Groseilles et camerises feront partie des fruits sauvages qui seront plantés dans la nouvelle forêt nourricière d’Alban le 16 octobre.
Groseilles et camerises feront partie des fruits sauvages qui seront plantés dans la nouvelle forêt nourricière d’Alban le 16 octobre.

Une première forêt nourricière pour la Rivière des Français

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur

La Rivière des Français aura sa propre forêt nourricière à partir du 16 octobre. En partenariat avec l’organisme Sudbury Shared Harvest, le Centre de santé Univi mettra en terre plantes et arbustes fruitiers près du parc municipal d’Alban. On souhaite que la population y participe afin d’apprendre comment prendre soin et profiter de ce petit jardin naturel.

La forêt sera plantée près du parc familial d’Alban «où plusieurs familles vont s’amuser pendant l’été». Elles pourront venir se servir et, éventuellement, s’en occuper, explique l’agente de promotion de la santé au Centre de santé Univi, Sarah Trottier.  

Une forêt nourricière est composée principalement de baies et d’arbres fruitiers qui demandent peu d'entretien. En plus de fournir un peu de nourriture, ce genre de forêt améliore la biodiversité, aide à la purification de l’air et de l’eau et se régénère d’elle-même. C’est aussi un lieu d’apprentissage.

«C’est la première forêt nourricière ouverte au public à la Rivière des Français et c’est un peu nouveau pour la communauté. On espère avoir des sessions d’éducation [...] et d’impliquer les écoles aussi. C’est la future génération et on aimerait qu’ils prennent la relève et qu’ils aient les connaissances pour continuer dans ce domaine et éduquer le monde», dit Sarah Trottier.

Celle qui est aussi coordonnatrice du comité des jardins communautaires de la Rivière des Français espère que ce ne sera pas la dernière forêt nourricière. «On a des plans pour en planter d’autres.»

La présidente de Sudbury Shared Harvest, Carrie Regenstreif, confirme le rôle éducatif qu’a l’activité. «Nous croyons que l’aspect éducatif est encore plus important que la production de nourriture.» Les participants pourront facilement appliquer ce qu’ils y apprennent pour faire pousser le même genre de plantes dans leur propre cour ou leur jardin. 

La forêt aura besoin d’un peu d’entretien au fil du temps, mais moins qu’un potager. Elle sera composée de plantes annuelles. La première année est la seule où il faudra l’entretenir activement et l’arroser. Ensuite, la pluie s’en chargera et les insectes s’occuperont de la pollinisation. «D’ici l’automne prochain, nous n’aurons plus besoin de l’arroser», confirme Carrie Regenstreif.

Elle s’attend d’ailleurs à ce qu’il y ait déjà quelques petits fruits l’été prochain, comme des fraises. La plantation deviendra plus productive dans deux ou trois ans. Sudbury Shared Harvest a commandé des plants de baies de camerises (haskap), des groseilles (currant), des pruniers, des herbes comme du thym et de l’origan ainsi que des fleurs pour attirer les insectes pollinisateurs.

L’organisme commence à avoir de l’expérience dans le domaine. Ils ont planté une première forêt nourricière au parc Delki Dozzi de Sudbury en 2017. D’autres, plus petites, ont suivi et sont à venir. L’entretien de chacune se poursuit avec l’aide de bénévoles.

Le Centre Univi a obtenu les fonds pour établir la forêt nourricière d’Alban auprès du Défi communautaire d’Objectif avenir RBC de la Fondation RBC. La Municipalité de la Rivière des Français appuie aussi le projet et a fourni le terrain. La forêt nourricière occupera un espace de 350 à 500 pi2.

La préparation de la forêt nourricière d’Alban aura lieu le 16 octobre de 11 h à 15 h au parc situé sur la route 64 (reporté au 23 s’il pleut). Les outils et le diner seront fournis. Prévenez les organisateurs de votre présence en écrivant à info@sudburysharedharvest.ca. Plus de renseignements sont disponibles à l’adresse https://sudburysharedharvest.ca/.