Laurence Deschênes (Léa Olivier) et Thomas Delorme (Thomas) animent, dans la peau de leurs personnages, des vidéos YouTube sur le métier de journaliste, ses méthodes de travail et les enjeux liés à la profession.
Laurence Deschênes (Léa Olivier) et Thomas Delorme (Thomas) animent, dans la peau de leurs personnages, des vidéos YouTube sur le métier de journaliste, ses méthodes de travail et les enjeux liés à la profession.

Un cours de «Journalisme 101» avec Léa Olivier

Yves Bergeras
Yves Bergeras
Le Droit

À présent que TFO a entamé la rediffusion de la série télévisée La vie compliquée de Léa Olivier (jusque-là réservée aux abonnés d’Illico), la comédienne Laurence Deschênes — qui incarne Léa à l’écran — et ses amis de plateau se retrouvent au centre de deux séries de capsules pédagogiques.

Ces deux séries — l’une vidéo, l’autre balado — diffusées sur la Toile ont pour objectif d’expliquer les tenants et aboutissants du métier de journaliste.

Ce cours de journalisme 101 est une façon de faire écho au contenu télévisuel (lequel est également accessible sur la plateforme FlipTFO).

Car cette «nouvelle» prend tout son sens lorsque l’on sait que la protagoniste, qui vient de déménager à Montréal où elle tente d’apprivoiser sa nouvelle école, va rapidement trouver ses marques au sein du journal de l’école, Le Pigeon rassembleur.

Les deux séries, destinées au public adolescent de Léa Olivier, se veulent ludiques et dynamiques; les six comédiens qui y participant restent d’ailleurs dans le «rôle» de leur personnage respectif.

Mais la démarche est assez sérieuse pour que les membres de la rédaction du Pigeon rassembleur aillent interviewer de véritables journalistes. Dont deux collègues du journal Le Droit, Émilie Pelletier et Sylvain St-Laurent.

À l’heure de la crise des médias, alors que savoir faire le tri entre informations vérifiées et fausses nouvelles partagées sur la Toile est devenu un enjeu crucial, et que plusieurs médias commencent à mettre des freins à la circulation, longtemps libre et gratuite, de l’information qu’ils publient, le souci de démystifier auprès des adolescents non seulement le travail journalistique, mais aussi ses enjeux «citoyens», apparait plus que pertinent.

Dix-huit capsules vidéos sont disponibles sur le compte YouTube de FlipTFO; le reste des capsules (25 au total) du Pigeon Rassembleur seront en mises en ligne très bientôt. Les 15 épisodes du podcast sont quant à eux disponibles sur la plateforme IDÉLLO, liée à TFO.

Les deux séries ont été conçues par Encore TV (de Montréal) et Slalom (à Ottawa), les deux coproducteurs de l’adaptation télévisuelle de La vie compliquée de Léa Olivier. Mylène Bastonnais en est la productrice déléguée. 

Consultez le site du journal Le Droit

«Ça m’a ouvert les yeux»

Participer à «ce projet m’a ouvert les yeux sur le travail» du métier de journaliste, confesse Laurence Deschênes.

La comédienne de 18 ans reconnait que ses échanges au sujet de la responsabilité journalistique, notamment en ce qui a trait à l’identification des sources fiables et à la vérification des informations glanées, ont éveillé en elle une véritable prise de conscience... Une révélation qu’elle réussira à partager, espère-t-elle, avec les jeunes de son âge.

Malgré son rôle de journaliste en herbe, Laurence Deschênes n’avait «pas tant de connaissances sur le journalisme; il y a beaucoup d’enjeux que j’ai découverts [en faisant] les capsules et les balados».

L’équipe de production avait remis aux jeunes des feuilles de recherches sur les personnes qu’ils devaient interviewer dans le cadre du balado.

«J’ai donc appris à me renseigner un peu sur un sujet ou une personne», en plus de découvrir comment faire des balados, et «cela me sert dans mes études», avance celle qui est présentement inscrite au Cégep à Montréal. 

«Il y a toute une série de capsules entièrement consacrée aux sources. C’est un des sujets dont on a parlé le plus. [...] Les sources, je savais que c’était important, mais je ne me rendais pas compte à quel point c’était primordial. On ne peut pas vraiment se permettre de dévoiler une info sans l’avoir vérifiée.»

Pour les vidéos, les interventions des jeunes comédiens étaient scriptées, mais ils avaient davantage de liberté durant l’enregistrement des balados, où ils pouvaient sortir de la liste des questions prévues, lors de leurs entrevues.

Tournage au printemps

Le but premier du projet était d’éclairer les lanternes des jeunes sur le rôle des journalistes, mais la comédienne estime que s’être frotté à la réalité du métier de façon aussi empirique «va être positif pour la prochaine saison, ça va m’aider dans mon jeu. On va plus savoir de quoi on parle, maintenant qu’on l’a vécu. On ne l’a pas fait pour ça, mais ça ne peut pas nuire», confesse-t-elle en riant, au téléphone.

Le tournage de la seconde saison de la télésérie est prévu pour «ce printemps, si tout va bien», ajoute Laurence Deschênes. Elle a reçu le scénario, mais n’a pas commencé à apprendre son texte, préférant en ce moment «rester concentrée sur [s]on début de session».

Cette deuxième saison — qui sera, comme la première, tournées à Ottawa à l’exception de quelques scènes, reprendra le contenu des tomes 3 à 5 de la série littéraire de Catherine Girard-Audet

Laurence Deschênes et Thomas Delorme.