Benjamin Dennie et Ariana Iturregui avant de monter sur scène.
Benjamin Dennie et Ariana Iturregui avant de monter sur scène.

Jeunesse-Nord en vedette à Ottawa

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Deux jeunes de Blind River sont monté sur scène pour partager une initiative de l’école pour la santé mentale.

Benjamin Dennie et Ariana Iturregui de l’École catholique Jeunesse-Nord étaient parmi les milliers de jeunes de partout au Canada qui ont participé au grand rassemblement de la Journée UNIS à Ottawa le 10 décembre. Ils ont par contre eu une expérience bien différente : ils sont montés sur scène afin de parler d’une salle spéciale qui a été créée à l’école.

Les deux élèves rapportent qu’ils ont fait la seule présentation entièrement en français de toute la conférence. «C’était une si grande opportunité pour moi et Ariana qu’on a vraiment pratiqué notre script et on a fait certain qu’on était préparé», dévoile l’élève de 10e année, Benjamin Dennie.

Ils y ont été invités afin de parler de la «salle de sérénité», qui a été installée à l’école il y a deux ans. «Une petite salle près de l’entrée pour avoir un lieu sécuritaire pour les personnes qui passent un moment difficile. La Journée UNIS a vraiment aimé notre initiative, donc ils nous ont demandé de la présenter cette année», rapporte Ariana Iturregui, qui est en 12e année.

Cette salle est un environnement calme qui vise à apaiser les esprits. Il y a de gros sac de fèves, des couvertures, des livres à colorier et de l’information sur des ressources dans la communauté.

La salle est née d’un besoin : «On a vu qu’il y avait beaucoup de personnes qui avaient des crises d’anxiété et qui s’embarrait soit dans les salles de toilettes ou étaient dans un local avec des fenêtres où tout le monde pouvaient les voir», raconte Ariana.

Benjamin Dennie (gauche) et Ariana Iturregui (droite) sur la scène de la Journée UNIS à Ottawa.

L’enseignante Renée Stutt confirme que la salle a eu beaucoup d’effets positifs en plus de permettre au personnel de gérer plus facilement les situations de crises et assurer la sécurité des élèves. «[La salle] a beaucoup ouvert la conversation entre professeurs sur comment on parle de la santé mentale avec nos élèves, comment on les encourage à s’outiller eux-mêmes, qu’ils s’auto-gèrent et qu’ils prennent ça en main pour que lorsqu’ils sont à l’université, au collège ou sur le marché du travail, ils ont ces outils-là.»

Autres inspirations

Les deux élèves sont très engagés au sein de leur école. Benjamin participe surtout au parlement des élèves et à la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) pour y apprendre des habiletés qu’il espère l’aideront dans le monde des adultes. 

Ariana participe au groupe Jeunesse Action de l’école qui fait plusieurs collectes de fonds pour différentes causes à Blind River et ailleurs dans la région. «Quand Jeunesse Action a été créé, j’étais en 9e année et on était 6 élèves. Maintenant, on est environ 25 dans le groupe. C’est quelque chose que j’adore faire, aider tout le monde.» Elle est convaincue que les qualités de leadeurship qu’elle y a acquises l’ont aidé dans son choix d’étudier en science infirmière. 

Benjamin et Ariana se sont concentrés sur leur présentation pendant leur séjour, mais 11 autres élèves de Jeunesse-Nord ont aussi fait le voyage. Deux d’entre eux veulent organiser une marche pour l’eau à Blind River au printemps. «Pour sensibiliser sur l’importance d’avoir de l’eau propre et accès à l’eau», dévoile Mme Stutt.

Elle ajoute qu’ils sont choyés, une petite école de 58 élèves, d’avoir été choisi parmi toutes les écoles du pays. «Ça a beaucoup valorisé nos élèves. Ça a donné la chance aussi aux autres petites écoles à la Journée UNIS de dire “nous autres aussi on pourrait faire une grande différence même si on est une petite communauté et une petite école”.»

La Journée UNIS à Ottawa a accueilli cette année 2000 élèves qui ont pu écouter des discours de personnalités de renommée mondiale — Tylar Shaw, Abeille Gélinas, Emilio Estevez, Elijah Wood X Jamie Fine et Margaret Trudeau faisaient partie des conférenciers — afin de s’inspirer les uns les autres pour une autre année de changements positifs.