Les étudiants.es en massothérapie au Collège Boréal ont pratiqué leur art avec les employés du journal <em>Le Voyageur</em> et de la radio Le Loup FM. Sur la photo, Véronique Champoux profite des talents d’Alexina Giguère.
Les étudiants.es en massothérapie au Collège Boréal ont pratiqué leur art avec les employés du journal <em>Le Voyageur</em> et de la radio Le Loup FM. Sur la photo, Véronique Champoux profite des talents d’Alexina Giguère.

Combattre les stéréotypes

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur
Semaine de sensibilisation aux bienfaits de la massothérapie

La massothérapie a encore du chemin à faire pour se débarrasser des stéréotypes et de croyances dépassés. Le professeur en massothérapie du Collège Boréal, Yves Charette, s’est justement fixé cet objectif dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux bienfaits de la massothérapie, qui se déroule du 24 au 30 octobre.

Ce qu’il faut retenir, c’est que la massothérapie ne sert pas seulement à la relaxation; c’est aussi et surtout une thérapie de remise en forme et d’allègement de problèmes physiologiques. «Savais-tu qu’un massothérapeute devrait faire une évaluation musculosquelettique avant ton traitement», lance-t-il d’entrée de jeu.

Il ne faut pas voir le massage comme un luxe, encore moins comme un acte aux connotations sexuelles : un message tout habillé est tout aussi efficace.

«L'éducation et les compétences des massothérapeutes vont plus loin que ce que le monde pense», souligne Yves Charette. Selon les muscles et les articulations traités, la massothérapie peut améliorer la mobilité des articulations, alléger la douleur des hernies discales, des tendinites ou du syndrome du tunnel carpien, elle peut soulager les personnes qui suivent des traitements contre le cancer, etc. 

Les étudiantes et les étudiants sont également entrainés à détecter des problèmes de santé qui demandent une attention médicale. Yves Charette encourage donc les gens à voir la massothérapie comme un traitement et non pas seulement comme un moment de relaxation. Il aimerait d’ailleurs que les clients comprennent que les massothérapeutes travaillent selon un traitement, et non pas en fonction du temps d’un massage. Travailler un muscle trop longtemps n’est pas plus bénéfique que de ne pas le faire assez longtemps.

Avenues

Deux étudiantes en troisième année du programme ont découvert pendant leurs études l’éventail des avenues professionnelles auxquelles elles avaient maintenant accès. 

Megan Hicks et Amanda McAnsh se sont intéressées à la massothérapie pour permettre aux gens de relaxer. Maintenant en troisième année, elles comprennent que les techniques qu’elles ont apprises pouvaient servir à bien plus. «Même mentalement, ça peut changer une personne», indique Megan Hicks.

Amanda McAncsh aimerait se spécialiser en massage pour femmes enceintes. Le métier de sagefemme l’intéressait, mais pas la responsabilité rattachée, alors elle a trouvé un service de remplacement. «Ça me donne le bond que je cherche avec la mère et le bébé et je peux aussi lui montrer à masser son bébé.» Les massages en oncologie et en gériatrie l’interpellent également.

Megan Hicks s’intéresse de plus en plus à l’aspect sportif de la massothérapie, qui peut aider à  la relaxation, la régénération et à la remise en forme des muscles des athlètes.

COVID-19

La COVID-19 n’a pas stoppé la formation, mais elle a retardé la formation pratique des étudiants.es. Alors que les massages sur des clients commencent habituellement dès la 2e année, cette cohorte a dû attendre la troisième année pour commencer. «C’est bien que tout soit pratique cette année, c’est juste un peu difficile de nous rattraper», explique Amanda McAncsh. 

La clinique de massothérapie du Collège Boréal est bel et bien en activité. Elle permet aux gens d’obtenir un massage à prix modique (25 $) et aux étudiants et étudiantes de se pratiquer. La clinique est ouverte le mardi de 16 h à 19 h et le jeudi de 14 h à 16 h. Il faut appeler au  705-521-6021 pour obtenir un rendez-vous.