Daniel Proulx a modernisé sa maison familiale avec l’ajout d’isolant cellulosique, de panneaux solaires et de systèmes de chauffage solaire passif et géothermique. La maison est maintenant entièrement hors réseau.

Zéro émission nette : La réhabilitation thermique des bâtiments

D’ici 2040, les maisons existantes utiliseront 50 % d’énergie en moins et les factures de chauffage seront beaucoup plus basses.

À l’est de Sudbury, Daniel Proulx modernise sa maison depuis le début des années 1990. Elle est chauffée par des systèmes solaire passif et géothermique, alimentée en électricité par des panneaux solaires. Cependant, c’est l’ajout simple d’isolant cellulosique dans le grenier et les murs qui a été sa rénovation la plus importante en diminuant de façon considérable ses besoins de chauffage. Au total, ils payent le tiers  d’une facture d’électricité normale pour leur maison.

Pour sa part, Garth Hood a rénové sa maison centenaire du Nouveau-Brunswick aux normes de la maison passive et ses couts de chauffage sont passés d’environ 2500 $ à 250 $ par année.

Pour atteindre son objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050, le Plan communautaire en matière d’énergie et d’émissions du Grand Sudbury, dont l’ébauche a été approuvée par le conseil municipal en novembre dernier, vise à réduire de 50 % la consommation d’énergie dans les maisons existantes. «La modernisation de bâtiments peut jouer un rôle important dans la réduction de nos émissions de GES», explique Jennifer Babin-Fenske de Terre à cœur Sudbury.

Un exemple est l’installation de thermopompes. Parce qu’elles remplacent le chauffage au gaz naturel, les thermopompes ont un impact majeur sur la réduction globale des émissions. C’est exactement ce que Gary Bota et Jane Cox ont fait. Ils chauffent maintenant leur maison du quartier sud de la ville avec une combinaison d’air pulsé et d’eau chaude circulant dans un plancher chauffant.

Réduire la consommation d’énergie de votre maison de 50 % peut être plus facile que vous ne le pensez. L’installation d’une thermopompe, comme celle qu’ont installée Gary Bota et Jane Cox, est l’une des actions les plus importantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’une maison. Le remplacement d’un ancien système de chauffage par un système à haut rendement peut réduire les émissions de 40 %.

«Même des petits changements peuvent faire une importante différence dans la réduction des coûts », explique Mme Babin-Fenske. Avant d’entreprendre toute amélioration énergétique, Ressources naturelles Canada affirme qu’il est important de tout d’abord faire une évaluation énergétique de la maison. L’un des moyens les plus efficaces et abordables d’utiliser moins d’énergie est de réduire les pertes de chaleur en améliorant l’isolation des murs, du sous-sol et du grenier, en calfeutrant les fuites d’air, en remplaçant les coupe-froids endommagés ou en installant des fenêtres écoénergétiques.

Selon Leanne McNaughton, porte-parole d’Enbridge Gas, les clients inscrits à l’un de leurs programmes (Home Weatherization Program et Home Efficiency Rebate) font des économies importantes. « L’installation d’un thermostat intelligent permet d’économiser jusqu’à 23 % sur la consommation d’énergie », déclare Mme McNaughton. Des mesures simples, comme laisser pénétrer le soleil dans la maison le jour en gardant les rideaux ouverts et les fermer la nuit pour prévenir la perte de chaleur, contribuent elles aussi à réduire les factures d’énergie et les émissions de carbone. Une fois la maison bien isolée et étanche, on peut alors installer un système de chauffage électrique écoénergétique. L’organisme Environmental Defense déclare que le remplacement d’un vieil appareil de chauffage peut réduire jusqu’à 40 % les factures d’énergie.

Frank Palkovits a réalisé de nombreuses améliorations, grandes et petites, pour réduire la consommation d’énergie. De simples mesures telles que l’installation d’un thermostat programmable ou fermer les rideaux et les stores la nuit pour prévenir la perte de chaleur aident considérablement à réduire les pertes d’énergie.

Les couts initiaux sont souvent un obstacle pour les propriétaires qui envisagent des rénovations énergétiques. «Pour moderniser les maisons résidentielles existantes, les propriétaires doivent avoir accès à des incitatifs financiers», explique le directeur technique d’Économie verte du Nord, Feras Obeid. «L’ébauche du Plan communautaire en matière d’énergie et d’émissions du Grand Sudbury recommande que la Ville examine les options d’incitatifs à la modernisation, les programmes de sensibilisation du public et les changements de politiques», ajoute Mme Babin-Fenske.

Le modèle PACE aux États-Unis a encouragé avec succès les améliorations énergétiques, et ce modèle est présentement à l’étude à Guelph. Les programmes PACE permettent aux propriétaires de financer le cout initial des rénovations, remboursable sur une période de 10 à 20 ans. Lean & Green Michigan déclare que les projets PACE qu’ils ont approuvés sans paiement initial rapportent dès le départ puisque les versements envers le remboursement sont moindres que les économies générées par les rénovations. Un projet pilote de Clean Air Partnership, nommé CHEERIO, propose un modèle semblable utilisant les programmes de financement des Redevances d’aménagement local du ministère des Affaires municipales et du logement de l’Ontario.

Des incitatifs qui permettent aux propriétaires d’entreprendre des rénovations énergétiques et de réduire leurs factures d’énergie et les émissions de GES, ont aussi pour effet de diminuer le cout de la vie et d’améliorer l’accès à des logements abordables. Ces programmes créent également de nombreux emplois locaux. On estime que la mise en œuvre du Plan communautaire d’énergie et d’émissions du Grand Sudbury créerait en moyenne 1 300 emplois à temps plein par année au cours des 30 prochaines années.

Certains des programmes existants que vous pourriez exploiter pour rendre votre maison plus écoénergétique sont le Fonds pour des frais abordables, le Home Weatherization Program et le Home Efficiency Rebate. Ressources Naturelles Canada offre de l’information sur l’amélioration de l’efficacité énergétique.

Écrit au nom de Coalition for a Liveable Sudbury, un groupe de citoyens et de groupes communautaires qui partagent une vision de Sudbury en tant que communauté verte, saine et engagée. Pour plus d’informations portant sur un Grand Sudbury zéro émission nette, voir liveablesudbury.org/net_zero_sudbury.

Grand Sudbury

Zéro émission nette

Imaginez que vous et vos voisins produisez de l’énergie renouvelable à chacun de vos domiciles. Lorsque vous produisez de l’électricité au-delà de vos besoins, vous pouvez en vendre à un voisin et un voisin peut vous en vendre lorsque vous en avez besoin. Ensemble, vous aidez à alimenter le centre communautaire, l’hôpital et l’école de votre quartier tout en prévenant les pannes d’électricité. Cela est la réalité pour les résidents qui font partie du microréseau de Brooklyn et peut le devenir pour les résidents du Grand Sudbury.

Nord de l’Ontario

En plus des écoles, la plupart des activités publiques sont annulées.

Les citoyens de l’Ontario se sont mobilisés rapidement la semaine dernière dès les premiers signes de multiplication du nombre de cas de la COVID-19, ce qui a coïncidé aussi avec l’arrivée de la maladie dans le Nord de l’Ontario. La province et plusieurs institutions ont mis des mesures de l’avant pour freiner la propagation. Ainsi, plusieurs établissements seront fermés et presque tous les évènements publics sont annulés ou reportés.

Sudbury a eu la confirmation de son premier cas de la COVID-19 le mardi 10 mars en fin de soirée, mais l’homme s’était présenté à l’urgence d’Horizon Santé Nord le 7 mars. La personne atteinte avait visité la conférence minière PDAC 2020 à Toronto la semaine précédente. Une série de réponses pour contrer la propagation du virus a rapidement suivi et se poursuit.

Grand Sudbury

Plusieurs services fermés

La Ville du Grand Sudbury continue de mettre en place des mesures plus sévères pour réduire les changes de propagation de la COVID-19. Les autorités ont présenté une nouvelle séries de mesures en direct sur Facebook lundi après-midi. Les services municipaux suivants seront fermés au moins jusqu’au 5 avril :

  • Les bibliothèques municipales — l’accès en ligne aux livres continue
  • Les Centres de service aux citoyens, sauf le bureau principal au 2e étage de la place Tom Davies
  • Les camps de la semaine de relâche
  • Les musées
  • Les parcs
  • Les arénas — les évènements à l’aréna communautaire sont annulés
  • Les piscines
  • Les centres de ski
  • Les centres communautaires
  • Les centres d’entrainement
  • Les centres pour les jeunes
  • La Cour des infractions provinciales est suspendue
  • Le Manoir des pionniers est fermé aux visiteurs

Les cours et les locations de salle seront remboursés. Pour connaitre la procédure, il faut contacter la Ville au 311 ou 311@grandsudbury.ca.

Ce qui continue :

  • Le transport en commun GOVA roulera et des mesures de nettoyage supplémentaires ont été mises en place
  • La collecte des déchets et du recyclage se poursuit normalement
  • Les dépotoirs sont ouverts
  • Les centres d’urgence pour sans-abris
  • La plupart des services offerts à la place Tom Davies

Pour tous les détails (anglais seulement au moment de mettre en ligne) : https://www.greatersudbury.ca/city-hall/news-and-public-notices/2020/covid-19-update-from-the-city-of-greater-sudbury-monday-march-16-2020/

Ontario

Les grands moyens pour contrer le COVID-19.

Le gouvernement de l’Ontario vient tout juste de demander aux conseils scolaires de fermer toutes les écoles élémentaires et secondaires financées par le gouvernement de l’Ontario du 14 mars au 15 avril inclusivement dans l’objectif de réduire les risques de propagation de la COVID-19.

North Bay

L'édifice qui servait d'entrepôt devra être démoli.

La Société St-Vincent de Paul de North Bay est à la recherche d’un nouveau local. L’organisme de bienfaisance, qui était situé dans un édifice sur la 5e avenue pendant de nombreuses années, a dû fermer ses portes de façon temporaire au mois de novembre en raison de graves problèmes structurels du bâtiment qui lui était prêté sans frais par la Paroisse St-Vincent de Paul.

Ce regroupement bénévole qui, jusqu’à tout récemment, recueillait et distribuait de la nourriture fraiche et en conserve aux personnes moins fortunées, ne peut présentement pas accepter de dons.

Grand Sudbury

Présentation de la vidéo Au Canada, il y a de la place pour tout le monde

Manque d’information. S’il y a un seul message à retenir de la vidéo Au Canada, il y a de la place pour tout le monde, c’est celui-là. Cette vidéo, projetée en première au Centre de santé communautaire (CSCGS) le 22 février, présente le témoignage de quatre immigrants et d’une femme qui en a accueilli plusieurs dans la région.

Environnement

Qu’arriverait-il si notre système agro-alimentaire était géré de façon plus durable à travers le monde?

l pourrait peut-être nourrir 10 milliards de personnes. Combien peut-il en nourrir à l’heure actuelle sans dépasser les limites de la planète ? À peine 3,4 milliards, selon un calcul récent.

Une partie du cette affirmation est connue depuis longtemps: la Terre n’aurait pas la capacité de nourrir tous ses habitants, s’ils devaient un jour tous adopter le mode de vie occidental. Autour de cette affirmation ont été greffées au fil des années différents types de calculs, donnant des réponses souvent approximatives — sur les ressources limitées de la Terre, sur le fait que nous utiliserions actuellement « une Terre et demi », sur les seuils de tolérance des systèmes qui font fonctionner notre Terre, et ainsi de suite.

Grand Sudbury

Et comment cela affectera-t-il la vie de tous les jours?

Christine Caveen et Naomi Grant
Collaboration spéciale

Nous le voyons dans les nouvelles. Les signes sont partout autour de nous. Les changements climatiques sont à nos portes. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU a conclu dans son Rapport spécial Réchauffement planétaire de 1,5oC, qu’une augmentation de la température mondiale de 1,5oC entrainerait d’énormes perturbations écologiques, économiques et sociales.

Heureusement, la science du climat fait plus que nous donner un avertissement. Elle nous donne aussi les pistes nous permettant d’aller de l’avant en vue de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre et d’éviter les impacts catastrophiques.

La ville du Grand Sudbury se joint à d’autres municipalités pour relever ce défi. En mai 2019, le Conseil municipal du Grand Sudbury a déclaré une urgence climatique et s’est engagé à atteindre un objectif de zéro émission nette d’ici 2050. C’est avec cet objectif à l’esprit que le Plan de gestion communautaire de l’énergie et des émissions du Grand Sudbury (CEEP) a été élaboré. Le plan établit les actions requises pour atteindre ce but.

Hearst

Les adeptes d’écologie auront un nouvel endroit où se réunir à Hearst, dès février 2020. À l’initiative de Lynn Glazer, écolo convaincue «depuis toujours», la bibliothèque locale accueillera une fois par mois ceux qui s’intéressent de près ou de loin au virage vert.

«Ça fait longtemps que j’y réfléchis, et j’ai eu le déclic récemment. Une femme m’a contactée après avoir vu la chronique Retour à la terre, de Sophie Gagnon, qui m’a interviewée sur mes trucs écolos. Je me suis dit que ça serait le fun d’avoir un groupe où partager de l’information, des projets ! Plusieurs personnes ont l’impression que l’écologie, c’est juste le recyclage, mais c’est tellement plus que ça !», s’enthousiasme la résidente de Hearst, Lynn Glazer.

Grand Sudbury

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Tandis que Bill Crumplin du Parti vert, Beth Mairs du Nouveau Parti démocratique et Paul Lefebvre du Parti libéral avaient un discours relativement similaire sur l’urgence et les moyens de combattre les changements climatiques, M. Paterson n’a pas concédé qu’il y avait urgence climatique et s’oppose à la taxe sur le carbone.

Tous les candidats croient par contre que Sudbury a la possibilité de devenir un leadeur mondial en innovations technologiques pour combattre les changements climatiques, en partie en raison des mines.

M. Crumplin a rappelé que le Parti vert a, dans son programme, un plan d’investissement de 40 millions $ seulement pour Sudbury afin d’y créer un centre d’innovation en fournitures minières.

Le candidat du Parti conservateur, Pierre St-Amant, était absent, peut-être en raison de la présence de Doug Ford à Sudbury pour un souper-bénéfice.