Quelques-uns des projets qui entrent dans le créneau de Recherche et innovation Boréal.
Quelques-uns des projets qui entrent dans le créneau de Recherche et innovation Boréal.

Nouveau hub de recherche au Collège Boréal

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Lancement de Recherche et innovation Boréal

Le Collège Boréal a présenté le 9 mars sa nouvelle initiative de recherche appliquée : Recherche et innovation Boréal. Ce centre met en contact entreprises, organismes, professeurs et étudiants afin de mener de projets de recherche dont les résultats peuvent être immédiatement mis en œuvre sur le terrain.

Plusieurs exemples de recherches déjà en marche ou complétées ont été présentés. Comme la construction d’un panneau d’entreposage de carottes de sol plus efficace, le développement d’un robot de clavardage pour Facebook ou la conception et la production d’un outil pour retirer les boutons de germinations plus rapidement dans la culture hydroponique verticale.

Ces projets, et bien d’autres, sont le fruit de partenariats entre le collège et une entreprise ou un organisme qui est à la recherche d’une innovation qui lui permettra d’être plus efficace dans sa production, d’améliorer sa compréhension d’une situation ou de développer un nouveau modèle de travail.

Du côté du collège, de tels projets permettent de mobiliser les connaissances de leur corps professoral, donnent de la crédibilité aux programmes, donnent une occasion d’apprentissage expérientiel aux étudiants en plus de les plonger dans le monde de la recherche, propose la vice-présidente à l’enseignement, Lyne Michaud.

Ce genre de recherches existe depuis longtemps à Boréal, comme l’a démontré le coordonnateur du programme de Foresterie, pêche et faune, Marc Hébert. Ce département du collège fait de la recherche appliquée depuis 2013 et un article scientifique, en collaboration avec l’Université Laurentienne, sur l’absorption du carbone par les arbres vient tout juste d’être publié.

Les demandes de plus en plus nombreuses ont poussé l’établissement d’un centre de gestion et de coordination. «On travaille [avec les doyens] pour déterminer quel genre de projet on va faire, si c’est un projet qui est bien arrimé avec nos valeurs, avec la disponibilité du personnel et des professeurs», décrit la directrice de Recherche et innovation Boréal, Robin Craig. Ces services sont ainsi centralisés et il y a une structure plus claire en place.

Robin Craig, la directrice de Recherche et innovation Boréal.

Pour l’instant, le cout des projets est couvert par des subventions de recherche. L’entreprise ou l’organisme n’a donc pas besoin de débourser d’argent pour démarrer un projet de recherche. Rien ne garantit que ce sera toujours le cas, par contre.

Les domaines de recherche possibles sont évidemment en lien avec les champs d’études du Collège Boréal et incluent l’agriculture, la foresterie, la pisciculture, les services communautaires, les autochtones, la francophonie, la petite enfance, la promotion de la santé, les soins infirmiers, le design industriel, l’architecture, l’informatique, l’électronique et les services miniers.

Plan stratégique 2020-2025

Juste avant le lancement, le président du Collège Boréal, Daniel Giroux, a présenté le Plan stratégique 2020-2025. Les trois nouveaux axes stratégiques ont été élaborés à partir d’entrevues avec des professeurs, le personnel et les étudiants du collège ainsi que des entrepreneurs et des partenaires.

Accessibilité. Ce qui inclut une programmation adaptée aux besoins, la mobilité des étudiants entre les un campus et les modes de livraison des cours. Le collège se donne aussi la mission de promouvoir le bilinguisme comme étant un atout pour les travailleurs du Canada; ceci signifie aussi bien de faire réaliser à un jeune et à ses parents que de conserver son français améliorera ses chances de se trouver un emploi que de solidifier les compétences en anglais des étudiants internationaux.

Qualité. Ce qui comprend la santé organisationnelle, la parité des services dans tous les campus et l’assurance que le collège atteint les objectifs fixés par le ministère pour garantir le maintien des octrois gouvernementaux.

Visibilité. Ceci touche principalement la capacité de recrutement. Entre autres d’avoir des campus physiques plus visibles dans les collectivités desservies, comme le projet de campus dans le quartier de la distillerie Toronto.