Texte mis à jour : Fin de la Fédération Laurentienne le 30 avril

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
La Laurentienne a annoncé la nouvelle aux universités fédérées aujourd'hui

L’Université Laurentienne a décidé de dissoudre la Fédération de l’Université Laurentienne dès le 30 avril. Le Voyageur a obtenu une copie d’une lettre envoyée à la communauté de l’Université de Sudbury par le recteur, John Meehan s.j., et une autre envoyée par le rectorat de la Laurentienne tard jeudi.

La première conséquence mentionnée est que les cours des universités fédérées — Sudbury, Thorneloe et Huntington — ne seront plus reconnus par l’Université Laurentienne pour l’obtention d’un diplôme. En fait, l’UdeS dit qu’elle ne pourra pas livrer de cours pendant la session du printemps 2021, qui débute en mai.

Alors que le courriel de l’Université de Sudbury a été envoyé à 16 h 20 le 1er avril, la Laurentienne a informé ses employés et étudiants à 22 h 01. 

Le message de la Laurentienne précise : «La rupture de la relation avec les universités fédérées concerne uniquement la prestation de programmes et de cours universitaires. Chacune des universités fédérées continuera d’exploiter ses bâtiments et installations, y compris ses résidences.» 

Rappelons cependant que les universités fédérées n’ont aucun processus en place pour remettre elles-mêmes des diplômes, puisque la Laurentienne en était responsable. Même tout le système informatique utilisé par les universités fédérées est géré par la Laurentienne. Malgré cette déclaration, la Laurentienne laisse très peu d’options aux universités qui l’ont créé en premier lieu.

La Laurentienne mentionne également qu’elle tentera d’accommoder les étudiants des universités fédérées pour les accueillir dans des programmes équivalents. Dans son message, le recteur Meehan n’avait pas encore d’information à offrir aux étudiants pour la suite des choses.

Garder l’argent

Dans son message Laurentienne ne cache pas les intentions derrière la dissolution de le Fédération : «La résiliation des ententes de fédération était nécessaire pour s’assurer que les millions de dollars versés annuellement par la Laurentienne aux universités fédérées dans le cadre de prestation des programmes et des cours demeureront à la Laurentienne dans le cadre de son cheminement vers la viabilité financière. La Laurentienne a la capacité et le corps professoral nécessaires pour offrir à tous les étudiants un modèle de prestation plus efficace. Ces étapes lui permettront de concentrer ses ressources sur les programmes et les cours qui intéressent la population étudiante.»

John Meehan confirme la situation précaire dans laquelle la Laurentienne place son institution : «Cette décision aura un impact négatif et immédiat sur notre effectif étudiant, affectant sérieusement la stabilité financière de l’Université de Sudbury. Cette nouvelle est regrettable, mais pas inattendue étant donné la possibilité de cessation mentionnée dans l’affidavit du recteur de l’Université Laurentienne, disponible publiquement».

Il relie la décision de la Laurentienne «directement» à la crise financière et que c’était le dénouement que personne à l’UdeS ne désirait.