Défi financier de taille pour l’Université Laurentienne

À la recherche de 15 millions $ pour l’an prochain

L’Université Laurentienne fait face à un manque à gagner de 15 millions $ pour son prochain exercice financier, soit pour l’année scolaire 2020-2021. La pandémie de la COVID-19 a exacerbé une situation déjà compliquée pour l’université.

Avant la pause forcée de la société, l’institution anticipait déjà un manque à gagner de 9 millions $ pour la prochaine année.

Pour l’année se terminant le 30 avril, elle avait un déficit de 1 million $. En raison des imprévues, ce chiffre pourrait grimper à 6 millions $.

«La pandémie a créé une crise supplémentaire urgente pour la Laurentienne», a dit la vice-rectrice à l’administration, Mme Lorella Hayes. «Notre université a connu des difficultés financières ces dernières années, mais nous avons mis en œuvre notre plan de viabilité et constatons d’importants résultats positifs.»

Pour éviter le pire, l’université a mis en place des mesures pour limiter l’augmentation de ses dépenses. Les mesures incluent la suspension de nouvelles embauches, le report de remplacement de poste ou l’élimination de postes vacants, la réduction des contrats de travail temporaire et à temps partiel et la suspension de toutes dépenses de fonctionnement non essentielles.

L’Université Laurentienne est à la recherche de solutions innovatrices et consulte ses professeurs et des intervenants de la communauté pour tenter de trouver les solutions idéales.

L’établissement postsecondaire dit faire de l’expérience et de la réussite des étudiants sa priorité. Elle rappelle également qu’elle a été la première université au Canada à suspendre ses activités sur campus aux premiers signes d’infection.