Yves Laliberté
Yves Laliberté

Les beaux défis d’Yves Laliberté

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur

Le nouveau directeur de l’éducation du Conseil scolaire public du Nord-Est de l’Ontario (CSPNE) est en poste. Yves Laliberté, un professionnel reconnu pour son sens du leadeurship et du devoir, son dynamisme et sa disponibilité, a pris la barre de cette institution scolaire le 30 septembre.

Au cours des 15 derniers mois, il a aidé à développer un plan de succession pour remplacer son prédécesseur maintenant à la retraite, Simon Fecteau.

M. Laliberté a plus de 25 années d’expérience en tant que directeur d’école, leadeur de la réussite et agent de supervision de l’éducation et des finances. Tout au long de son parcours dans le Grand Sudbury, il a dirigé plusieurs écoles de langue française — dont l’École secondaire catholique Champlain de Chelmsford.

Le nouveau directeur de l’éducation du CSPNE veut entre autres aider les élèves à atteindre leur plein potentiel, que ce soit au niveau de leur bienêtre, leur rendement ou leur sens d’appartenance à la francophonie au sein de la communauté.

«Il s’agissait vraiment d’un beau défi pour moi, professionnel et personnel. C’est au sommet de l’échelle dans le système de l’éducation, car il n’y a pas d’autres objectifs au-delà ça. C’est possiblement mon dernier poste dans ma carrière d’éducateur, à temps plein», reconnait M. Laliberté.

«Le CSPNE m’attirait. J’avais un œil depuis quelques années sur la mission qui avait été mise en place par Simon, son équipe et les élus. Mettre en œuvre la vision des conseils scolaires — une place pour chacun et la réussite pour tous — m’appelait énormément. J’ai toujours été un gars d’action dans les divers postes de leadeurship à travers les années donc c’est un beau défi à relever.»

Défis à court et long terme

Le CSPNE, comme la plupart des autres conseils scolaires, ne manque pas de défis. Les dirigeants doivent continuer à faire face à la pandémie et tenter de répondre à la pénurie de main-d’œuvre.

«Nous vivons dans une nouvelle réalité de COVID qui fait en sorte que le milieu de l’éducation doit mettre en œuvre et respecter diverses consignes du milieu de la santé. On est quand même dans notre deuxième année, alors ça fait en sorte qu’on a quand même réussi à commencer à remettre l’accent sur la pédagogie, l’acquisition de la langue, le développement des habiletés de lecture chez nos plus jeunes», explique M. Laliberté.

«Une direction d’école sait que lorsqu’elle est dans son école, elle doit entretenir d’excellentes relations avec sa secrétaire et son concierge. Et là, tout d’un coup, on a des pénuries et même dans ces postes-là. La conciergerie — le nettoyage de nos écoles et le maintien de l’état sein de l’environnement — est devenue tellement importante.»

Près d’un quart de siècle après sa création, le CSPNE a encore du rattrapage à faire en ce qui concerne leurs édifices et leurs installations dans certaines communautés.

«On a un besoin criant à Parry Sound où on a établi la première école francophone au cours des deux dernières années. On le fait non pas dans un édifice qui ressemble à l’école, mais dans un environnement réaménagé d’un centre d’achat. On doit donc faire des demandes de financement auxquelles on n’obtient pas réponse», précise-t-il.

«On a une école secondaire à Hearst qui doit louer des locaux à l’Université de Hearst. On a les mêmes défis à Kapuskasing et à Sturgeon Falls où nos écoles secondaires sont des locataires à l’intérieur de l’édifice contrôlés par les conseils anglophones. On collabore, mais on est un citoyen de deuxième classe lorsqu’on a comme choix de ce qui reste au niveau de l’utilisation du gymnase, les ateliers et les espaces communs.»

M. Laliberté est en fonction depuis aout 2020.