Vol de données chez Desjardins : La gestion des conséquences est lourde

De 40 à 50 heures en trois semaines pour s’inscrire, surveiller et contrer…

Christian Howald estime avoir passé de 40 à 50 heures en trois semaines pour contrer des fraudes faites avec son identité. Il y a eu pour le moment neuf tentatives et certaines ont réussi. Son expérience avec Equifax et TransUnion est loin d’être positive, le meilleur appui est plutôt venu de Desjardins.

Son calvaire commence en décembre, lorsqu’il reçoit un appel de Desjardins : «Il y a quelqu’un à Burlington qui essaie d’appliquer pour une carte de crédit avec Best Buy, c’est-tu toi?», raconte M. Howald.

On lui recommande de s’inscrire auprès d’Equifax et de TransUnion, ce qu’il n’avait pas eu le temps de faire depuis qu’il avait eu la lettre l’été dernier. Il le fait, en ligne, la première semaine de janvier. Même si son expérience avec les deux compagnies de surveillance n’est pas entièrement positive, «je veux que les gens sachent comment c’est important».

La liste s’allonge

Dès qu’il est parvenu à s’inscrire chez Equifax, il a pu immédiatement constater qu’il y avait quatre alertes à son nom et quatre autres chez TransUnion. 

Il a aussi reçu un appel d’une ancienne voisine — d’il y a 10 ans — qui avait ramassé du courrier à son nom : une carte de crédit de Home Depot et une demande de confirmation de redirection du courrier de Postes Canada. Il n’a pas rencontré de problème pour faire annuler ces deux tentatives et celle de la carte de crédit Best Buy. Poste Canada a aussi renforcé la protection de son identité.

Par contre, d’autres entreprises sont beaucoup moins indulgentes, comme Telus, où un compte téléphonique a été ouvert avec son nom. «Je téléphone à Telus et je leur dis que ce n’est pas moi [et qu’il faut annuler le compte]. Ils me demandent si j’ai le PIN [du nouveau compte]. Ben non, je te dis que ça été créé frauduleusement à mon nom, pouvez-vous m’aider? “Ben non, vous n’avez pas le PIN. Je ne peux pas vous aider, c’est une accusation grave que vous faites-là”». À ce jour, ce compte Telus est encore ouvert, mais des démarches pour l’annuler sont en cours.

Communications difficiles

Premier constat de M. Howald : même si Equifax offre les services en français, la qualité de la langue des agents est parfois si mauvaise que personne ne se comprend. «Chaque fois qu’on demandait de parler à un superviseur, [ils nous disaient] qu’il y avait des problèmes techniques.» Éventuellement, il a pu parler à une dame dont le français était plus prêt du sien. 

«Je ne comprenais pas toujours l’importance de se faire servir dans sa langue, mais, stressé comme ça, c’était vraiment [important]. Quelqu’un me parlait en anglais et je ne comprenais pas.»

Ce que M. Howald a appris avec les agences de surveillance du crédit, c’est qu’elles ne bloquent pas automatiquement les demandes. «Elles ne font que t’avertir quand ils donnent du crédit à quelqu’un d’autre», ironise-t-il. Mais c’est déjà un bon point de départ selon lui et de la protection supplémentaire peut être obtenue.

De plus, les deux entreprises de surveillance n’ont pas les mêmes informations. M. Howald ne s’explique toujours pas pourquoi TransUnion a l’historique de crédit de son épouse, mais pas Equifax, qui refusait de l’inscrire pour cette raison.

Assumer ses responsabilités

À travers toutes ces péripéties, M. Howald confie que c’est Desjardins qui lui a fourni la meilleure aide par le biais du nouveau département Protection Desjardins. «Il y a un employé qui m’a téléphoné pour vraiment préparer le dossier et c’est eux, avec moi, qui ont téléphoné à Equifax pour être certain que tout était en ligne.»

À travers Protection Desjardins, lancée en juillet 2018 dans la foulée du vol de données, la coopérative financière offre des services qui vont plus loin que l’inscription à Equifax. Le conseiller en communication chez Desjardins, Jean-Benoit Turcotti, confirme que les mesures mises en place incluent une protection en cas d’actions non autorisées dans le compte d’un client et un accompagnement pour les démarches de restauration d’identité : «Vous allez avoir le soutien d’avocats et d’experts qui peuvent vous aider et vous guider pas à pas. Ils ne peuvent pas le faire pour vous, mais ils vont vous accompagner». Protection Desjardins offre même le soutien psychologique aux victimes de vol d’identité sous forme d’un appel avec un psychologue. 

Desjardins remboursera même certains frais encourus pendant un processus de restauration d’identité. «Il faut que vous vous absentiez du travail pour aller au poste de police faire une déclaration? Bien on pourrait vous rembourser la journée de travail manquée», donne en exemple M. Turcotti. 

Pour ce qui est de la surveillance du dossier de crédit, en plus d’Équifax, M. Turcotti signale que tout client qui a accès à la plateforme en ligne AccèsD peut voir sa cote de crédit chez TransUnion. 

Les clients de la Caisse Desjardins Ontario — la caisse née de la fusion de la Caisse Voyageurs est de plusieurs caisses de l’Est ontarien — sont touchés par le vol de données et ont droit à la même protection. 

Les clients de la Caisse Alliance, qui achète les services informatiques de Desjardins, profitent aussi de la protection. Par contre, la Caisse Alliance a souligné au Voyageur que «l’information fournie par la Sureté du Québec ne permettait pas [à Desjardins] de savoir si les membres de la Caisse Alliance étaient touchés». Dans le doute, ils ont préféré fournir la protection.

Sault-Ste-Marie

Une belle initiative ralentie par la COVID-19.

Fondée par la conseillère municipale Lisa Vézeau-Allen en 2019, l’épicerie Grocer 4 Good répond aux besoins d’une main-d’œuvre souvent oubliée : les personnes qui souffrent de troubles du spectre autistique, d’autres handicaps intellectuels ou qui ont été chroniquement sous-employées en raison d’obstacles. Rencontre avec Ryan Alexander, gérant et coordinateur de programme de l’épicerie Grocer 4 Good de Sault-Ste-Marie.

Nord ontarien

Comment former en éloignement social?

Le processus d’embauche de personnel et de nouveaux travailleurs pourrait devenir une tâche de plus en plus complexe pour certaines entreprises au pays en raison des mesures qui ont été prises pour tenter d’arrêter la propagation du coronavirus. Les procédures de quarantaine appliquées à grande échelle ont forcé plusieurs employeurs à trouver d’autres moyens pour combler leurs postes vacants ou tout simplement se débrouiller avec les ressources qu’ils ont en place.

Nord de l’Ontario

En plus des écoles, la plupart des activités publiques sont annulées.

Les citoyens de l’Ontario se sont mobilisés rapidement la semaine dernière dès les premiers signes de multiplication du nombre de cas de la COVID-19, ce qui a coïncidé aussi avec l’arrivée de la maladie dans le Nord de l’Ontario. La province et plusieurs institutions ont mis des mesures de l’avant pour freiner la propagation. Ainsi, plusieurs établissements seront fermés et presque tous les évènements publics sont annulés ou reportés.

Sudbury a eu la confirmation de son premier cas de la COVID-19 le mardi 10 mars en fin de soirée, mais l’homme s’était présenté à l’urgence d’Horizon Santé Nord le 7 mars. La personne atteinte avait visité la conférence minière PDAC 2020 à Toronto la semaine précédente. Une série de réponses pour contrer la propagation du virus a rapidement suivi et se poursuit.

Grand Sudbury

Plusieurs services fermés

La Ville du Grand Sudbury continue de mettre en place des mesures plus sévères pour réduire les changes de propagation de la COVID-19. Les autorités ont présenté une nouvelle séries de mesures en direct sur Facebook lundi après-midi. Les services municipaux suivants seront fermés au moins jusqu’au 5 avril :

  • Les bibliothèques municipales — l’accès en ligne aux livres continue
  • Les Centres de service aux citoyens, sauf le bureau principal au 2e étage de la place Tom Davies
  • Les camps de la semaine de relâche
  • Les musées
  • Les parcs
  • Les arénas — les évènements à l’aréna communautaire sont annulés
  • Les piscines
  • Les centres de ski
  • Les centres communautaires
  • Les centres d’entrainement
  • Les centres pour les jeunes
  • La Cour des infractions provinciales est suspendue
  • Le Manoir des pionniers est fermé aux visiteurs

Les cours et les locations de salle seront remboursés. Pour connaitre la procédure, il faut contacter la Ville au 311 ou 311@grandsudbury.ca.

Ce qui continue :

  • Le transport en commun GOVA roulera et des mesures de nettoyage supplémentaires ont été mises en place
  • La collecte des déchets et du recyclage se poursuit normalement
  • Les dépotoirs sont ouverts
  • Les centres d’urgence pour sans-abris
  • La plupart des services offerts à la place Tom Davies

Pour tous les détails (anglais seulement au moment de mettre en ligne) : https://www.greatersudbury.ca/city-hall/news-and-public-notices/2020/covid-19-update-from-the-city-of-greater-sudbury-monday-march-16-2020/

Ontario

Les grands moyens pour contrer le COVID-19.

Le gouvernement de l’Ontario vient tout juste de demander aux conseils scolaires de fermer toutes les écoles élémentaires et secondaires financées par le gouvernement de l’Ontario du 14 mars au 15 avril inclusivement dans l’objectif de réduire les risques de propagation de la COVID-19.

North Bay

L'édifice qui servait d'entrepôt devra être démoli.

La Société St-Vincent de Paul de North Bay est à la recherche d’un nouveau local. L’organisme de bienfaisance, qui était situé dans un édifice sur la 5e avenue pendant de nombreuses années, a dû fermer ses portes de façon temporaire au mois de novembre en raison de graves problèmes structurels du bâtiment qui lui était prêté sans frais par la Paroisse St-Vincent de Paul.

Ce regroupement bénévole qui, jusqu’à tout récemment, recueillait et distribuait de la nourriture fraiche et en conserve aux personnes moins fortunées, ne peut présentement pas accepter de dons.

Kapuskasing-Timmins

Des montants pour la Société d’aide au développement des collectivités de North Claybelt et DJB Mining Products & Services.

FedNor investit 3,6 millions $ de FedNor pour stimuler l’économie, la création d’emploi et l’entrepreneuriat chez les jeunes de la région par l’entremise de deux projets de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) de North Claybelt. La ministre fédérale du Travail, Filomena Tassi, était de passage à Kapuskasing le mardi 3 mars pour en faire l’annonce au nom de sa collègue du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly.

Timmins

Avez-vous déjà vos billets pour cet évènement à Timmins ce weekend?

Juste à temps pour la Journée internationale des femmes, le Centre de développement de Timmins et le Club Richelieu Les Perles du Nord tiendront un évènement francophone, par et pour les femmes, le samedi 7 mars au Cedar Meadows Resort & Spa. Une journée chargée en activités, dont l’un des objectifs sera de souligner l’importance des femmes dans les postes de direction et en entrepreneuriat.  

Grand Sudbury

Présentation de la vidéo Au Canada, il y a de la place pour tout le monde

Manque d’information. S’il y a un seul message à retenir de la vidéo Au Canada, il y a de la place pour tout le monde, c’est celui-là. Cette vidéo, projetée en première au Centre de santé communautaire (CSCGS) le 22 février, présente le témoignage de quatre immigrants et d’une femme qui en a accueilli plusieurs dans la région.

Nord-Est Ontario

Plusieurs solutions ont été soulevées à la conférence Viens au Nord à Temiskaming Shores.

La pénurie de main-d’œuvre qui ne semble pas s’arranger et la hausse prévue des départs à la retraite dans les prochaines années font craindre le pire aux responsables d’entreprises du Nord-Est ontarien. Heureusement, plusieurs solutions ont été soulevées à la conférence Viens au Nord à Temiskaming Shores, dont l’idée d’accueillir 100 000 nouveaux arrivants dans les prochaines années.

D’ici 2036, c’est près de 48 % de la population active qui sera à la retraite d’après Julie Joncas, de la Commission de formation du Nord-Est (CFNE). L’urgence se fait sentir et plus de 150 personnes se sont rassemblées du 11 au 13 février pour discuter des actions à prendre afin de mieux accueillir et retenir les nouveaux arrivants qui choisissent de s’installer dans le Nord.

Témiskaming ontarien

Deux entrepreneurs francophones serviront de mentors.

Nicole Guertin et Jocelyn Blais ont trouvé une niche fort intéressante lorsqu’ils ont commencé à s’intéresser au tourisme expérientiel. Ils partageront désormais le savoir acquis avec des entrepreneurs francophones du Témiskaming ontarien via des formations et ateliers financés par le gouvernement provincial.

Dubreuilville

Le nombre d’employés de la mine Alamos Gold près de Dubreuilville a doublé au cours des dix dernières années.

Cette vague de nouveaux arrivants s’avère problématique pour la petite municipalité et d’autres villages nord-ontariens, qui font face à une pénurie de logements accentuée par le nombre grandissant d’employés.  

Un recensement dévoile que 15 % des 312 maisons de Dubreuilville seraient inadéquates et auraient besoin de grandes rénovations pour être habitables. Le canton héberge une population d’environ 600 habitants, dont plus de 80 % ont le français comme langue maternelle.

Thunder Bay

Pour soutenir les travailleurs mis à pied par Bombardier à Thunder Bay, le gouvernement de l’Ontario a investi plus de 600 000 $ dans l’ouverture d’un «Centre dédié aux services de formation pour un réemploi rapide». Il est en service depuis le 29 novembre.

D’ici janvier 2020, plus de 450 travailleurs de Bombardier se retrouveront au chômage par manque de contrats à l’usine de Thunder Bay. Sans certitudes quant au moment où ils pourraient revenir au travail, plusieurs risquent de quitter la région.

«Des employeurs nous ont contactés, certains sont à la recherche de soudeurs ou de main d’œuvre en général. [Les travailleurs] ont donc l’option de rester ou de partir et c’est ce qu’on cherche à faire ici, à les aider à évaluer leurs options. Est-ce qu’ils sont ouverts à aller ailleurs au Canada, ailleurs en Ontario, où exactement ?» expose le chef de la section locale 1075 du syndicat Unifor, Dominic Pasqualino.