Moratoire demandé pour avoir le temps de créer l’université francophone du Moyen-Nord

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
La coalition s'agrandit et les demandes se précisent

La Coalition nord-ontarienne pour une université francophone demande au gouvernement provincial de fournir un financement temporaire à l’Université Laurentienne et l’Université de Sudbury pour garantir le maintien des programmes en français actuels. Ce moratoire sur toute coupure de programmes donnerait le temps aux francophones de planifier leur université. L’Université de Sudbury, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) et le Regroupement des professeurs francophones (RPF) appuient la demande. (J.C.)

Une autre demande précède. La Coalition veut aussi que le gouvernement s’engage à permettre la création d’une université de langue française «par, pour et avec» les francophones du Nord de l’Ontario.

Le moratoire donnerait le temps au gouvernement de mettre sur pied une «commission de mise en œuvre» pour recommander une structure et un mandat approprié pour la région. L’un des désirs exprimés par plusieurs intervenants depuis le début est de ne pas avoir une université qui part de zéro. L’Université de Sudbury — qui a annoncé qu’elle deviendrait entièrement francophone — a des édifices et la Laurentienne des programmes qui peuvent être rapatriés. La Coalition espère que la commission et le moratoire permettront une transition en douceur.

«L’engagement de l’Université de Sudbury ne peut être plus clair», dit le recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury, John Meehan. «Une commission nous aiderait à bien définir notre mandat et nos actions.»

L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, partenaire dans la déclaration de l’Université de Sudbury de devenir entièrement francophones, appuie aussi les demandes. «La Coalition démontre le besoin pour une réflexion approfondie en vue de moderniser cette programmation», déclare le présidente de l’AFO, Carol Jolin.

«L’approche que préconise la Coalition permettrait à la province de prendre une décision immédiate dans le sens du “par et pour” tout en donnant aux acteurs le temps de préparer le terrain pour sa venue», ajoute un des membres du Comité de coordination du RPF, Joel Belliveau.

Le ministère des Collèges et Universités n'a pas encore répondu à notre demande de commentaires.