Les 16 panneaux solaires installés sur le toit de la maison de Bill Crumplin près du centre-ville de Sudbury répondent à ses besoins en électricité. Dans un modèle énergétique communautaire, tel qu’un microréseau, tout surplus d’énergie produit par les panneaux pourrait aider à répondre aux besoins de ses voisins et de sa communauté.
Les 16 panneaux solaires installés sur le toit de la maison de Bill Crumplin près du centre-ville de Sudbury répondent à ses besoins en électricité. Dans un modèle énergétique communautaire, tel qu’un microréseau, tout surplus d’énergie produit par les panneaux pourrait aider à répondre aux besoins de ses voisins et de sa communauté.

Un propriétaire et producteur de son énergie

Zéro émission nette

Imaginez que vous et vos voisins produisez de l’énergie renouvelable à chacun de vos domiciles. Lorsque vous produisez de l’électricité au-delà de vos besoins, vous pouvez en vendre à un voisin et un voisin peut vous en vendre lorsque vous en avez besoin. Ensemble, vous aidez à alimenter le centre communautaire, l’hôpital et l’école de votre quartier tout en prévenant les pannes d’électricité. Cela est la réalité pour les résidents qui font partie du microréseau de Brooklyn et peut le devenir pour les résidents du Grand Sudbury.

L’ébauche du Plan communautaire en matière d’énergie et d’émissions du Grand Sudbury énonce des mesures pour atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050. Notamment, ces mesures incluent la création d’une coopérative d’énergie renouvelable pour faire progresser le développement de systèmes d’énergie renouvelable et l’expansion du système urbain de production d’énergie.

En aout 2003, un incident survenu dans l’état de l’Ohio à plus de 1000 kilomètres de Sudbury a provoqué des pannes d’électricité en Ontario et dans huit états américains, touchant plus de 50 millions de personnes. L’un des avantages de l’énergie produite localement est qu’elle n’est pas perturbée par des évènements lointains, ce qui la rend plus sure et plus fiable. De plus, les pertes dues à la transmission sont considérablement réduites. Les projets énergétiques locaux favorisent l’économie locale et mènent à des décisions qui bénéficient à l’ensemble de la communauté.

La transition vers l’énergie locale peut se faire de diverses façons. Le projet de réseau intelligent SPEEDIER de Parry Sound devrait éventuellement permettre à cette communauté de générer autant d’énergie qu’elle en consomme. Pour sa part, North Bay a lancé en 2019 le premier système de microréseaux d’électricité à échelle commerciale au Canada. En plus de fournir de la chaleur et de l’électricité à plusieurs installations publiques de la ville, Community Energy Park peut procurer de l’électricité à 51 000 résidents en cas de panne du réseau électrique.

La communauté solaire de Drake Landing, située dans l’est de la ville d’Okotoks en Alberta, est un quartier dont les maisons sont chauffées par un système conçu pour emmagasiner l’énergie solaire sous terre pendant l’été pour ensuite être distribuée à chaque foyer durant l’hiver. Le système fournit plus de 90 % des besoins en chauffage des maisons du quartier et, selon les estimations, a réduit d’environ 5 tonnes par année les émissions de GES de chaque maison.

Copenhague, capitale du Danemark, a également eu recours à l’expansion de son réseau de chauffage urbain pour réduire ses émissions de GES. Ce système sert désormais 99 % des résidents de la ville. Près d’Ottawa, la Coopérative Hydro Embrun Inc. est la seule coopérative d’électricité en Ontario fonctionnant comme un distributeur d’énergie local géré au profit de ses membres.

Chacune de ces initiatives énergétiques locales contribue à réduire les émissions de GES et à améliorer la sécurité énergétique locale tout en apportant des avantages financiers locaux.

Dans quelle mesure nos quartiers peuvent-ils être indépendants sur le plan énergétique? Un récent rapport néerlandais a révélé que les quartiers utilisant des systèmes d’énergie intelligents, intégrés et décentralisés (Smart Integrated Decentralised Energy Systems) peuvent être autosuffisants à près de 90 %. L’auteur du rapport, l’ingénieur des systèmes énergétiques Florijn de Graaf, affirme que cette nouvelle approche pourrait même ouvrir la voie à 100 % d’autosuffisance en électricité, en chaleur et en eau ainsi que 50 % d’autosuffisance en production alimentaire.

Selon TREC Renewable Energy Co-operative, des changements doivent être apportés au cadre règlementaire et politique de l’Ontario pour assurer la cohérence et le soutien des projets énergétiques communautaires. L’organisme attribue la forte augmentation de projets solaires communautaires aux États-Unis à la mise en œuvre de règlementations favorisant leur développement.

Durant la transition à zéro émission nette, il nous est possible d’envisager nos systèmes énergétiques comme une partie intégrale de nos quartiers et de nos communautés. De tels systèmes favorisent notre sécurité énergétique et financière, protègent l’environnement et peuvent même embellir l’espace public.

Au nom de Coalition Bien-Vivre Sudbury, un groupe populaire de citoyens et de groupes communautaires qui partagent une vision de Sudbury en tant que communauté verte, saine et engagée. Pour plus d’informations portant sur un Grand Sudbury zéro émission nette, voir liveablesudbury.org/net_zero_sudbury.

Grand Sudbury

Zéro émission nette d’ici 2050

Saviez-vous que de 20 à 30 % des émissions totales des gaz à effet de serre (GES) peuvent être attribuées à notre système alimentaire? Ce système comprend l’agriculture et l’utilisation des terres, l’entreposage, le transport, l’emballage, la transformation, la vente au détail et la consommation. Les choix que nous faisons quant à notre alimentation influencent de façon considérable notre impact sur l’environnement. Nous pouvons réduire l’empreinte carbone de ce que nous mangeons de quatre façons : en cultivant notre propre nourriture, en s’approvisionnant auprès des agriculteurs locaux, en mangeant davantage d’aliments d’origine végétale et en réduisant le gaspillage alimentaire.

Grand Sudbury

Zéro émission nette d’ici 2050

Bob Daigle, un résident du quartier du Moulin à Fleur dans le Grand Sudbury, a littéralement amené la collecte de l’eau de pluie à de nouveaux sommets en construisant deux châteaux d’eau sur sa propriété. Il a ainsi réussi à récupérer de l’eau pour plusieurs de ses besoins domestiques, notamment pour sa machine à laver, son jardin sur le toit, sa serre et son potager. «J’économise entre 700 $ et 1000 $ par année sur mes factures d’eau», déclare M. Daigle.

Jour de la Terre

De vastes pans d’écosystèmes faibliraient en vagues.

Le Jour de la Terre Canada (22 avril) existe depuis 30 ans cette année. Son objectif est de rappeler la fragilité des écosystèmes et de rappeler aux gens et aux organisations qu’il est important de diminuer notre impact sur l’environnement.

La pollution de l’air et de l’eau restent des enjeux extrêmement importants, mais c’est une nouvelle étude sur l’impact des changements climatiques qui retient l’attention aujourd’hui.

Nord de l’Ontario

En plus des écoles, la plupart des activités publiques sont annulées.

Les citoyens de l’Ontario se sont mobilisés rapidement la semaine dernière dès les premiers signes de multiplication du nombre de cas de la COVID-19, ce qui a coïncidé aussi avec l’arrivée de la maladie dans le Nord de l’Ontario. La province et plusieurs institutions ont mis des mesures de l’avant pour freiner la propagation. Ainsi, plusieurs établissements seront fermés et presque tous les évènements publics sont annulés ou reportés.

Sudbury a eu la confirmation de son premier cas de la COVID-19 le mardi 10 mars en fin de soirée, mais l’homme s’était présenté à l’urgence d’Horizon Santé Nord le 7 mars. La personne atteinte avait visité la conférence minière PDAC 2020 à Toronto la semaine précédente. Une série de réponses pour contrer la propagation du virus a rapidement suivi et se poursuit.

Grand Sudbury

Plusieurs services fermés

La Ville du Grand Sudbury continue de mettre en place des mesures plus sévères pour réduire les changes de propagation de la COVID-19. Les autorités ont présenté une nouvelle séries de mesures en direct sur Facebook lundi après-midi. Les services municipaux suivants seront fermés au moins jusqu’au 5 avril :

  • Les bibliothèques municipales — l’accès en ligne aux livres continue
  • Les Centres de service aux citoyens, sauf le bureau principal au 2e étage de la place Tom Davies
  • Les camps de la semaine de relâche
  • Les musées
  • Les parcs
  • Les arénas — les évènements à l’aréna communautaire sont annulés
  • Les piscines
  • Les centres de ski
  • Les centres communautaires
  • Les centres d’entrainement
  • Les centres pour les jeunes
  • La Cour des infractions provinciales est suspendue
  • Le Manoir des pionniers est fermé aux visiteurs

Les cours et les locations de salle seront remboursés. Pour connaitre la procédure, il faut contacter la Ville au 311 ou 311@grandsudbury.ca.

Ce qui continue :

  • Le transport en commun GOVA roulera et des mesures de nettoyage supplémentaires ont été mises en place
  • La collecte des déchets et du recyclage se poursuit normalement
  • Les dépotoirs sont ouverts
  • Les centres d’urgence pour sans-abris
  • La plupart des services offerts à la place Tom Davies

Pour tous les détails (anglais seulement au moment de mettre en ligne) : https://www.greatersudbury.ca/city-hall/news-and-public-notices/2020/covid-19-update-from-the-city-of-greater-sudbury-monday-march-16-2020/

Ontario

Les grands moyens pour contrer le COVID-19.

Le gouvernement de l’Ontario vient tout juste de demander aux conseils scolaires de fermer toutes les écoles élémentaires et secondaires financées par le gouvernement de l’Ontario du 14 mars au 15 avril inclusivement dans l’objectif de réduire les risques de propagation de la COVID-19.

North Bay

L'édifice qui servait d'entrepôt devra être démoli.

La Société St-Vincent de Paul de North Bay est à la recherche d’un nouveau local. L’organisme de bienfaisance, qui était situé dans un édifice sur la 5e avenue pendant de nombreuses années, a dû fermer ses portes de façon temporaire au mois de novembre en raison de graves problèmes structurels du bâtiment qui lui était prêté sans frais par la Paroisse St-Vincent de Paul.

Ce regroupement bénévole qui, jusqu’à tout récemment, recueillait et distribuait de la nourriture fraiche et en conserve aux personnes moins fortunées, ne peut présentement pas accepter de dons.

Grand Sudbury

D’ici 2040, les maisons existantes utiliseront 50 % d’énergie en moins et les factures de chauffage seront beaucoup plus basses.

À l’est de Sudbury, Daniel Proulx modernise sa maison depuis le début des années 1990. Elle est chauffée par des systèmes solaire passif et géothermique, alimentée en électricité par des panneaux solaires. Cependant, c’est l’ajout simple d’isolant cellulosique dans le grenier et les murs qui a été sa rénovation la plus importante en diminuant de façon considérable ses besoins de chauffage. Au total, ils payent le tiers  d’une facture d’électricité normale pour leur maison.

Grand Sudbury

Présentation de la vidéo Au Canada, il y a de la place pour tout le monde

Manque d’information. S’il y a un seul message à retenir de la vidéo Au Canada, il y a de la place pour tout le monde, c’est celui-là. Cette vidéo, projetée en première au Centre de santé communautaire (CSCGS) le 22 février, présente le témoignage de quatre immigrants et d’une femme qui en a accueilli plusieurs dans la région.

Environnement

Qu’arriverait-il si notre système agro-alimentaire était géré de façon plus durable à travers le monde?

l pourrait peut-être nourrir 10 milliards de personnes. Combien peut-il en nourrir à l’heure actuelle sans dépasser les limites de la planète ? À peine 3,4 milliards, selon un calcul récent.

Une partie du cette affirmation est connue depuis longtemps: la Terre n’aurait pas la capacité de nourrir tous ses habitants, s’ils devaient un jour tous adopter le mode de vie occidental. Autour de cette affirmation ont été greffées au fil des années différents types de calculs, donnant des réponses souvent approximatives — sur les ressources limitées de la Terre, sur le fait que nous utiliserions actuellement « une Terre et demi », sur les seuils de tolérance des systèmes qui font fonctionner notre Terre, et ainsi de suite.

Grand Sudbury

Et comment cela affectera-t-il la vie de tous les jours?

Christine Caveen et Naomi Grant
Collaboration spéciale

Nous le voyons dans les nouvelles. Les signes sont partout autour de nous. Les changements climatiques sont à nos portes. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU a conclu dans son Rapport spécial Réchauffement planétaire de 1,5oC, qu’une augmentation de la température mondiale de 1,5oC entrainerait d’énormes perturbations écologiques, économiques et sociales.

Heureusement, la science du climat fait plus que nous donner un avertissement. Elle nous donne aussi les pistes nous permettant d’aller de l’avant en vue de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre et d’éviter les impacts catastrophiques.

La ville du Grand Sudbury se joint à d’autres municipalités pour relever ce défi. En mai 2019, le Conseil municipal du Grand Sudbury a déclaré une urgence climatique et s’est engagé à atteindre un objectif de zéro émission nette d’ici 2050. C’est avec cet objectif à l’esprit que le Plan de gestion communautaire de l’énergie et des émissions du Grand Sudbury (CEEP) a été élaboré. Le plan établit les actions requises pour atteindre ce but.

Hearst

Les adeptes d’écologie auront un nouvel endroit où se réunir à Hearst, dès février 2020. À l’initiative de Lynn Glazer, écolo convaincue «depuis toujours», la bibliothèque locale accueillera une fois par mois ceux qui s’intéressent de près ou de loin au virage vert.

«Ça fait longtemps que j’y réfléchis, et j’ai eu le déclic récemment. Une femme m’a contactée après avoir vu la chronique Retour à la terre, de Sophie Gagnon, qui m’a interviewée sur mes trucs écolos. Je me suis dit que ça serait le fun d’avoir un groupe où partager de l’information, des projets ! Plusieurs personnes ont l’impression que l’écologie, c’est juste le recyclage, mais c’est tellement plus que ça !», s’enthousiasme la résidente de Hearst, Lynn Glazer.

Grand Sudbury

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Tandis que Bill Crumplin du Parti vert, Beth Mairs du Nouveau Parti démocratique et Paul Lefebvre du Parti libéral avaient un discours relativement similaire sur l’urgence et les moyens de combattre les changements climatiques, M. Paterson n’a pas concédé qu’il y avait urgence climatique et s’oppose à la taxe sur le carbone.

Tous les candidats croient par contre que Sudbury a la possibilité de devenir un leadeur mondial en innovations technologiques pour combattre les changements climatiques, en partie en raison des mines.

M. Crumplin a rappelé que le Parti vert a, dans son programme, un plan d’investissement de 40 millions $ seulement pour Sudbury afin d’y créer un centre d’innovation en fournitures minières.

Le candidat du Parti conservateur, Pierre St-Amant, était absent, peut-être en raison de la présence de Doug Ford à Sudbury pour un souper-bénéfice.