Le 3e numéro du <em>Journal Joyal  </em>
Le 3e numéro du <em>Journal Joyal  </em>

Emploi d’été : journalistes

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Les jeunes employés de la Coopérative Joyal participent au Journal Joyal +

Les six jeunes travailleurs de la Coopérative Joyal à Témiskaming Shores terminent leur été avec une expérience peu commune : celle d’avoir produit et distribué un journal papier. Deux d’entre elles confirment que l’expérience a été enrichissante.

Ashley Bélanger et Gabrielle Boucher ont participé à la rédaction des quatre numéros du Journal Joyal + publiés au cours de l’été — le dernier devrait être disponible cette semaine. L’équipe était dirigée par la chargée de projet de la coopérative, Raphaëlle Falardeau.

Chaque édition a été imprimée à 500 exemplaires. Ils ont eu un peu d’aide pour la distribution, comme le grand-père d’Ashley Bélanger qui passait chercher cinq ou six copies pour les amener aux membres de la famille. «Mais il revenait en chercher plus, raconte Raphaëlle Falardeau. Comme à chaque fois. Il en prenait six pis il revenait et en ramassait d’autres, il en donnait à tout le monde.»

Une centaine de copies étaient distribuées dans des commerces de New Liskeard. À certains endroits, il en restait; à d’autres, il n’en restait plus après quelques jours. Le journal a aussi connu une belle popularité à Latchford, où toutes les copies déposées au bureau de poste ont trouvé preneur. «Les copies qu’il va nous rester, on va les donner aux écoles françaises», précise Mme Falardeau.

Inquiète du manque de travail pour les six élèves membres de la Coopérative Joyal en raison de la pandémie, Raphaëlle Falardeau leur a suggéré de publier un journal en français. Une idée tout de suite acceptée par l’équipe et pour laquelle elle a pu obtenir du financement.

L’expérience ressemblait à ce que Gabrielle Boucher avait imaginé, avec «peut-être un peu plus d’organisation que ce que je pensais». 

Raphaëlle Falardeau tenait à créer un objet physique avec les jeunes. Après une année presque entièrement virtuelle, pouvoir tenir leur travail dans leurs mains apportait un aspect tangible à leurs efforts et une source de fierté. Une fierté bien ressentie par Gabrielle Boucher : «J’étais fière de moi. J’ouvrais le journal et il y avait mon nom dedans.»

«Il n’y a pas beaucoup de jeunes de notre âge qui peuvent écrire pour un journal papier», ajoute Ashley Bélanger.

Ashley Bélanger et la 3e édition du <em>Journal Joyal +</em>

La chargée de projet a pris le temps d’assigner des tâches plus près des intérêts de chaque participant afin que l’expérience leur soit plus agréable. «Je ne voulais pas qu’ils fassent des articles et que ce soit comme l’école. Il fallait qu’ils soient confortables.» Puisque «Ashley est très sociable», celle-ci a été responsable de faire les entrevues avec des gens de la communauté. 

Ashley a bien aimé faire les entrevues. Ce qu’elle a quand même trouvé difficile, «c'était d’écrire mes questions pour demander aux différentes personnes avec qui j’ai fait des entrevues. Je ne voulais pas toujours répéter les mêmes questions». 

Gabriele Boucher était responsable de rédiger les textes d’opinion. «Ce qui était plus difficile, c’était de choisir de quoi parler. Je devais me trouver [un sujet] et que je sois assez politiquement correcte. Aussi faire la correction de mon propre article après celle de Raphaëlle», raconte-t-elle. Par contre, puisqu’elle aimait déjà beaucoup écrire, rédiger autant de textes n’était pas difficile pour elle.