33 % d’inscriptions en moins au premier cycle 

Julien Cayouette
Julien Cayouette
Le Voyageur

L’Université Laurentienne a reçu 33,12 % moins d’inscriptions cette année qu’en septembre 2020. Les données publiées aujourd’hui par le Centre de demande d’admission aux universités de l’Ontario indiquent que l’établissement a 609 nouvelles inscriptions de première année provenant des écoles secondaires de l’Ontario, comparativement à 904 en 2020. Une diminution de 32,6 %.

Les inscriptions qui ne proviennent pas de finissant du secondaire sont au nombre de 415, comparativement à 627 en 2020. Une diminution de 33,8 %. 

Au total donc, l’Université Laurentienne a 1024 nouveaux étudiants cette année, alors qu’elle en avait eu 1531 pour la première rentrée sous la pandémie.

Cette diminution est proche de la diminution de 30 % que l’administration avait dit anticiper.

Lors des coupures de programmes, l’établissement avait affirmé que seulement 10 % de ses étudiants étaient affectés par les programmes qui allaient disparaitre. Il faut cependant noter que seules les inscriptions à l’Université de Hearst — qui est maintenant indépendante — sont séparées dans le tableau. Les chiffres de 2020 incluent aussi vraisemblablement les inscriptions aux trois anciennes universités fédérées de la Laurentienne, comme l’Université de Sudbury. 

Les demandes n’avaient pas autant chuté selon les chiffres de février, où 4992 étudiants du secondaire avaient envoyé une demande d’admission, 2,8 % de moins qu’en 2020. La Laurentienne était le premier choix de 1021 d’entre eux, un ratio comparable à l’année précédente.

Difficile de mesurer l’effet sur les programmes

Le Centre offre aussi les données par programmes, sans distinction entre les universités. Plusieurs champs d’études ont moins d’inscriptions cette année, mais les diminutions les plus marquées concernent certains champs inclus dans les coupures de la Laurentienne.

Ainsi, les programmes de langues et de linguistiques ont vu une diminution de 16,3 % de leurs inscriptions cette année, 3 % pour les sciences humaines, 1,1 % pour les mathématiques, 11,5 % pour la musique et 25,6 % pour les ressources naturelles et la conservation.

Les programmes qui ont connu la plus grande augmentation sont en santé avec 15,1 % pour les sciences infirmières, et 18,7 % pour les professionnelles de la santé.

Il est impossible de mesurer l’impact des changements à l’Université Laurentienne dans ces chiffres. De plus, ces chiffres suivent les tendances d’inscriptions remarquées depuis quelques années.