Deuxième couperet laurentien aujourd’hui : la convention collective

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur

Les membres de l’Association des professeures et professeurs de l’Université Laurentienne (APPUL) ont voté mardi soir sur la nouvelle entente collective avec l’institution. Le résultat officiel sera connu en avant-midi, mais des professeurs ont dit au Voyageur que le vote se faisait sous la menace «de l’arme nucléaire», ou comme s’ils avaient «un fusil sur la tempe».

L’arme en question est la même menace que le recteur, Robert Haché, a brandie lors d’une réunion du sénat du 16 mars, soit que le refus entrainerait tout simplement la fermeture de l’institution.

Sous le couvert de l’anonymat, un des professeurs indique que la nouvelle convention collective a été imposée. Elle comprendrait une diminution de salaire, une augmentation du nombre de crédits à enseigner, une augmentation des charges afférentes, une plus grande précarité d’emploi, l’augmentation du pouvoir discrétionnaire de l’administration de l’université, des congés sans solde obligatoires et une diminution du régime de retraite.

L’un des intervenants avance que «les banques (les créditeurs) ont imposé un retour en arrière d'une trentaine d'années».

Le syndicat des professeurs est sans convention collective depuis le 30 juin 2020. Les négociations avançaient à pas de tortue jusqu’à ce que l’université se place sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) le 1er février. Celle-ci accusait les professeurs de ne pas vouloir négocier tandis que le syndicat disait que l’université ne partageait pas assez d’information. 

Le résultat du vote sera dévoilé à 10 h pendant une conférence de presse commune de l’APPUL et de l’Union des associations des professeurs des universités de l’Ontario (OCUFA).