Marc Serré, Stef Paquette, Casey Lalonde et Aino Laamanen, candidats dans Nickel Belt

Environnement : plus de consensus que de débats

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Le candidat du Parti populaire du Canada de Sudbury, Sean Paterson, a été la seule voix partiellement discordante parmi les candidats des circonscriptions de Sudbury et Nickel Belt participants à un débat uniquement sur l’environnement le 3 octobre à l’approche de l’élection fédérale. Le ton est demeuré convivial tout au long des échanges.

Tandis que Bill Crumplin du Parti vert, Beth Mairs du Nouveau Parti démocratique et Paul Lefebvre du Parti libéral avaient un discours relativement similaire sur l’urgence et les moyens de combattre les changements climatiques, M. Paterson n’a pas concédé qu’il y avait urgence climatique et s’oppose à la taxe sur le carbone.

Tous les candidats croient par contre que Sudbury a la possibilité de devenir un leadeur mondial en innovations technologiques pour combattre les changements climatiques, en partie en raison des mines.

M. Crumplin a rappelé que le Parti vert a, dans son programme, un plan d’investissement de 40 millions $ seulement pour Sudbury afin d’y créer un centre d’innovation en fournitures minières.

Le candidat du Parti conservateur, Pierre St-Amant, était absent, peut-être en raison de la présence de Doug Ford à Sudbury pour un souper-bénéfice.

Sean Paterson, Bill Crumplin, Beth Mairs et Paul Lefebvre, candidats dans Sudbury

Nickel Belt

Stef Paquette du NPD, Casey Lalonde pour le Parti vert, Marc Serré pour les libéraux et Aino Laamanen pour les conservateurs se sont prêtés au même exercice pour la circonscription de Nickel Belt.

Le consensus était aussi présent entre ces candidats avec des intentions d’appuyer davantage l’agriculture locale, la réduction de l’utilisation du plastique et la protection de l’environnement. Mme Laamanen était la seule à s’opposer à la taxe sur le carbone, suivant le programme de son parti.

Stef Paquette, Casey Lalonde et Marc Serré ont particulièrement insisté sur le potentiel de production agricole de la circonscription et comment celui-ci peut appuyer une transition vers un mode de consommation plus vert.

Autre chant de guerre de Stef Paquette : il veut encourager les villes de Nipissing Ouest et du Grand Sudbury à bannir les pancartes électorales en plastique.

Une voix de la jeunesse

Un jeune résident de Nickel Belt qui pourra voter pour la première fois cette année, Vincent Villeneuve, est sorti un peu frustré par les réponses des candidats libéral et conservateur. Il est d’avis que les libéraux n’en ont pas fait suffisamment et est déçu des mesures annoncées par ces deux partis; surtout des libéraux qui se contentent de leur bilan, dit-il. Les réponses des candidats du NPD et du Parti vert étaient beaucoup plus près de ses convictions.

L’environnement est de loin l’enjeu le plus important pour le jeune électeur. «Ça a une importance notre économie, mais si on n’a pas d’endroit où aller après qu’on ait fait 10 millions de piastres, qu’est-ce qui va se passer?»

Ces deux débats ont été organisés par les groupes Citizen’ Climate Lobby, Fridays for Future, Sudbury Workers Education and Advocacy Centre, reThink Green et Greater Sudbury Food Policy Council. Une place toute spéciale a été faite pour les enfants de Friday’s for Future qui avaient leur série de questions. Ce débat faisait partie d’une série de 100 débats sur l’environnement qui avait lieu au cours de la même journée au Canada.

Si vous les avez manqués, vous pouvez revoir l’enregistrement des débats sur la page Facebook de l’évènement.

Grand Sudbury

Et comment cela affectera-t-il la vie de tous les jours?

Christine Caveen et Naomi Grant
Collaboration spéciale

Nous le voyons dans les nouvelles. Les signes sont partout autour de nous. Les changements climatiques sont à nos portes. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) de l’ONU a conclu dans son Rapport spécial Réchauffement planétaire de 1,5oC, qu’une augmentation de la température mondiale de 1,5oC entrainerait d’énormes perturbations écologiques, économiques et sociales.

Heureusement, la science du climat fait plus que nous donner un avertissement. Elle nous donne aussi les pistes nous permettant d’aller de l’avant en vue de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre et d’éviter les impacts catastrophiques.

La ville du Grand Sudbury se joint à d’autres municipalités pour relever ce défi. En mai 2019, le Conseil municipal du Grand Sudbury a déclaré une urgence climatique et s’est engagé à atteindre un objectif de zéro émission nette d’ici 2050. C’est avec cet objectif à l’esprit que le Plan de gestion communautaire de l’énergie et des émissions du Grand Sudbury (CEEP) a été élaboré. Le plan établit les actions requises pour atteindre ce but.

Hearst

Les adeptes d’écologie auront un nouvel endroit où se réunir à Hearst, dès février 2020. À l’initiative de Lynn Glazer, écolo convaincue «depuis toujours», la bibliothèque locale accueillera une fois par mois ceux qui s’intéressent de près ou de loin au virage vert.

«Ça fait longtemps que j’y réfléchis, et j’ai eu le déclic récemment. Une femme m’a contactée après avoir vu la chronique Retour à la terre, de Sophie Gagnon, qui m’a interviewée sur mes trucs écolos. Je me suis dit que ça serait le fun d’avoir un groupe où partager de l’information, des projets ! Plusieurs personnes ont l’impression que l’écologie, c’est juste le recyclage, mais c’est tellement plus que ça !», s’enthousiasme la résidente de Hearst, Lynn Glazer.