Un premier bilan du projet pilote en immigration pour le Nord

Éric Boutilier
Éric Boutilier
Le Voyageur

Le Programme pilote d’immigration dans les communautés rurales et du Nord semble ouvrir la voie à un avenir prometteur en immigration et en employabilité, mais plusieurs lacunes doivent être réglées. L’Institut des politiques du Nord (IPN) en arrive à ce constat dans un premier rapport sur l’état du Programme pour les cinq communautés ontariennes participantes.

Intitulé La Pointe de l’iceberg, le rapport du groupe de réflexion indépendant analyse certaines données en plein milieu du projet — au lieu d’attendre sa conclusion — afin que les intervenants puissent rectifier le tir.

L’IPN décrit le projet pilote comme étant un «pied dans la porte» pour une éventuelle croissance démographique dans le nord de la province. Les villes participantes — dont les villes ontariennes Thunder Bay, Sault-Ste-Marie, Sudbury, North Bay et Timmins — ont renforcé leurs capacités et leurs connaissances sur l’immigration.

Il semble toutefois y avoir eu un manque de communication entre le gouvernement fédéral et les dirigeants municipaux. Les rôles, les responsabilités et les engagements des villes n’ont pas été bien définis dès le départ. Conséquemment, elles ont dû apprendre les tenants et aboutissants du processus d’immigration fédéral de façon abrupte et rapide.

L’IPN précise qu’il y a eu une baisse de l’engagement au fur et à mesure que le projet pilote a progressé en raison d’un manque de soutien continu auprès des employeurs et des organismes communautaires. La pandémie a également eu une influence sur la participation du public.

Quatre recommandations sont proposées : une boite à outils standard pour les municipalités, des ressources pour aider avec l’engagement des employeurs, les organismes communautaires et le grand public, d’autres moyens pour les efforts d’accueil et une définition claire des rôles et des attentes avec les partenaires, gouvernementaux ou autres.

Le rapport a été réalisé par Hilary Hagar, diplômée de l’Université de Guelph avec un B.A. en développement international et originaire de Hamilton.