Suzanne Belliveau tient fièrement son livre.
Suzanne Belliveau tient fièrement son livre.

Scrub, le petit savon de la journée, veut arrêter la propagation du virus

Claire Lanteigne
Claire Lanteigne
Initiative de journalisme local - APF
Un livre bilingue pour approcher un sujet difficile avec les enfants

En apprenant qu’elle devait rester à la maison à cause de la COVID-19 pour protéger sa famille, Suzanne Belliveau, qui vit à Ottawa, n’a pas trop donné d’explication à son fils ainé pourquoi tout était fermé dans la ville. «Je voulais lui dire, mais pas lui faire peur», souligne la jeune maman de deux enfants. Elle a tenté de trouver des livres qui parlaient des microbes pour les enfants, sans succès.

Depuis son premier congé de maternité, elle songeait à écrire des histoires sur des thèmes motivés par ses enfants. Le sujet de la pandémie s’est imposé.

«J’ai pris le côté positif de la lutte contre la COVID-19, dit-elle, et avec mon livre SCRUB : Le petit savon héros de la journée, j’ai voulu créer une façon amusante d’impliquer les enfants dans leur compréhension de l’importance du savon pour éliminer le virus.»

L’auteure offre ici un moyen divertissant d’encourager les enfants à se laver les mains avec du savon pour vaincre la propagation du virus. Elle souhaitait que le livre agréable et motivant.

Scrub est un savon qui aime se battre contre les microbes. Mais un jour, Corona, un virus particulièrement méchant, se retrouve sur son chemin. Ce savon ordinaire est-il prêt pour le défi?

Suzanne Belliveau a grandi à Moncton et a étudié en enseignement en immersion française. Elle a fait ensuite des études en géographie (changements climatiques) à l’Université Guelph, en Ontario. Puis, elle a travaillé pendant huit ans en Amérique Centrale et du Sud avec la Croix-Rouge norvégienne. Cette expérience lui a démontré qu’il y avait différentes manières de propager le message de la prévention de façon intéressante.

«J’étais au Guatemala lors de l’épidémie du H1N1. J’ai acquis de l’expérience sur le besoin de renouveler le message si on veut le faire passer. Il ne faut pas toujours entendre la même chose et c’est important dans de telles situations sanitaires.»

Les défis à relever pour publier un premier livre sont nombreux. Elle a donc choisi de publier à compte d’auteure. La compagnie CanAmBooks de Montréal imprimera le livre à couverture souple et aidera avec l’envoi des commandes. 

La commercialisation des livres format papier et numérique, en anglais et en français, est un gros défi. «En cette période de pandémie, aucun lancement de livre traditionnel ne peut avoir lieu», souligne Suzanne Belliveau. Elle s’appuie donc totalement sur les lancements virtuels avec des partenaires, des visites virtuelles dans les salles de classe ou les bibliothèques et recueille de l’aide pour faire connaitre le livre sur les réseaux sociaux.

Pour Suzanne, il était important que SCRUB soit disponible dans les deux langues officielles «afin que le message puisse rejoindre les enfants d’un océan à l’autre». Elle espère lancer la version française à Moncton d’ici la fin novembre.

Le livre est illustré par Jennifer Thornhill.

Collecte de fonds

Afin de venir en aide aux personnes directement touchées par la pandémie, Suzanne a intégré un volet de collecte de fonds à son livre. Une partie de ses ventes sera versée à Banques alimentaires Canada ou à des banques alimentaires locales comme Food Dépôt alimentaire de Moncton. Un premier versement de 100 $ a déjà été effectué.

La version anglaise du livre de Suzanne porte maintenant le symbole 5 étoiles d’Amazon et s’adresse particulièrement aux enfants de trois à cinq ans.

Un lancement virtuel de la version française aura lieu le jeudi 26 novembre à 18 h 30 en collaboration avec le Coin du Livre à Ottawa. Le lien sera affiché sur le site www.captuscreations.ca.

«Je suis fière d’avoir reçu de très beaux commentaires de parents et d’enseignants.es qui me disent que les enfants veulent qu’on leur relise SCRUB. Il est important qu’ils comprennent bien l’importance de se laver les mains pour combattre tous les microbes. On peut arrêter la propagation, une histoire à la fois,» conclut-elle.