L'UOF choisit André Roy

L'université trouve son premier recteur

Le Conseil de gouvernance de la future Université de l’Ontario français (UOF), présidé par Dyane Adam, vient d’annoncer la nomination d’André Roy au poste de recteur. Depuis 2014, il était doyen de la Faculté des arts et des sciences de l’Université Concordia à Montréal. Il est prof de géographie, spécialiste des rivières.

Cette nouvelle survient quelques semaines après la signature du financement fédéral-provincial de 126 millions $ pour 8 ans, et le dévoilement de son adresse au 2e étage du 9, rue Lower Jarvis, une tour de condos présentement en construction dans le secteur riverain de Toronto.

André Roy deviendra le 1er aout le premier recteur permanent de l’UOF. Les fondateurs de l’UOF avaient confié un premier mandat intérimaire à Normand Labrie, et le vice-recteur Jason Luckerhoff continuait de travailler à la planification du cursus.

Il recherche présentement un condo au centre-ville de Toronto, «mais ce n’est pas facile avec le confinement actuel», dit-il en entrevue à L’Express. Son épouse demeurera à Montréal et leur fille habite à Halifax: «donc, pas mal de déplacements ou de rendez-vous à distance en perspective».

Un passage à Waterloo

Le nouveau recteur est entré à l’Université de Montréal comme professeur en 1982. Il y a notamment été vice-doyen. En 2011, il est devenu doyen de la Faculté de l’environnement de l’Université de Waterloo, pour revenir à Montréal, à Concordia, en 2014.

Les trois ans qu’il a passés à Waterloo lui ont permis de connaitre l’Ontario et Toronto (où il avait décroché son premier emploi, à l’âge de 16 ans, dans «la shop de métal» d’un ami de son père).

Mais «pas tant que ça la communauté franco-ontarienne», admet-il. Depuis l’automne, quand on discutait de sa candidature, et depuis quelques semaines avec l’équipe de l’UOF et d’autres intervenants, il planche sur les enjeux franco-ontariens et pense avoir fait un bon rattrapage.

Grandes attentes

Il est convaincu de la pertinence de l’UOF, «qui répond à des besoins réels» de la francophonie très diversifiée de la grande région métropolitaine et, «grâce aux partenariats que nous allons initier», de toute la francophonie ontarienne.

Il se dit aussi «conscient que les attentes sont très grandes».

«L’UOF est une institution chère aux Franco-Ontariens», confirme le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, Carol Jolin. «Nous sommes heureux de constater que, malgré la crise sanitaire qui touche tout le pays actuellement, la mise en oeuvre de cet établissement se poursuit.»

Texte complet sur le site de L'Express de Toronto...