La porte d’entrée des Ivoiriens

Les Ivoiriens constituent la plus grande communauté d’immigrants francophones du Grand Sudbury avec plus de 300 individus. Environ 200 d’entre eux se sont rassemblés au YMCA le 5 octobre pour accueillir les plus récemment arrivés et leur prodiguer quelques conseils.

Le président de l’Association des Ivoiriens et des Ivoiriennes du Grand Sudbury, Moustapha Soumahoro, souligne que cet évènement a lieu depuis environ 5 ans et qu’il est important afin de faciliter l’inclusion des nouveaux arrivants à la fois dans la grande famille ivoirienne de même que dans la communauté franco-ontarienne.

Les nouveaux ont l’occasion de rencontrer les anciens, de tisser des liens. «On leur fait savoir qu’ils sont dans une famille; une famille d’abord ivoirienne, une famille immigrante et une famille franco-ontarienne. Il faut qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls», illustre M. Soumahoro.

Il explique que les nouveaux arrivants ivoiriens sont souvent déjà en contact avec l’association avant même leur arrivée ou ils sont référés par le service d’accueil mené par le Collège Boréal. La plupart sont également étudiants au collège ou à l’Université Laurentienne. Il n’est donc pas si difficile de les trouver et de les rassembler.

Cet accueil est très différent de ce qu’a connu M. Soumahoro, à son arrivée avec sa famille en 2004. Les deux autres Ivoiriens qui étaient déjà à Sudbury ont quitté avant l’arrivée de la famille Georges Kpazaï en 2007. Pendant quelque temps, les familles Soumahoro et Kpazaï ont fêté Noël et le Nouvel An ensemble et sont à la base de la naissance de l’association.

Complémentarité

L’activité s’inscrit dans la démarche globale d’accueil qui se met tranquillement en place dans le Grand Sudbury, insiste M. Soumahoro. «On ne veut pas empiéter sur les compétences des autres organismes, on est dans une mouvance informelle et on est très ravi de faires des [activités] en partenariat.» Il donne le French Fest en exemple.

En plus du repas partage — qui sentait très bon — les participants ont eu droit à une courte formation sur l’économie et les assurances au Canada, car la formation est l’autre grande mission de l’évènement et de l’association. Les sujets son divers, mais touchent particulièrement les lois, dont celles sur la famille. «Le schéma de la famille chez nous, c’est l’homme [en premier], la femme et l’enfant [au bas]. Ici, c’est l’enfant [en premier], la femme et l’homme, c’est inversé. Il faut qu’ils sachent ça dès le départ.»

Ils ont aussi eu droit à quelques conseils de Georges Kpazaï, doyen de la communauté ivoirienne sudburoise et professeur à l’Université Laurentienne.

Mattice Val-Côté

De retour avec un baccalauréat en travail social en main dans la communauté où elle a grandi, Andréane Blais veut offrir aux jeunes filles ce qu’elle n’a pas eu dans sa jeunesse : des activités artistiques et des occasions de discussions positives entre filles. Elle offrira une première série d’ateliers d’épanouissement personnel à Mattice Val-Côté à la fin octobre.

«Le but de mon programme, c’est de promouvoir la beauté naturelle et respecter les différences. Je touche à beaucoup de choses, mais c’est mon but primordial», explique la diplômée de l’Université Laurentienne. Ses sujets de prédilection sont l’estime et l’acceptation de soi, l’image corporelle, la gestion des émotions et le leadeurship. 



Grand Sudbury

Remise de la deuxième bourse #JeMérite et annonce de la programmation du 25e anniversaire ont fait partie de l’assemblée générale annuelle du Centre Victoria pour femmes (CVF) le 2 octobre.

Vickie Glazer-Martin était présente avec ses enfants pour recevoir son prix. Elle a entre autres eu à traverser une séparation pendant ses études en Technique de travail social au Collège Boréal. La bourse lui a surtout enlevé un stress financier. «Ça m’a fait que je n’ai plus de factures d’avocat, yé!, lance-t-elle en riant. C’est un gros poids en moins, de ne pas avoir à m’inquiéter pour trouver de l’argent supplémentaire ou une job de plus pour payer mes factures d’avocat.» Il lui reste environ une année pour compléter son diplôme.

Timmins

Le Centre de santé communautaire de Timmins a officiellement présenté son logo le 24 septembre. L’artiste lauréate du concours de logo a également été dévoilée.

«On avait demandé aux gens de la communauté, des artistes, des graphistes, toute personne qui voulait soumettre un croquis qui représente le bienêtre et la santé des membres de notre communauté ainsi que la francophonie. On avait donné environ trois semaines pour les soumissions», explique la coordinatrice du développement communautaire du Centre de santé communautaire de Timmins, Lisa Prévost. «Que ce soit un dessin fait à la main, fait à l’ordinateur ou peint, on a reçu plusieurs différentes sortes de croquis. C’est superbe de voir tout le talent qu’il y a à Timmins.»

C’est l’équipe de gestion qui a sélectionné le logo gagnant en se basant sur des critères préétablis. Selon Mme Prévost, une dizaine d’artistes d’âges variés, de l’école élémentaire à la retraite, ont participé au concours qui avait été lancé en aout.

Lors du dévoilement du logo, dans les locaux du Centre de santé au centre commercial Timmins Square, la grande gagnante, Chantal Rheault, graphiste de formation, a reçu un petit arbre orné de 300 $ en chèques-cadeaux échangeables chez des entreprises locales.

«Félicitations! Ton travail a été exceptionnel. On a tellement apprécié tout ce que tu as fait pour nous et travailler en collaboration avec toi», a déclaré Lisa Prévost en remettant le prix à la gagnante.

«Ça a été l’fun de travailler avec vous, répond la graphiste. Tu commences à le créer et quand tout le monde dit “Oh, wow, j’aime ça”, mon travail est fait. C’est ce que j’aime faire et c’est ce que j’aime entendre.»

Passionnée par le graphisme depuis l’âge de 8 ans, Mme Rheault, propriétaire de Rheault Printing Service et de Rheault Design, affirme avoir «sauté sur l’occasion tout de suite» lorsqu’elle a su que le concours avait été lancé.

Grand Sudbury

Le drapeau franco-ontarien a été hissé pour la toute première fois devant le palais de justice de Sudbury le 25 septembre. Ce geste a été instauré par l’équipe qui travail au projet pilote de l’amélioration de l’accès à la justice en français dans le Grand Sudbury.

L’engagement du gouvernement provincial pour la justice en français à Sudbury a été annoncé au mois de mars par Caroline Mulroney, qui était alors Procureure générale de l’Ontario. Le travail avance depuis sous la direction de Marc Boissonneault, chef de projet pour l’accès à la justice en français à Sudbury, mais aussi chef d’administration des tribunaux à Sault-Ste-Marie, où il a d’ailleurs amélioré l’offre de service en français.

Grand Sudbury

Avec trois spectacles à guichet fermé, il serait juste de qualifier le French Fest 2019 de succès.

Louis Josée Houde mardi, Plein la gueule! au Théâtre du Nouvel-Ontario et Oscar Trio au Club 50 de Chelmsford jeudi étaient presque tous complet. De plus, en assistant à plus d’un évènement du French Fest de La Slague du Carrefour Francophone cette année, on pouvait constater que l’organisme Sudburois est parvenu à remplir sa vision d’accueil et d’inclusion pour les nouveaux arrivants à travers cette fête. La journée familiale en était le parfait exemple, entre autres, avec un atelier de danses carrées traditionnellement canadiennes-françaises suivi d’un spectacle de l’artiste d’origine haïtienne Welsi.

1er octobre 2019

French Fest 2019

Grand Sudbury

Jean-Marc Aubin a remporté le Prix de la francophonie 2019 remis chaque année par l’ACFO du grand Sudbury lors du Banquet des Franco-Ontariens le 25 septembre. À presque 80 ans, l’homme originaire de Mattawa a passé de nombreuses années à défendre l’éducation de langue française dans la région de Sudbury.

Pendant son discours de remerciement, M. Aubin a rappelé que les droits des francophones sont fragiles et qu’il faut rester vigilant pour les conserver. C’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi il s’y consacre depuis si longtemps. «Ce que je souhaite dire aux gens aujourd’hui, c’est d’avoir autant de courage que nos parents ont eu contre des difficultés hors de l’ordinaire.»