté. C’est ce qui me motive vraiment de juste voir le sourire les gens.»