L’AFO tente de lever le rideau sur le «côté humain de la faillite de l’Université Laurentienne»

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario encourage tous ceux qui ont connu des difficultés en raison de la faillite de l’Université Laurentienne de le partager sur les réseaux sociaux pour susciter la conversation et sensibiliser les politiciens. Ils offrent également un lien privé où il est possible d’envoyer un témoignage directement.

«Tout ce qu’on entend, c’est les créditeurs, les chiffres et la business. […] Derrière tout ça, il y a le côté humain derrière une faillite comme ça. […] On veut que les gens soient conscients de ça», explique le président de l’AFO, Carol Jolin. 

Pour M. Jolin et l’AFO, il faut faire réfléchir les gens pour qu’ils sachent à quel point cela est important pour la communauté. «Il y a du personnel qui a perdu leurs emplois, des étudiants qui faut qu’ils changent de programmes ou d’écoles, il y a toutes sortes d’histoires. […] C’est qu’on aille au-delà des chiffres et de l’administration pour vraiment connaitre ce qui se passe dans une communauté qui est en grande difficulté.»

Il est également inquiet de ce que les changements veulent dire pour la communauté francophone. Des 69 programmes qui ont disparu, 28 sont en français. «J’ai bien peur que d’autres soient coupés», souligne-t-il. 

M. Jolin explique qu’il y a de nombreuses entreprises appartenant à des francophones que l’on doit surveiller à travers le processus Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC). «Il y a plusieurs entreprises qui font affaire avec la Laurentienne. Dans une faillite, les gens ne récupèrent pas tout ce qu’ils perdent. Ça peut dire des pertes importantes ainsi que d’autres pertes d’emplois pour ceux impliqués.»

Le formulaire pour les témoignages se trouve à l’adresse https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdqJIY4XZ7SzrY4q9jlVDdCHIp7XvZHwBLsaMDP4jrPLDE_nw/viewform.