Environ 10 % d’élèves francophones à la maison

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
La répartition n'est pas égale parmi les conseils scolaires.

Le gouvernement ontarien a donné le choix aux parents. Les enfants peuvent retourner à l’école — avec des règles de distanciation et de santé renforcées — ou poursuivre l’éducation à la maison. Combien ont décidé de rester à la maison dans le Nord?

Le Conseil scolaire catholique Nouvelon confirme que pour le moment, 500 élèves avaient choisi l’éducation virtuelle en date du 27 aout. Ce nombre représente 7,5 % de leurs inscriptions, soit environ 6600 élèves.

Le 31 aout, le Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario comptait 240 élèves de l’élémentaire qui désiraient profiter de l’éducation virtuelle et 78 au secondaire. En utilisant les estimations d’inscription du ministère de l’Éducation pour le CSPGNO (publiées au printemps), on peut calculer que ceci représente environ 12,2 % de leurs élèves.

Ce pourcentage est plus élevé du côté du Conseil scolaire catholique Franco-Nord. Selon une lettre envoyée aux parents le 26 aout, 11 % de leurs élèves resteront à la maison pour leur apprentissage cette année. Encore en utilisant les estimations d’effectif du ministère, ceci représente environ 296.

Contrairement à l’école à la maison traditionnelle, où les enfants éduqués par leurs parents sont considérés hors système, cette nouvelle cohorte fait partie des effectifs des conseils scolaires, puisque les élèves y sont inscrits et utilisent les ressources en ligne fournies par le conseil.

Les parents qui font ce choix cette année auront donc accès à plus de ressources pour les guider et guider les enfants. Les conseils scolaires ont par contre du travail à faire, surtout du côté élémentaire où les cours en ligne ne sont pas aussi répandus qu’au secondaire.

À titre de comparaison, un article de Radio-Canada publié le 21 aout indique que le Conseil des Aurores boréales dans le Nord-Ouest avait 5 % de ses inscriptions en éducation virtuelle. Au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, c’est 13 %.