Une ouverture qui aurait pu tourner en catastrophe

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur
Une jeune épicerie de Lavigne a réussi à traverser la pandémie

Il y a six mois, lorsque le sol était toujours recouvert de neige, les frères Courchesne —Emmanuel, Guillaume et Jérôme — ont accueilli leurs premiers clients dans les anciens locaux du magasin Lavigne General, situé en plein cœur du village. Ouvert seulement quelques semaines avant le déclenchement de l’épidémie du coronavirus, l'épicerie Chez Courchesne a dû s’adapter rapidement à un nouveau mode de vie rempli d’incertitudes.

Des mesures de distanciation physique ont entre autres été instaurées pour protéger le personnel et le public. Le port du masque est devenu obligatoire et l’utilisation de désinfectant pour les mains était fortement encouragée.

Malgré les défis, le seul dépanneur de Lavigne a été en mesure de rester ouvert afin que les résidents puissent s’approvisionner en produits alimentaires sans avoir à faire une demi-heure de route pour faire leurs achats.

«La pandémie a certainement compliqué les choses quant à la chaine d'approvisionnement qui est sens dessus dessous depuis un certain temps. Mais ça nous pousse à être créatifs quant à l'offre et au service. La clientèle a été au rendez-vous et nous sommes émus de constater l'appui de notre communauté à cet égard», témoigne le gérant, Guillaume Courchesne.

«Les affaires vont très bien malgré cette pandémie que personne ne pouvait prévoir. Nous sommes au service de notre collectivité et nous travaillons fort pour faire en sorte que les gens puissent se fier à nous pour tous leurs besoins. Bien que nous soyons loin des grands centres, nous croyons que ce que nous offrons peut répondre aux besoins de nos clients. À ce jour, ils ont été fidèles au rendez-vous.»

Le magasin général compte également un restaurant de vente, un bureau de poste et une succursale de vente de boissons alcoolisées.