Le nouveau président de Parents Partenaires en Éducation, Paul Baril de Hearst.
Le nouveau président de Parents Partenaires en Éducation, Paul Baril de Hearst.

Le vent du nord souffle sur PPE

André Magny
Initiative de journalisme local - APF
Un nouveau président originaire de Hearst

Après la nomination il y a moins d’un an de Julie Béchard au poste de directrice générale, le conseil d’administration de Parents Partenaires en Éducation (PPE) vient d’élire Paul Baril à sa tête. Originaire de Hearst, ancien membre du CA, le nouveau président compte bien faire grandir PPE aux quatre coins de l’Ontario.

Décidément, ce regroupement de parents francophones a le vent en poupe. L’organisme franco-ontarien a maintenant des employées partout en province.

Le dynamisme manifesté par le mouvement qui en est dans sa soixantaine semble être à l’image de son nouveau président : «J’ai beaucoup à offrir», dira en entrevue Paul Baril. L’enseignant d’affaires et commerce au secondaire souhaite que PPE soit le plus inclusif possible. Ayant parfois eu le sentiment que les gens du Nord ne connaissaient pas suffisamment PPE par rapport aux autres grandes régions de l’Ontario, le nouveau président mentionne que son organisme est en train de réfléchir à l’embauche d’agents de liaison dans diverses régions. Dans le Nord, cela permettrait notamment d’apporter du soutien aux nouvelles familles qui s’y installent.

Autre aspect de la volonté d’être inclusif, PPE affiche actuellement une offre d’emploi visant à créer un poste de coordonnateur-trice en vue du renforcement des compétences culturelles autochtones. Un emploi qui, selon la direction de l’organisme, contribuera à rehausser les capacités culturelles de PPE en lien avec la communauté des parents d’expression française s’identifiant à une Première Nation ou à la Nation métisse.

Changement de gouvernance

Parmi les nouveautés au sein du conseil d’administration, M. Baril mentionne que le nouveau CA est passé d’un maximum de 14 administrateurs à 7. Un conseil d’administration qui mise non seulement sur la bonne volonté des gens en termes de bénévolat, mais surtout sur un schéma de compétence. Le CA pourra ainsi aller de l’avant au lieu de fréquemment faire des formations à ces membres comme c’était le cas auparavant.

De plus, la mise en place d’outils comme les comités consultatifs régionaux (CCR) seront source d’un plus grand engagement des parents au sein de chaque conseil scolaire.

D’autre part, les parents faisant partie des comités de participation des parents (CPP) deviennent maintenant membres de PPE.

En définitive, «décentraliser le CA, miser davantage sur les compétences des administrateurs et administratrices et créer un système élargi et plus inclusif pour consulter les parents par l’entremise des CCR sont des éléments qui permettront à PPE de passer à la prochaine phase», mentionne avec beaucoup d’enthousiasme le nouveau président, Paul Baril, dont le mandat est d’un an avec la possibilité d’être reconduit dans ses fonctions.

Une subvention bienvenue

Et puisqu’une nouvelle ne vient jamais seule, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a dévoilé le 14 juillet que PPE faisait partie des organismes bénéficiaires du programme Effet multiplicateur Nord. Un programme qui a comme objectif de permettre à de nouveaux projets innovateurs de voir le jour dans le Nord de l’Ontario et d’avoir ainsi un impact direct sur les communautés en visant leur croissance économique. Effet multiplicateur Nord a été lancé avec le soutien de FEDNOR, l'organisme du gouvernement du Canada responsable du développement économique du Nord de l'Ontario. 

Or, parmi les 18 organismes pouvant bénéficier de la subvention totale de 375 000 $, PPE retrouvait son nom pour une somme de 25 000 $, le montant le plus élevé pour les projets.

Cette subvention permettra d’après Paul Baril de répondre «à notre mission, soit de défendre les intérêts des parents et de veiller à la diversité.»

Quelques semaines avant une rentrée scolaire, qui devrait être plus normale, le jeune président lance un appel aux parents. Il les invite «à soumettre leur nom pour faire partie des nouveaux CCR». De cette façon, les besoins spécifiques des régions pourront être transmis aux membres du personnel de PPE.