Serviettes hygiéniques, papier de toilette, serviettes de table et mouchoirs sont tous faits à la main et réutilisables au domicile de Lynn Glazer.

Un club écolo bilingue verra le jour à Hearst en 2020

Les adeptes d’écologie auront un nouvel endroit où se réunir à Hearst, dès février 2020. À l’initiative de Lynn Glazer, écolo convaincue «depuis toujours», la bibliothèque locale accueillera une fois par mois ceux qui s’intéressent de près ou de loin au virage vert.

«Ça fait longtemps que j’y réfléchis, et j’ai eu le déclic récemment. Une femme m’a contactée après avoir vu la chronique Retour à la terre, de Sophie Gagnon, qui m’a interviewée sur mes trucs écolos. Je me suis dit que ça serait le fun d’avoir un groupe où partager de l’information, des projets ! Plusieurs personnes ont l’impression que l’écologie, c’est juste le recyclage, mais c’est tellement plus que ça !», s’enthousiasme la résidente de Hearst, Lynn Glazer.

Élevée par une mère qui avait plus d’un tour dans son sac, elle a grandi en ayant conscience de l’importance de réutiliser et de réparer les objets autant que possible, avant de s’en procurer de nouveaux. Adepte de jardinage et de chasse, Lynn Glazer est également très familière avec la formule «fais-le toi-même» (do it yourself ou DIY).

C’est encore plus vrai à Hearst, où les petits commerces écoresponsables se font rares. «Il y a une petite section en vrac à l’épicerie, où on peut acheter des chocolats et des noix et ce genre de choses, mais on a vraiment peu d’options, déplore-t-elle. Il y avait une fabrique de savon locale [Pomponette], et j’ai changé mes achats pour l’encourager parce qu’ils utilisaient des emballages de papier et c’était fait local, mais ils vont fermer [le 22 décembre] en raison de lois de zonage. C’est dommage, même si les produits vont être disponibles ailleurs.»

Le manque de disponibilité n’arrête pas pour autant Lynn Glazer, qui va même jusqu’à utiliser du papier hygiénique réutilisable pour réduire son empreinte écologique. «J’ai toujours posé des gestes un peu extrêmes», convient-elle en riant.

Lynn Glazer produit elle-même ses pots de ketchup, relish, confitures et autres délices. Pour éviter le gaspillage, elle écoule ses surplus au marché local.

Ce sont les petits gestes qui comptent

Nul besoin d’aller aussi loin pour faire sa part. «Une chose que Lynn m’a dite et qui m’a marquée, c’est qu’on n’a pas besoin d’une personne qui soit écolo parfaitement, on a besoin de mille personnes qui le soient imparfaitement !», lance la directrice de la Bibliothèque publique de Hearst, Francine D’Aigle, qui accueillera les participants du club écolo une fois par mois à compter de février 2020. Le jour, la date et l’heure restent à déterminer en fonction des intéressés.

«Je vais aussi y participer par intérêt personnel, assure la directrice. La tendance écologique est de plus en plus populaire à Hearst ; on recycle, mais j’aimerais ça en faire plus.»

Ça n’est que depuis deux ans que les Hearstois profitent du recyclage à domicile, avant quoi ils devaient eux-mêmes aller porter le tout aux endroits désignés, une tâche qui en décourageait plusieurs. «Peut-être que dans le futur, on pourra avoir le compost à domicile aussi!», espère Francine D’Aigle.

D’ici là, le club écolo bilingue proposera aux écolos en herbe des trucs et conseils pour réduire leur empreinte environnementale, et peut-être même des conférenciers qui viendront donner de nouvelles idées aux adeptes, comme Lynn Glazer. «Il y a déjà quatre ou cinq personnes d’inscrites. J’essaye de ne pas me faire d’attentes, mais je serais vraiment excitée si on en avait une vingtaine! Je sens qu’on répond à un besoin», conclut l’instigatrice du projet.

Les intéressés peuvent s’inscrire en téléphonant à la Bibliothèque publique de Hearst, au 705-372-2843.

Environnement

Qu’arriverait-il si notre système agro-alimentaire était géré de façon plus durable à travers le monde?

l pourrait peut-être nourrir 10 milliards de personnes. Combien peut-il en nourrir à l’heure actuelle sans dépasser les limites de la planète ? À peine 3,4 milliards, selon un calcul récent.

Une partie du cette affirmation est connue depuis longtemps: la Terre n’aurait pas la capacité de nourrir tous ses habitants, s’ils devaient un jour tous adopter le mode de vie occidental. Autour de cette affirmation ont été greffées au fil des années différents types de calculs, donnant des réponses souvent approximatives — sur les ressources limitées de la Terre, sur le fait que nous utiliserions actuellement « une Terre et demi », sur les seuils de tolérance des systèmes qui font fonctionner notre Terre, et ainsi de suite.

Grand Sudbury

Et comment cela affectera-t-il la vie de tous les jours?

Christine Caveen et Naomi Grant
Collaboration spéciale

Nous le voyons dans les nouvelles. Les signes sont partout autour de nous. Les changements climatiques sont à nos portes. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU a conclu dans son Rapport spécial Réchauffement planétaire de 1,5oC, qu’une augmentation de la température mondiale de 1,5oC entrainerait d’énormes perturbations écologiques, économiques et sociales.

Heureusement, la science du climat fait plus que nous donner un avertissement. Elle nous donne aussi les pistes nous permettant d’aller de l’avant en vue de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre et d’éviter les impacts catastrophiques.

La ville du Grand Sudbury se joint à d’autres municipalités pour relever ce défi. En mai 2019, le Conseil municipal du Grand Sudbury a déclaré une urgence climatique et s’est engagé à atteindre un objectif de zéro émission nette d’ici 2050. C’est avec cet objectif à l’esprit que le Plan de gestion communautaire de l’énergie et des émissions du Grand Sudbury (CEEP) a été élaboré. Le plan établit les actions requises pour atteindre ce but.

Grand Sudbury

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Tandis que Bill Crumplin du Parti vert, Beth Mairs du Nouveau Parti démocratique et Paul Lefebvre du Parti libéral avaient un discours relativement similaire sur l’urgence et les moyens de combattre les changements climatiques, M. Paterson n’a pas concédé qu’il y avait urgence climatique et s’oppose à la taxe sur le carbone.

Tous les candidats croient par contre que Sudbury a la possibilité de devenir un leadeur mondial en innovations technologiques pour combattre les changements climatiques, en partie en raison des mines.

M. Crumplin a rappelé que le Parti vert a, dans son programme, un plan d’investissement de 40 millions $ seulement pour Sudbury afin d’y créer un centre d’innovation en fournitures minières.

Le candidat du Parti conservateur, Pierre St-Amant, était absent, peut-être en raison de la présence de Doug Ford à Sudbury pour un souper-bénéfice.