Journées de grève annoncées par l’AEFO

Début de la phase 3.

L’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) a annoncé que ses 12 000 membres seraient en grève une journée par semaine. La première journée est prévue pour le jeudi 13 février. Cette nouvelle initiative est la phase 3, disent-ils, phase qui inclut la grève du zèle déjà en cours.

Plusieurs enseignants et suppléants des écoles francophones de l’Ontario sont membres de l’AEFO, il faut donc s’attendre à ce que la plupart des écoles élémentaires et secondaires de langue française du Nord de l’Ontario soient fermées le 13 février.

Le président de l’AEFO, Rémi Sabourin, affirme que les dernières négociations avec le gouvernement et les conseils scolaires n’ont rien donné et que les enseignants se battent pour leur condition de travail et le bienêtre des élèves, pas pour leur salaire.

«Les conseils scolaires et le gouvernement semblent déterminés à se braquer contre toute possibilité d’avancement dans les discussions. À titre d’exemple, les conseils scolaires maintiennent des retranchements aux conditions de travail des enseignantes et des enseignants. Pour sa part, le gouvernement continue à déclarer que les négociations ne portent que sur les salaires et les avantages sociaux. Nous lui avons pourtant expliqué maintes et maintes fois que les enseignantes et enseignants franco-ontariens, qui ont à cœur le succès de leurs élèves, lui demandent aussi de réévaluer certaines décisions comme l’augmentation de la taille des classes, l’obligation de suivre des cours en ligne, auxquelles vient s’ajouter le refus d’octroyer le même financement qu’en 2017 à l’enfance en difficulté et aux élèves ayant des besoins particuliers», écrit-il dans le communiqué.

Les conseils scolaires confirmeront dans les prochains jours lesquelles de leurs écoles seront fermées le 13 février.

Sudbury et Ontario

Les communautés minoritaires sont fragiles et si on ne tient pas compte de leur réalité dans toutes les décisions prises, elles peuvent plus facilement perdre des plumes. Le professeur de philosophie Denis Hurtubise en est arrivé à cette conclusion en analysant les inscriptions à l’Université Laurentienne entre 2000 et 2018.

Red Lake

L’enseignante de l’École catholique des Étoiles-du-Nord à Red Lake, Isabelle Racine, planifie un voyage mémorable de fin d’année pour ses élèves de 8e année.

Du 27 mai au 7 juin, les quatre adolescentes accompagnées par Mme Racine iront visiter pour la première fois de leur vie les villes de Montréal et d’Ottawa, à la découverte du patrimoine et de la culture francophone.

«Je crois que ce voyage aura un impact majeur sur mes élèves, prévoit Mme Racine. Durant onze jours, elles vont vivre dans un environnement bilingue et vont rapidement prendre conscience de l’importance de garder leur français, non seulement pour les opportunités d’emplois, mais aussi pour profiter pleinement de la culture francophone.»  

Ontario

Forcé de revoir sa formule l’an dernier, le financement provincial étant arrivé tardivement, le festival Quand ça nous chante (QCNC) subit un autre revers pour 2020.

La 17e édition, qui devait avoir lieu en février à l’École secondaire catholique Algonquin de North Bay, est tout simplement annulée, un «dommage collatéral» des moyens de pression des enseignants.

Sault-Ste-Marie

Un nouvel édifice d’enseignement supérieur contrôlé et administré entièrement par des professeurs et administrateurs anichinabés ouvrira bientôt ses portes à Sault-Sainte-Marie.

Situé sur les rives de la rivière Sainte-Marie, en face de l’édifice Shingwauk Hall de l’université Algoma, le Centre de découverte Anishinabek (CDA) est presque terminé. Sa construction, qui a débuté en 2017, a été financée à la hauteur de 13,5 millions $ par le Gouvernement du Canada, via le Fonds d’investissement stratégique pour les établissements postsecondaires et l’organisme FedNor. 

North Bay

Une conséquence directe des moyens de pression des enseignants.

Le Conseil scolaire catholique Franco-Nord, en concertation avec les autres conseils scolaire francophones de la province, a pris la décision d’annuler le festival Quand ça nous chante, qui devait avoir lieu à l’École secondaire catholique Algonquin du 13 au 17 février.

Nord-Est ontarien

Le CSCDGR, le CSCNO et le CSPGNO touché par la grève tournante de la FEÉSO.

Trois conseils scolaires francophones du Nord de l’Ontario seront largement affectés par la prochaine journée de grève rotative de la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEÉSO), le mercredi 15 janvier.

River Valley

L’École élémentaire Christ-Roi de River Valley est maintenant propriétaire d’une tour de communication qui lui permet, enfin, d’avoir un accès fiable à internet haute vitesse. Dans l’avenir, c’est toute la communauté qui pourrait finir par en profiter.

La représentante des élèves, l’élève de 8e année Linden Fisher, croit que leur expérience d’apprentissage sera grandement améliorée. «On va pouvoir faire nos recherches bien plus facilement. [Avant], ça prenait des heures. Des fois, on commençait des projets et on ne pouvait pas les finir à temps à cause d’internet.»

Christ-Roi est l’une des dernières écoles du Conseil scolaire catholique Franco-Nord (CSCFN) qui n’avait pas un accès internet adéquat. La communauté de River Valley dans son ensemble est en fait mal desservie, comme l’illustre le directeur informatique du conseil, Daniel Gagné :

Blind River

Deux jeunes de Blind River sont monté sur scène pour partager une initiative de l’école pour la santé mentale.

Benjamin Dennie et Ariana Iturregui de l’École catholique Jeunesse-Nord étaient parmi les milliers de jeunes de partout au Canada qui ont participé au grand rassemblement de la Journée UNIS à Ottawa le 10 décembre. Ils ont par contre eu une expérience bien différente : ils sont montés sur scène afin de parler d’une salle spéciale qui a été créée à l’école.

Greenstone — Longlac

Pour former la relève et encourager les jeunes à s’intéresser à la politique, la municipalité nord-ontarienne de Greenstone invite chaque année deux élèves-conseillers à se joindre aux réunions du conseil municipal.

Depuis 2015, cette initiative a permis à trois élèves francophones et trois élèves anglophones de s’initier à la politique municipale en plus de jouer le rôle d’ambassadeurs dans leurs écoles respectives.

Temiskaming Shores

Un, deux, trois, allons au bois!

Une éducatrice à la retraite de New Liskeard, Pauline Beaubien-Dumont, a récemment publié son premier livre pour enfants intitulé Un, deux, trois, allons au bois! Le récit de cette nouvelle écrivaine franco-ontarienne a été dévoilé la semaine dernière en collaboration avec l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) du Témiskaming.

Elliot Lake

2019 marque le 50e anniversaire de l’École élémentaire catholique Georges Vanier d’Elliot Lake.

L’école a lancé les festivités le 15 novembre avec le vernissage de la Galerie d’OR, une exposition d’œuvres d’art créées par tous les élèves de l’école sous la direction de Julie Merk, enseignante à la retraite. Une centaine de parents et amis, dont la députée fédérale Carole Hughes, sont venus admirer le travail des élèves.

Sudbury

Avec la perte de plus du 4/5 des cotisations, le journal francophone étudiant de l’Université Laurentienne, L’Orignal déchainé, est une des victimes de la modification du financement des services étudiants imposée par le gouvernement conservateur ontarien. Cependant, il est moins affecté que les autres médias du campus.

Sudbury

Le centre de services aux étudiants du campus du Collège Boréal à Sudbury porte maintenant le nom de Centre Pierre Riopel - Le Phare.

Le dévoilement de cette dénomination en l’honneur de l’ancien président — de 2013 à 2016 — a eu lieu le 13 novembre.

Comme pour les autres anciens présidents et l’ancienne présidente, la salle à nommer en son honneur a été choisie en fonction de sa philosophie et de l’empreinte qu’il a laissée dans l’institution. Tout au long de sa carrière dans les écoles francophones, au Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario et à Boréal, M. Riopel a toujours pensé d’abord et avant tout à ceux qui reçoivent l’enseignement.

Hanmer

La fin des années 1960 a été prolifique en création d’écoles secondaires pour les Franco-Ontariens et l’École secondaire Hanmer fait partie de cette vague.

Le personnel de l’école prépare depuis un an et demi les célébrations pour le 50e anniversaire de cette école qui a ouvert ses portes en septembre 1970.

Nord de l'Ontario

Nous avons eu beaucoup de belles créations!

Nous avons demandé au début du mois à tous nos grands et petits amis de colorier un dessin d’Halloween que nous leur avons fourni. Nous avons eu beaucoup de belles créations. 

Malheureusement, les pages du journal ne pouvaient pas tous les contenir. Heureusement, notre site web oui!

Passez à travers la galerie pour voir tous les dessins coloriés que nous avons reçus. Merci à tous ceux qui ont participé. 

Et on vous prévient tout de suite… Noël s’en vient. On aura surement encore besoin de vos talents!

Sudbury-Moncton

Les livres pour enfant qui parlent des émotions abondent, mais il leur manque souvent une composante pour aider l’enfant à transposer cet apprentissage à la vie quotidienne.

Une équipe de chercheuses et chercheur, dont Mélanie Perron de l’Université Laurentienne, a lancé un livre basé sur la recherche scientifique dans le domaine le 18 octobre à Sudbury.

Mattice Val-Côté

De retour avec un baccalauréat en travail social en main dans la communauté où elle a grandi, Andréane Blais veut offrir aux jeunes filles ce qu’elle n’a pas eu dans sa jeunesse : des activités artistiques et des occasions de discussions positives entre filles. Elle offrira une première série d’ateliers d’épanouissement personnel à Mattice Val-Côté à la fin octobre.

«Le but de mon programme, c’est de promouvoir la beauté naturelle et respecter les différences. Je touche à beaucoup de choses, mais c’est mon but primordial», explique la diplômée de l’Université Laurentienne. Ses sujets de prédilection sont l’estime et l’acceptation de soi, l’image corporelle, la gestion des émotions et le leadeurship. 



Grand Sudbury

Jean-Marc Aubin a remporté le Prix de la francophonie 2019 remis chaque année par l’ACFO du grand Sudbury lors du Banquet des Franco-Ontariens le 25 septembre. À presque 80 ans, l’homme originaire de Mattawa a passé de nombreuses années à défendre l’éducation de langue française dans la région de Sudbury.

Pendant son discours de remerciement, M. Aubin a rappelé que les droits des francophones sont fragiles et qu’il faut rester vigilant pour les conserver. C’est d’ailleurs l’une des raisons pourquoi il s’y consacre depuis si longtemps. «Ce que je souhaite dire aux gens aujourd’hui, c’est d’avoir autant de courage que nos parents ont eu contre des difficultés hors de l’ordinaire.»