Plus d’apprentissages autochtones obligatoires à l’école en Ontario

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Droit

Le ministre de l’Éducation de l’Ontario a annoncé mercredi un plan pour développer le contenu et l’apprentissage liés aux Premières Nations, aux Métis et aux Inuits dans le curriculum scolaire des élèves de la première à la troisième année.

Ce n’est pas une coïncidence que le gouvernement ontarien ait fait cette annonce la veille de la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, a annoncé que le curriculum scolaire des paliers élémentaires de première, deuxième et troisième année sera mis à jour pour inclure des apprentissages sur le système d’écoles résidentielles, sur l’histoire des Autochtones et sur leurs réalités contemporaines. 

Les programmes d’apprentissage seront complétés d’ici septembre 2023, selon le gouvernement. 

«Urgence d’intégrer ce contenu»

Cet échéancier doit permettre aux partenaires autochtones d’élaborer un curriculum qui reflète «une collaboration fructueuse tout en reconnaissant l’urgence d’intégrer ce contenu dans l’apprentissage».


« On doit accroitre la sensibilisation et la compréhension du public sur la façon dont les peuples autochtones ont façonné notre pays et souffrent de racisme systémique. »
Greg Rickford, ministre des Affaires autochtones

Il existe déjà un apprentissage obligatoire axé sur les Autochtones pour tous les autres paliers scolaires de l’Ontario, mais l’annonce de mercredi vise à corriger les lacunes constatées dans les classes de la première à la troisième année, a précisé Stephen Lecce. 

La province prévoit aussi un investissement de près de 24 millions $ pour appuyer les élèves autochtones, «dans le cadre d’un engagement plus vaste du gouvernement à l’égard de la réconciliation».

Journée nationale

Le ministre Lecce a affirmé, en conférence de presse, avoir demandé à tous les conseils scolaires de la province d’utiliser la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation de jeudi comme une «façon de créer des opportunités d’apprentissages sur les contributions positives des Premières Nations, des Inuit et des Métis pour le Canada et sur la notion des écoles résidentielles».

«Plusieurs enfants comme moi-même n’ont pas appris ces notions», a déploré le ministre, soulignant son désir pour que cela change.