Moins de chauffeurs, plus de circulation

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Des trajets sont annulés par manque de chauffeurs et la circulation est plus difficile autour des écoles

Le transport scolaire est transformé de plus d’une façon en raison de la pandémie. Le Consortium de services aux élèves de Sudbury doit annuler des trajets d’autobus depuis la rentrée par manque de chauffeurs et la circulation autour des écoles s’est aggravée.

Quelques chauffeurs ont choisi de ne pas conduire d’autobus pendant la pandémie, pour des raisons personnelles de santé par exemple. Ceci a créé une pénurie qui a forcé le Consortium a annulé 19 trajets lors de la première semaine d’école et 14 lors des suivantes.

La semaine prochaine, c’est encore 11 trajets qui sont annulés. Les écoles de langue française Macdonald-Cartier, Félix-Ricard, Sacré-Cœur, St-Joseph, St-Pierre, Champlain et le Collège Notre-Dame sont entre autres touchées.

Le recrutement est depuis longtemps difficile, alors la pandémie n’a fait qu’aggraver les choses. Tout de même, la directrice générale du Consortium, Renée Boucher, rapporte que 11 des 16 personnes qui se sont inscrites poursuivent la formation donnée par Leuchsen Transportation. «C’est normal, ce n’est pas pour tout le monde», rappelle Mme Boucher.

Le Consortium avait décidé de fonctionner avec un système de place assignée dans les autobus. Il a été difficile à appliquer, car «il y a eu beaucoup beaucoup de changements» depuis la première journée d’école. Des parents ont changé d’idée et décidé de garder leur enfant à la maison, par exemple. Avec l’espoir que les choses se stabilisent cette semaine, les places assignées reviendront bientôt.

En plus des parents qui gardent les enfants à la maison, il y a ceux qui ont choisi de les reconduire eux-mêmes à l’école ou qui doivent le faire en raison de l’annulation des trajets.

Les chauffeurs ont noté une grande différence dans la circulation autour des écoles, rapporte Mme Boucher. «C’est un gros problème. On a beaucoup d’embouteillages maintenant dans les zones d’autobus scolaires. On s’en attendait. C’est pour ça qu’on demande à tout le monde de la patience, c’est vraiment la seule chose qu’on peut faire.»