L’Orignal «enchainé» par le manque de contributions

Avec la perte de plus du 4/5 des cotisations, le journal francophone étudiant de l’Université Laurentienne, L’Orignal déchainé, est une des victimes de la modification du financement des services étudiants imposée par le gouvernement conservateur ontarien. Cependant, il est moins affecté que les autres médias du campus.

La rédactrice en chef de L’Orignal déchainé, Inès Bagaoui, rapporte que seulement 263 étudiants membres de l’Association des étudiants francophones de l’Université Laurentienne (AEF) ont accepté de payer le montant qui est remis au journal étudiant. L’AEF compte environ 1500 membres chaque année.

La perte est d’autant plus difficile à gérer que le journal francophone avait déjà très peu de moyens. «Il faut trouver des nouvelles solutions, comme en ligne. On va quand même imprimer une édition et probablement la faire plus grosse que d’habitude», commente Mme Bagaoui.

«C’est pas mal à ça que je m’attendais, surtout après avoir vu les chiffres du Lambda et de CKLU», poursuit-elle. Elle est par contre surprise qu’une centaine de personnes qui ont choisi de payer soient des étudiants à temps partiel. Elle ne peut que spéculer sur les raisons : plus âgés, plus en moyen, moins d’autres frais...

«Je comprends que quand tu es en dette de milliers de dollars, tu veux sauver l’argent que tu peux. C’est pour ça que je trouve que c’est dommage de mettre cette pression-là sur les étudiants, de choisir entre leurs services et leurs finances personnelles. L’université ou le gouvernement devrait pouvoir aider les étudiants», et non leur nuire, exprime la rédactrice en chef.

Diminution des frais

Rappelons que, sous prétexte de vouloir diminuer les frais des études postsecondaires, le gouvernement de Doug Ford a demandé aux institutions et associations étudiantes de permettre aux étudiants de payer des frais seulement aux clubs ou aux services de leur choix.

L’instabilité créée par cette réforme peut entrainer des problèmes de recrutement et de pérennité selon Mme Bagaoui, puisqu’il est impossible de savoir d’une année à l’autre combien le journal aura d’argent. Un casse-tête de plus pour des étudiants bénévoles. 

Pour l’instant par contre, il semble y avoir encore un intérêt pour le journal francophone. «On a envoyé un courriel pour recruter du monde pour L’Orignal et on a reçu quand même assez d’intérêt, alors je crois que ça ne sera pas si dur que ça de trouver la relève.» 

Mme Bagaoui est à sa 2e année en tant que rédactrice en chef et sa 4e année d’études en droit et justice à la Laurentienne, elle ne sera donc pas de retour l’an prochain, comme plusieurs autres collaborateurs.

Inès Bagaoui est également déçue du retard avec lequel ils ont pu avoir l’information, soit à la fin octobre, passé la mi-session. S’ils l’avaient su plus tôt, ils auraient pu prévoir une édition plus tôt dans la session. Avec la période de travaux et d’examen qui arrive, ce n’est plus le temps de demander aux étudiants d’écrire des articles.

Diminution des services

Les autres médias du campus, le journal Lambda et la radio CKLU, ont déjà rapporté des pertes de revenus encore plus importantes : 90 % du côté du journal étudiant.

«La différence, je pense, avec le Lambda et CKLU, c’est qu’eux ont des frais d’opération plus élevés. Ça leur coute plus cher pour faire toutes leurs activités. Alors que nous, le seul frais qu’on a vraiment, c’est l’impression», précise Mme Bagaoui. 

Effectivement, le Lambda payait les étudiants qui écrivaient des articles alors qu’une radio a des frais mensuels en raison de l’équipement et de la diffusion. Le travail fait à L’Orignal est entièrement bénévole. 

Du côté de la radio CKLU, qui compte les émissions en français Stie-Citte et Bikini Burger, différentes options sont étudiées, mais une résolution a été présentée par le conseiller municipal Robert Kirwan afin de leur fournir un financement de 25 000 $. Une décision sera rendue le 10 décembre. En attendant, CKLU doit chercher d’autres possibilités de financement.

Greenstone — Longlac

Pour former la relève et encourager les jeunes à s’intéresser à la politique, la municipalité nord-ontarienne de Greenstone invite chaque année deux élèves-conseillers à se joindre aux réunions du conseil municipal.

Depuis 2015, cette initiative a permis à trois élèves francophones et trois élèves anglophones de s’initier à la politique municipale en plus de jouer le rôle d’ambassadeurs dans leurs écoles respectives.

Temiskaming Shores

Un, deux, trois, allons au bois!

Une éducatrice à la retraite de New Liskeard, Pauline Beaubien-Dumont, a récemment publié son premier livre pour enfants intitulé Un, deux, trois, allons au bois! Le récit de cette nouvelle écrivaine franco-ontarienne a été dévoilé la semaine dernière en collaboration avec l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) du Témiskaming.

Elliot Lake

2019 marque le 50e anniversaire de l’École élémentaire catholique Georges Vanier d’Elliot Lake.

L’école a lancé les festivités le 15 novembre avec le vernissage de la Galerie d’OR, une exposition d’œuvres d’art créées par tous les élèves de l’école sous la direction de Julie Merk, enseignante à la retraite. Une centaine de parents et amis, dont la députée fédérale Carole Hughes, sont venus admirer le travail des élèves.

Sudbury

Le centre de services aux étudiants du campus du Collège Boréal à Sudbury porte maintenant le nom de Centre Pierre Riopel - Le Phare.

Le dévoilement de cette dénomination en l’honneur de l’ancien président — de 2013 à 2016 — a eu lieu le 13 novembre.

Comme pour les autres anciens présidents et l’ancienne présidente, la salle à nommer en son honneur a été choisie en fonction de sa philosophie et de l’empreinte qu’il a laissée dans l’institution. Tout au long de sa carrière dans les écoles francophones, au Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario et à Boréal, M. Riopel a toujours pensé d’abord et avant tout à ceux qui reçoivent l’enseignement.

Hanmer

La fin des années 1960 a été prolifique en création d’écoles secondaires pour les Franco-Ontariens et l’École secondaire Hanmer fait partie de cette vague.

Le personnel de l’école prépare depuis un an et demi les célébrations pour le 50e anniversaire de cette école qui a ouvert ses portes en septembre 1970.

Nord de l'Ontario

Nous avons eu beaucoup de belles créations!

Nous avons demandé au début du mois à tous nos grands et petits amis de colorier un dessin d’Halloween que nous leur avons fourni. Nous avons eu beaucoup de belles créations. 

Malheureusement, les pages du journal ne pouvaient pas tous les contenir. Heureusement, notre site web oui!

Passez à travers la galerie pour voir tous les dessins coloriés que nous avons reçus. Merci à tous ceux qui ont participé. 

Et on vous prévient tout de suite… Noël s’en vient. On aura surement encore besoin de vos talents!

Sudbury-Moncton

Les livres pour enfant qui parlent des émotions abondent, mais il leur manque souvent une composante pour aider l’enfant à transposer cet apprentissage à la vie quotidienne.

Une équipe de chercheuses et chercheur, dont Mélanie Perron de l’Université Laurentienne, a lancé un livre basé sur la recherche scientifique dans le domaine le 18 octobre à Sudbury.

Mattice Val-Côté

De retour avec un baccalauréat en travail social en main dans la communauté où elle a grandi, Andréane Blais veut offrir aux jeunes filles ce qu’elle n’a pas eu dans sa jeunesse : des activités artistiques et des occasions de discussions positives entre filles. Elle offrira une première série d’ateliers d’épanouissement personnel à Mattice Val-Côté à la fin octobre.

«Le but de mon programme, c’est de promouvoir la beauté naturelle et respecter les différences. Je touche à beaucoup de choses, mais c’est mon but primordial», explique la diplômée de l’Université Laurentienne. Ses sujets de prédilection sont l’estime et l’acceptation de soi, l’image corporelle, la gestion des émotions et le leadeurship. 



Grand Sudbury

Jean-Marc Aubin a remporté le Prix de la francophonie 2019 remis chaque année par l’ACFO du grand Sudbury lors du Banquet des Franco-Ontariens le 25 septembre. À presque 80 ans, l’homme originaire de Mattawa a passé de nombreuses années à défendre l’éducation de langue française dans la région de Sudbury.

Pendant son discours de remerciement, M. Aubin a rappelé que les droits des francophones sont fragiles et qu’il faut rester vigilant pour les conserver. C’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi il s’y consacre depuis si longtemps. «Ce que je souhaite dire aux gens aujourd’hui, c’est d’avoir autant de courage que nos parents ont eu contre des difficultés hors de l’ordinaire.»