Monique Ménard
Monique Ménard

Une carrière à aider les jeunes à réaliser leur plein potentiel

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Retraite de la directrice du CSCFN

La directrice de l’éducation du Conseil scolaire catholique Franco-Nord (CSCFN), Monique Ménard, prendra sa retraite après une longue carrière en enseignement. À compter du 30 septembre, elle quittera ses fonctions.

Mme Ménard œuvre dans le domaine de l’éducation catholique de langue française depuis près de trois décennies. Elle a occupé les postes de direction adjointe, directrice d’école, diagnosticienne et agente de supervision au CSCFN.

En 2013, Mme Ménard a pris le poste de direction de l’éducation. Elle a eu la responsabilité de moderniser les structures d’équipes et des fonctionnements. La dirigeante sortante a également contribué activement à divers comités internes et externes — tant au niveau local que provincial.

«Prendre sa retraite est toujours une décision difficile», révèle la directrice de l’éducation. «J’ai encore une grande passion pour le domaine de l’éducation, mais ce sont pour des raisons personnelles qui me poussent vers ceci et de nouvelles aventures. Ça fait quand même huit ans que j’occupe le poste de direction générale, donc le moment est juste venu de vivre autre chose.»

L’apprentissage et la réussite des élèves font partie des enjeux que Mme Ménard a à cœur. Elle a toujours voulu aider les jeunes à réaliser leur plein potentiel, malgré certains défis qu’ils ont parfois à surmonter.

«J’avais à peine six ans et je jouais déjà à l’enseignante dans ma chambre. C’est la carrière qui m’a toujours intéressée — quoique mon parcours ait été un peu plus difficile», indique-t-elle.

«Je dirais que c’est ce que je voulais devenir à partir d’un jeune âge [d’aider les jeunes, la curiosité pour l’apprentissage, le cerveau]. Le domaine de l’enfance en difficulté en particulier m’a toujours aussi grandement intéressé.»

«Quand on est en éducation, la mission est plus grande que juste ce qui est devant nous. C’est, dans le fond, de contribuer à créer des citoyens qui voudront être au service de leurs propres [communautés] et des autres autour d’eux dans la vie. J’y crois beaucoup et nous sommes quand même choyés d’œuvrer auprès de jeunes et d’avoir la chance de façonner leur avenir.»

Le système d’éducation semble être dans un état de constante évolution et en 28 ans de carrière, Mme Ménard a été témoin de plusieurs transformations. L’accent sur le bienêtre et la santé mentale, la santé physique, émotionnelle et sociale sont parmi les thèmes les plus importants aujourd’hui.

«Je dirais que pour les 1000 à 10 000 emplois qui existeront dans les prochaines 15 années, ils doivent absolument guider l’éducation dans sa transformation qui est nécessaire au niveau de compétences  transférables chez les jeunes — certainement au niveau de l’équité, chance égale de s’épanouir et de se développer à son plein potentiel», affirme Mme Ménard.

«C’est naturel qu’on doive se rendre là. Évidemment, comme francophone catholique, pour nous c’est important d’assurer la vitalité institutionnelle et que la main-d’œuvre hautement qualifiée francophone soit présente dans tous les secteurs de l’économie ontarienne et même canadienne.»

Mme Ménard sera remplacée par le surintendant de l’éducation, Serge Levac.