Apporter un peu de bonheur dans le quotidien

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Les podcasts d’Anne Danielle

Une animatrice et blogueuse franco-ontarienne, Anne Danielle Gingras, a récemment lancé une nouvelle baladodiffusion sur son site web personnel. Intitulée Les podcasts d’Anne Danielle, cette résidente de Sturgeon Falls aimerait de rejoindre un auditoire francophone à l’échelle de la planète. Elle aborde différents thèmes et sujets de société qui l’intéressent, sauf que les demandes de participation s’accumulent.

La consultante et enseignante-ressource en éducation spécialisée au Conseil scolaire catholique Franco-Nord rêvait de faire de la radio depuis qu’elle était élève à l’École secondaire catholique Franco-Cité. Grâce à une accessibilité plus généralisée aux logiciels d’enregistrement, elle s’est équipée des outils nécessaires pour réaliser son émission hebdomadaire.

«Pendant mon cheminement professionnel, j’ai eu l’occasion d’avoir parlé à la radio et à la télévision. Je parlais souvent d’autisme et de ce que je faisais dans ma salle de classe. Je me suis dit que ça serait l’fun si je pouvais avoir ma propre émission de radio en français. On sait que ce n’est pas évident, alors pourquoi ne pas commencer un genre de balado francophone et voir si ça va prendre», raconte Mme Gingras.

«Les enjeux que j’aborde ne sont pas vraiment rien de sérieux. Ce sont plutôt des choses que j’aime. Entre autres l’art, la nutrition, la musique et l’anxiété. Je parle vraiment de tout ce qui touche mon quotidien. J’apporte ça aux gens et j’essaie de rapporter aux gens des différentes perspectives auxquelles je vis les choses», explique-t-elle.

«Pendant la pandémie — comme de raison —, on avait plus de temps à la maison et j’ai décidé de me pencher sur l’idée et de commencer. C’est de là que j’ai parti un peu mon blogue et ma page française. J’ai commencé à publier sur les sites franco-ontariens et ç’a été très bien accueilli», indique-t-elle.

Popularité grandissante

Les podcasts d’Anne Danielle est une baladodiffusion qui gagne en popularité auprès de la communauté franco-ontarienne. Depuis le début de l’été, Mme Gingras a reçu plusieurs demandes d’invitations de professionnels et de personnes qui voudraient jaser avec elle d’une variété de sujets dans ses balados. Ayant déjà enregistré une poignée de balados, l’animatrice constate que son émission commence à ajouter un peu de bonheur dans la vie de ses auditeurs.

«C’est important pour moi et c’est vraiment important de le faire en français. Je le faisais déjà en anglais — pas le balado —, mais je n’avais que plusieurs pages de médias sociaux. Mes racines sont francophones et j’ai décidé de revisiter ça», explique Mme Gingras.

«Il y a tellement de choses sérieuses qui se passent autour de nous. On sait qu’il y a de la politique qui se passe et les gens sont inquiets. On vit vraiment un genre de peur. Apporter un peu de gaité dans le monde chaque jour, ce sont des choses qui ne sont pas compliquées, qu’on peut faire pour essayer de naviguer à travers ça», estime l’animatrice.

«Je n’ai pas encore commencé à parler à des individus comme tels — c’est l’été et tout le monde est parti. Mais j’ai une liste assez exhaustive de personnes qui veulent venir jaser avec moi à compter de l’automne. J’en ai [qui font] des marathons, j’en ai que c’est des médecins, j’en ai d’autres qui font de l’art en province qui se promènent».