Le lancement du livre à l’École publique Jeanne-Sauvé

Les émotions qui se lisent

Les livres pour enfant qui parlent des émotions abondent, mais il leur manque souvent une composante pour aider l’enfant à transposer cet apprentissage à la vie quotidienne.

Une équipe de chercheuses et chercheur, dont Mélanie Perron de l’Université Laurentienne, a lancé un livre basé sur la recherche scientifique dans le domaine le 18 octobre à Sudbury.

Les émotions : comment mieux les expliquer et été créé sous la direction de Mme Perron, d’Annie Roy-Charland de l’Université de Moncton, d’Isabelle Carignan de l’Université TÉLUQ et de Jacques Richard de l’Université de Moncton. Les histoires ont été écrites par des étudiantes et des étudiants à la maitrise en psychologie entre autres et les illustrations réalisées par Emilie Myriam Roy, Jessica Dénommée et Joannie Quenneville.

Avant le livre, il y a eu une recherche sur le développement émotionnel des enfants et d’autres sur l’apprentissage de la lecture. Une des constatations, c’est que les compétences émotionnelles sont un aspect important du développement de l’enfant qui aident à l’adaptation sociale. «Par exemple les enfants qui comprennent mieux les émotions s’adaptent plus facilement à l’école, communiquent mieux et coopèrent mieux avec les autres enfants, fonctionnent mieux en salle de classe», explique Mme Perron.

On pourrait demander : «Pourquoi un autre livre pour enfant qui parle des émotions?», et l’équipe s’est effectivement fait poser la question. «La particularité de notre livre, c’est qu’il est basé sur des travaux scientifiques, sur le développement de l’enfant et vise spécifiquement à enseigner différentes choses» que l’on ne retrouve pas nécessairement dans les autres livres.

L’idée était également d’offrir un outil simple et accessible à tous, car des programmes d’apprentissage des émotions existent, mais ils sont longs, lourds et ils ne sont pas disponibles partout.

Comme tout travail scientifique, le livre a été testé auprès de jeunes enfants de Sudbury et du Nouveau-Brunswick. L’École publique Jeanne-Sauvé, où a eu lieu le lancement, a été reconnue par la Laurentienne en 2016 comme une école d’innovation universitaire et y a participé.

Explication et démonstration

Ce qui frappe en ouvrant le livre, c’est que les premières pages de droite contiennent un dessin en gros plan du visage d’un enfant affichant une expression bien particulière facilement identifiable, du moins par un adulte. Sur la page de gauche, on décrit la transformation du visage par l’émotion en question.

Par exemple :

«Lorsque Rémi est dégouté, son nez se soulève et devient tout plissé».

Ces descriptions très explicites sont suivies de neuf courtes histoires se concentrant sur quelques émotions. Encore là, on voit très bien le visage des enfants afin de pouvoir associer la bonne émotion aux sourcils soulevés ou aux yeux plissés.

Les histoires s’adressent à des enfants de 3 à 12 ans, mais avec une progression. «Plus on avance dans le livre, plus c’est des composantes complexes qui sont abordées», décrit Mme Perron. Si les premières histoires peuvent être comprises par les plus jeunes, les dernières parlent de concepts pouvant être compris par les 8 à 12 ans, comme les émotions mixtes et le contrôle du visage pour cacher ses émotions.

La production du livre a été financée par le Consortium national de formation en santé. Une version anglaise est en cours de réalisation. Il est disponible gratuitement à l’adresse : cnfslaurentienne.ca.

Hanmer

La fin des années 1960 a été prolifique en création d’écoles secondaires pour les Franco-Ontariens et l’École secondaire Hanmer fait partie de cette vague.

Le personnel de l’école prépare depuis un an et demi les célébrations pour le 50e anniversaire de cette école qui a ouvert ses portes en septembre 1970.

Nord de l'Ontario

Nous avons eu beaucoup de belles créations!

Nous avons demandé au début du mois à tous nos grands et petits amis de colorier un dessin d’Halloween que nous leur avons fourni. Nous avons eu beaucoup de belles créations. 

Malheureusement, les pages du journal ne pouvaient pas tous les contenir. Heureusement, notre site web oui!

Passez à travers la galerie pour voir tous les dessins coloriés que nous avons reçus. Merci à tous ceux qui ont participé. 

Et on vous prévient tout de suite… Noël s’en vient. On aura surement encore besoin de vos talents!

Mattice Val-Côté

De retour avec un baccalauréat en travail social en main dans la communauté où elle a grandi, Andréane Blais veut offrir aux jeunes filles ce qu’elle n’a pas eu dans sa jeunesse : des activités artistiques et des occasions de discussions positives entre filles. Elle offrira une première série d’ateliers d’épanouissement personnel à Mattice Val-Côté à la fin octobre.

«Le but de mon programme, c’est de promouvoir la beauté naturelle et respecter les différences. Je touche à beaucoup de choses, mais c’est mon but primordial», explique la diplômée de l’Université Laurentienne. Ses sujets de prédilection sont l’estime et l’acceptation de soi, l’image corporelle, la gestion des émotions et le leadeurship. 



Grand Sudbury

Jean-Marc Aubin a remporté le Prix de la francophonie 2019 remis chaque année par l’ACFO du grand Sudbury lors du Banquet des Franco-Ontariens le 25 septembre. À presque 80 ans, l’homme originaire de Mattawa a passé de nombreuses années à défendre l’éducation de langue française dans la région de Sudbury.

Pendant son discours de remerciement, M. Aubin a rappelé que les droits des francophones sont fragiles et qu’il faut rester vigilant pour les conserver. C’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi il s’y consacre depuis si longtemps. «Ce que je souhaite dire aux gens aujourd’hui, c’est d’avoir autant de courage que nos parents ont eu contre des difficultés hors de l’ordinaire.»